DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La regrettée très honorable baronne Margaret Thatcher, L.G., O.M., C.P., F.R.S.
2 octobre 2025
Honorables sénateurs, le 13 octobre 1925, il y a près d’un siècle, Margaret Roberts voyait le jour à Grantham, en Angleterre. Bon nombre d’entre vous la connaissent sous son nom de femme mariée, Margaret Thatcher. Fille d’un épicier, elle a atteint les sommets du pouvoir politique de la Grande-Bretagne et du monde, devenant la première femme élue première ministre de Grande-Bretagne de 1979 à 1990, la meilleure personne à occuper ce poste depuis sir Winston Churchill.
Tout comme Churchill, elle avait une vision claire des choses, une foi inébranlable dans les principes qu’elle défendait, une détermination sans faille, une connaissance encyclopédique des faits et une maîtrise magistrale de la langue. Elle était phénoménale. Bref, c’était la dame de fer.
Dans sa biographie de Margaret Thatcher, Charles Moore décrit les premiers pas de cette dernière en politique comme candidate conservatrice à Dartford, dans le comté de Kent, alors un château fort travailliste. Voici ce que Moore a écrit sur ses échanges avec son adversaire travailliste : « [...] elle s’était lancée dans la bataille armée d’un véritable arsenal de faits. » Lors d’un débat de la campagne sur la récente dévaluation de la livre sterling, elle était allée droit au but en réclamant une nouvelle politique « faisant de la livre l’égale du dollar plutôt que sa carpette ».
Si on voulait résumer son idéologie politique, ce qui n’est pas forcément possible, on pourrait dire qu’elle croyait en l’importance de la responsabilité individuelle et de la liberté individuelle et qu’elle s’opposait farouchement au socialisme. La plupart de ses observations sur ces sujets demeurent d’actualité, dont sa plus célèbre : « Le problème avec le socialisme, c’est que l’argent des autres finit toujours par manquer. »
Elle détestait aussi le socialisme parce qu’il réduit la liberté et la responsabilité individuelles :
L’essence du socialisme —
disait-elle
... c’est de céder à l’État une grande partie du pouvoir que l’on a sur sa propre vie.
Le socialisme signifie que les impôts que vous payez augmentent toujours parce que les socialistes :
[...] pensent que les politiciens peuvent mieux dépenser l’argent que le peuple ne peut le faire. Mais plus on prélève d’argent —
soulignait-elle
... moins il y en a pour l’industrie privée, où se crée la richesse.
Elle soutenait ceci :
Les politiciens [...] devraient [...] être un peu plus modestes quant à leurs capacités. Nous ne pouvons pas tout gérer et nous ne devrions pas essayer de le faire.
Elle estimait que le socialisme, par sa nature même, exerce un contrôle central sur la vie des gens. Ils sont moins libres d’utiliser leurs talents et leurs capacités et de prendre leurs propres décisions, et le gouvernement a davantage de pouvoir sur eux.
Les mots étaient son superpouvoir. Mon ami le très honorable sir John Whittingdale, actuellement député conservateur au Royaume-Uni, a été secrétaire politique de la baronne Thatcher de 1988 à 1990. Il m’a dit qu’il lui attribuait le mérite d’avoir prolongé l’âge d’or du discours, qui a commencé dans les années 1880 et qui a duré un siècle.
Je vous invite à vous joindre à moi pour rendre hommage à la baronne Margaret Thatcher, une grande première ministre qui a défendu l’Occident et qui demeure un symbole d’espoir pour ceux qui cherchent à faire progresser la liberté individuelle et la liberté face à l’État.
Merci, chers collègues.