DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — La littérature canadienne
19 février 2020
Honorables collègues, la littérature canadienne est riche, diversifiée, immensément inspirante et participe au rayonnement de notre culture, ici et ailleurs dans le monde. Aujourd’hui, nous soulignons la première édition de la toute nouvelle journée de célébration nationale reconnaissant la littérature jeunesse canadienne, qui a pour thème « Je lis des auteurs canadiens ».
Le Canada fourmille d’auteurs aux créations variées, qu’il s’agisse de livres pour enfants, de bandes dessinées, d’ouvrages de fiction ou documentaires. Cette journée invite les Canadiens à lire des auteurs canadiens, en silence ou à voix haute, pendant au moins 15 minutes et à partager leur expérience avec leur entourage.
Au-delà de l’impact de la lecture dans le développement de nos jeunes, la littérature canadienne est centrale à l’affirmation de notre identité nationale. Grâce à la traduction, notamment, la littérature canadienne est aujourd’hui offerte d’un océan à l’autre : elle transcende les frontières de nos provinces et territoires et les barrières de la langue.
Vous me permettrez de profiter de cette journée pour mettre en lumière la contribution d’auteurs jeunesse acadiens.
Grâce à la maison d’édition Bouton d’or Acadie, des auteurs comme Diane Carmel Léger, Marie-France Comeau, Réjean Roy, Marie Cadieux ou encore Beryl Young, qui a écrit ce livre passionnant au sujet de notre ancien collègue l’honorable Roméo LeBlanc, participent au développement d’une littérature jeunesse canadienne riche et percutante.
Bouton d’or Acadie, ce sont 80 auteurs et 60 illustrateurs de l’Acadie, du Québec, de la France, de quelques pays d’Afrique et d’Asie. Cette maison d’édition, fondée par Mme Marguerite Maillet, a été la première à publier une série de contes amérindiens de l’Est du Canada, avec des textes en langue d’origine mi’kmaq ou passamaquoddy.
Ces contes font partie de la collection Wabanaki, nom que se donnaient les Algonquins de l’est de l’Amérique du Nord. Certains traduisent ce mot par l’expression « enfant de lumière ». C’est bien ce que tend à être Bouton d’or Acadie, chers collègues, un point de lumière pour la jeunesse et la culture canadiennes.
En conclusion, à une époque où on reconnaît l’importance des droits d’auteur dans ce pays et où on cherche à aider les auteurs d’ici, qui luttent pour faire respecter leurs droits, j’invite tous les Canadiens à profiter de cette journée pour offrir un livre à un jeune ou à une association dans leur communauté. Merci.