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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Nazar Hussain

11 mars 2026


Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd que je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à Nazar Hussain, un membre éminent de la communauté qui est mon cher ami depuis 30 ans.

Quand j’ai appris qu’il n’allait pas bien, je suis allée le voir. J’ai été bouleversée quand il m’a dit : « Mon passage sur Terre tire à sa fin, mais je l’accepte sereinement. » Je trouve cela extraordinairement courageux mais, après tout, le courage a caractérisé toute sa vie.

Nazar n’avait que 18 ans quand il s’est engagé dans l’armée pakistanaise, où il a servi son pays pendant près de 20 ans. Cependant, en 1977, il a immigré au Canada. Déménager dans un autre pays avec son épouse et ses enfants était une décision courageuse.

Homme aux origines modestes, Nazar a réussi à bâtir une entreprise de restauration florissante dans tout l’Ontario, de la région du Grand Toronto à Kingston. Il s’est activement impliqué dans de nombreuses organisations civiles, politiques et philanthropiques, tant au Canada qu’au Pakistan.

Honorables sénateurs, Nazar a reçu un diagnostic de cancer, et j’ai du mal à exprimer ma tristesse à la pensée de son décès imminent et de la perte d’un ami. Pourtant, malgré son état, son courage continue de briller. Il a demandé à tous ses amis de passer le voir, et il y a toujours plus de 50 personnes chez lui chaque jour, réunies pour rompre le jeûne, car c’est le mois du ramadan.

Lorsque mes enfants ont appris que le colonel Nazar, ou oncle Nazar, comme ils l’appellent, était malade, ils ont dit : « Nous devons aller le voir. » Ma fille, qui vit à Iqaluit, s’est assurée de venir à Toronto pour pouvoir, elle aussi, lui dire au revoir.

Quand j’ai vu les gens chez lui, je me suis dit : « C’est typique du colonel Nazar : il est toujours prêt à rassembler les gens, à ouvrir sa maison et à faire en sorte que tout le monde se sente le bienvenu. »

Aujourd’hui encore, il parvient à faire quelques blagues. Quand je lui ai parlé de cet hommage, il m’a dit : « Je ne sais pas si je serai encore en vie d’ici là. » Je l’ai assuré qu’il le serait.

Je prends donc la parole aujourd’hui, chers collègues, pour lui rendre hommage et lui faire savoir combien il est aimé, respecté et apprécié par ceux qui ont eu le privilège de le connaître et de le compter parmi leurs amis.

Le colonel Nazar laissera dans le deuil son épouse bien-aimée, Rehana, ses fils, Atif, Khurram et Taimur, ainsi que neuf petits-enfants, qui, je l’espère, grandiront en entendant parler de l’héritage qu’il leur a laissé : un héritage de courage, de persévérance et de générosité.

Merci.

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