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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Commerce intérieur

Les droits de douane

24 février 2026


Monsieur le ministre, je vous remercie d’être parmi nous. Comme vous le savez, les droits de douane sectoriels ont des répercussions importantes sur les travailleurs des secteurs de l’automobile, de l’acier, de l’aluminium et du bois d’œuvre. Ces secteurs ont évidemment été durement touchés et le sont toujours. En Ontario, des usines du secteur de l’automobile ont interrompu leurs activités.

Ma plus grande question porte sur le contexte de notre engagement à l’égard de l’Accord Canada—États-Unis—Mexique, ou ACEUM. Je préfère éviter de parler de « renégociation » de l’accord, puisque ce n’est pas ce qui est censé se produire. Il s’agit plutôt d’un renouvellement de l’accord. Le gouvernement a-t-il pour priorité de chercher à éliminer ces droits de douane dès que possible, compte tenu des profondes répercussions qu’ils ont sur des travailleurs et des collectivités partout au pays?

L’honorable Dominic LeBlanc, c.p., député, président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada—États-Unis, des Affaires intergouvernementales, du Commerce intérieur et de l’Unité de l’économie canadienne [ + ]

Vous avez longtemps représenté des travailleurs du pays, sénateur. Vous avez mentionné certains secteurs de notre économie — l’acier, l’aluminium, l’automobile, le bois d’œuvre — qui sont névralgiques pour le PIB du Canada. Qu’ils soient dans un grand centre ou dans une petite localité, des milliers de travailleurs spécialisés — syndiqués pour la plupart — comptent sur ces secteurs d’activité pour gagner leur vie. Parmi ces secteurs, certains sont plus présents dans telle ou telle province. Le bois d’œuvre, par exemple, est essentiel à la survie des villes et des villages dans la province d’où je viens, mais aussi du pays. Notre priorité consiste à alléger ces droits de douane sectoriels. Vous l’avez d’ailleurs dit de manière éloquente, sénateur. Il ne s’agit pas d’une renégociation de l’Accord Canada—États-Unis—Mexique. Nous ne sommes pas revenus en 2016. Il s’agit d’un examen qui est prévu dans l’accord et qui doit avoir lieu six ans après l’entrée en vigueur de celui-ci. Ce qui nous mène en juillet de cette année.

Il ne s’agit pas d’une renégociation chapitre par chapitre. Nous espérons — parce que nous estimons que c’est dans l’intérêt économique des États-Unis, de leurs consommateurs et de leurs travailleurs — que cet examen nous permettra de faire baisser ces droits de douane, en collaboration avec nos amis mexicains, les regroupements d’affaires des États-Unis, les figures de proue du milieu des affaires étatsunien et les groupes représentant les travailleurs américains.

Assurément, monsieur le ministre, le gouvernement s’est montré déterminé à continuer de protéger ces secteurs. Ils sont essentiels à notre économie industrielle. La semaine dernière, on a annoncé une stratégie industrielle pour le pays. Comment allons-nous tirer parti de l’élargissement de nos exportations, de la création de nouveaux marchés intérieurs et du développement de la nouvelle stratégie industrielle militaire pour garantir que nous puissions réemployer les travailleurs dans les secteurs qui ont été dévastés par ces impacts?

M. LeBlanc [ + ]

Merci, sénateur, de souligner l’annonce faite la semaine dernière par le premier ministre et certains de mes collègues au sujet de la stratégie industrielle de défense, à un moment où les Canadiens souhaitent que le gouvernement du Canada augmente ses dépenses en matière de défense afin de respecter ses engagements envers l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, ou OTAN. Nous devons le faire de manière à ce que les travailleurs et les industries du Canada en profitent le plus possible.

Je crois que le premier ministre a dit que les priorités seraient de bâtir, d’établir des partenariats et d’acheter. Bâtissons ici, au Canada, l’équipement de haute qualité dont ont besoin les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes. Associons-nous à des pays aux vues similaires qui veulent bâtir cet équipement avec nous. Enfin, le troisième recours serait d’acheter si nous n’avons pas réussi à bâtir ou à nous associer. Voilà un exemple possible.

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