PÉRIODE DES QUESTIONS — La sécurité publique
La Gendarmerie royale du Canada
22 octobre 2026
Monsieur le leader du gouvernement, lors d’une récente mission de l’Union interparlementaire à Arusha, en Tanzanie, les sénateurs ont une fois de plus été informés qu’ils n’avaient pas droit à la protection de la Gendarmerie royale du Canada, ou GRC, même s’ils voyageaient dans une région à haut risque.
Je sais que notre collègue, la sénatrice Ross, a soulevé cette question auprès de vous en juin dernier. À ce moment-là, vous avez dit au Sénat que vous vous renseigneriez et que le ministre responsable allait « [...] devoir avoir une bonne conversation avec les responsables de la GRC afin qu’ils comprennent les règles de la même façon que nous ».
Sénateur Moreau, cette conversation a-t-elle eu lieu? Si oui, pourquoi dit-on encore aux sénateurs que la protection de la GRC ne s’applique qu’aux députés de la Chambre des communes?
Bravo!
Je veille à concrétiser tous les engagements que je prends au Sénat, sans exception. La conversation a eu lieu. Je crois comprendre que la GRC, le gouvernement et la ministre elle-même ont une compréhension différente des règles.
Nous continuons d’y travailler. À mon avis, il serait sage que la GRC interprète différemment les règles en vigueur. Je pense que les membres de cette Chambre devraient avoir droit à la même protection que les membres de la Chambre des communes.
Cela dit, je porterai de nouveau votre question à l’attention du gouvernement, comme je l’ai fait pour la question de la sénatrice Ross.
Sénateur Moreau, cette situation mine la crédibilité des efforts de diplomatie parlementaire du Canada. Lors de notre voyage en Tanzanie, un collègue sénateur et moi avons été laissés à nous-mêmes après une visite sur le terrain, car le transport n’était offert qu’à ceux qui étaient accompagnés d’un député. Tout ce dont nous avions besoin, c’était d’être emmenés à l’hôtel ou au centre de conférence. Le gouvernement s’engagera-t-il à veiller à ce que les sénateurs reçoivent des services de sécurité adéquats lorsqu’ils sont à l’étranger, ou estime-t-il plutôt que nous ne valons pas la peine d’être protégés?
Je m’engage certainement à soulever de nouveau la question auprès du gouvernement. Je comprends parfaitement la situation que vous décrivez, qui est semblable à celle que la sénatrice Ross a portée à mon attention, et je pense qu’il faut y remédier.