DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Les étudiants de l'école de Kitigan Zibi et de l'École secondaire Immaculata
29 octobre 2024
Honorables sénateurs, la sénatrice LaBoucane-Benson et moi-même avons le grand plaisir d’accueillir les jeunes que vous voyez à la tribune aujourd’hui. Malheureusement, certains ont dû partir pour ne pas manquer l’autobus qui les ramène chez eux.
Ils viennent de la réserve anishinabeg de Kitigan Zibi, ma communauté, et de l’École secondaire Immaculata, ici, à Ottawa. Je suis très fier de ces jeunes. Même si, sur la carte, il n’est qu’à quelques heures de route, le Parlement et tous ses attributs peuvent sembler à l’autre bout du monde. Pour un enfant de Maniwaki, cela peut sembler une planète inconnue.
Avec cette visite aujourd’hui, j’espère que nos visiteurs constateront que le Parlement n’est pas un lieu si insolite. Fondamentalement, c’est un endroit où les gens doivent parler. Oui, il a un air d’élégance et d’étrangeté — les portes et les planchers, les escaliers et les fauteuils, c’est effectivement un cadre physique unique —, mais au-delà de sa splendeur, c’est aussi un lieu de travail comme un autre. Des gens se réunissent ici pour essayer de régler des problèmes. Nous abordons les problèmes comme tous les élèves abordent leurs projets scolaires ou leurs objectifs personnels : nous nous documentons autant que nous le pouvons sur une question, puis nous faisons de notre mieux pour trouver des solutions possibles.
L’idée de devenir parlementaire, conseiller municipal ou chef de bande sourit à beaucoup de jeunes, mais ils n’en parlent pas. Personne ne veut être ridiculisé pour ses ambitions ni être accusé d’avoir des idées de grandeur. C’est vrai, il vaut parfois mieux garder ses rêves pour soi, mais il ne faut surtout pas les laisser mourir. Il faut garder le feu sacré et apprendre tout ce qu’on peut sur les emplois qui mènent à une contribution digne de ses aspirations. S’il y a des gens qui pensent qu’ils ont la vocation pour la vie parlementaire et pour ce genre de travail, je les invite à chérir cet élan et à poursuivre leur rêve.
J’ai été ravi d’accueillir ces jeunes ici aujourd’hui, comme tous mes collègues d’ailleurs. Ils sont assis là-haut en ce moment, mais un jour, ils pourraient être ici en bas à regarder à la tribune la prochaine génération de jeunes désireux de contribuer à l’avancement du Canada.
En terminant, je remercie tout particulièrement les enseignants de l’école de Kitigan Zibi et de l’école secondaire Immaculata. Nous avons tous été des adolescents et nous avons tous fait plus ou moins de vagues — certains plus que d’autres. Je suis convaincu que nous pouvions exaspérer nos professeurs avec nos tribulations et notre manque de concentration. Nous sommes tous immensément redevables aux enseignants qui ont su se montrer patients et bienveillants avec nous et qui ont mis la barre haute pour la suite des choses.
Au nom de tous mes collègues, je salue ces enseignants et je les remercie de leur dévouement et de leur persévérance. Aux élèves de Kitigan Zibi, je dis : pìjàshig.