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La Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre

Projet de loi modificatif--Troisième lecture--Motion d'amendement--Débat

21 novembre 2023


Merci, Votre Honneur. Je vous avoue franchement ne plus me souvenir où j’en étais dans mon intervention avant que le débat ne soit interrompu.

Les changements bénéfiques se font habituellement de manière progressive. Si un changement total de paradigme est nécessaire pour lutter contre les changements climatiques, alors il faudrait investir massivement dans l’innovation et l’éducation du public afin que les gens comprennent que le changement de comportement doit aller au-delà des petits gestes.

Honorables sénateurs, j’ai dit plus tôt que les agriculteurs doivent s’appuyer sur une bonne dose d’optimisme et d’espoir. Moi aussi je fais preuve d’optimisme et d’espoir. Mon optimisme et mon espoir sont fondés sur le fait que je crois que, une fois bien informés au sujet du rôle de la tarification du carbone et des changements climatiques, les Canadiens adopteront le comportement nécessaire relativement à la tarification du carbone.

Pour y parvenir, ils auront besoin de certitude — une certitude provenant de la sécurité alimentaire, une certitude que la tarification du carbone est le reflet d’une norme juste et équitable, d’une norme qui tient également compte des contributions et des investissements des agriculteurs canadiens dans l’économie nationale en général alors qu’elle progresse vers un avenir carboneutre.

Sans amendement, le projet de loi C-234 aidera les agriculteurs à faire le pont entre les innovations actuelles et prévues et les hausses de la tarification du carbone à venir. Sans amendement, le projet de loi C-234 ne représente qu’une étape intermédiaire pour les agriculteurs. Il n’est pas une solution. Les solutions vont nécessiter des investissements dans l’innovation et l’éducation du public. À mon avis, ces solutions seraient mieux présentées par un organisme de tarification du carbone indépendant.

Honorables sénateurs, je songe aux paroles d’un homme d’État des Premières Nations, celles prononcées par le chef Mistawasis pendant les négociations entourant le Traité no 6 en août 1876 à Fort Carlton, à quelques kilomètres au nord de l’emplacement actuel de Saskatoon, en Saskatchewan.

Il nous a dit que nous devions garder à l’esprit nos enfants et les enfants de nos enfants, les enfants des générations futures, les enfants qui ne sont pas encore nés. Ce faisant, je dis aujourd’hui que l’adoption du projet de loi C-234 sans amendement est un investissement dans les besoins actuels du monde agricole canadien. Merci.

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