DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le Mois de la Francophonie
15 mars 2021
Chers collègues, comme chaque année durant le Mois de la Francophonie, nous nous rappelons qu’il y a 300 millions de locuteurs francophones répartis sur les cinq continents dans le monde.
Nous nous rappelons aussi que la langue française est la cinquième langue parlée sur la planète et la quatrième langue d’Internet.
Comme l’affirme l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), nous nous réjouissons du fait que, en 2060, plus de 700 millions d’êtres humains vivront dans des pays francophones, que les trois quarts d’entre eux auront moins de 30 ans et que ceux-ci vivront en Afrique.
On pourrait donc être rassuré quant à l’avenir de cette langue, que certains qualifient de langue de la paix, de la démocratie et des droits de la personne. Or, au Canada, bien que nous soyons fiers de célébrer nos deux langues officielles, les statistiques sont alarmantes. La langue française n’en est pas pour autant moins fragile et il est impératif d’agir maintenant pour assurer sa protection et son épanouissement.
Bien entendu, nous devons nous doter d’instruments législatifs efficaces, de politiques publiques robustes et de moyens concrets afin d’assurer l’égalité réelle de nos deux langues officielles. Cependant, nous devons en faire encore beaucoup plus.
Chaque année, la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures organise les Rendez-vous de la francophonie. Cette année, cette initiative a pour thème « Acadie au cœur de mon pays ».
En tant que sénateur acadien, permettez-moi de renommer ce thème « L’Acadie, le pays de mon cœur », car aucune loi, aucune stratégie, aucune déclaration ne fonctionnera réellement, chers collègues, si nous n’insufflons pas l’amour de la langue et de la culture à nos concitoyens.
Ainsi, nous devons mieux appuyer des secteurs comme celui de l’éducation, renforcer nos stratégies en faveur de l’immigration francophone et, surtout, soutenir adéquatement nos artistes et nos travailleurs culturels qui sont davantage touchés par la pandémie en ce moment. Il en est de la responsabilité de tous les ordres de gouvernement.
Nous devons interpeller toutes les provinces et tous les territoires afin qu’ils agissent maintenant pour donner accès à la langue française au plus grand nombre de Canadiens possible, si nous voulons pouvoir célébrer la francophonie, sa culture, sa diversité et son caractère inclusif partout au Canada.
Cela n’occulte en rien notre devoir de protéger, de promouvoir et de revitaliser nos langues autochtones, bien au contraire. Celles-ci requièrent des mesures spécifiques qu’il faut impérativement mettre en œuvre en tenant compte de l’héritage et de l’inestimable contribution des peuples autochtones.
L’an prochain, la Journée internationale de la Francophonie se tiendra le 20 mars, comme l’a annoncé l’OIF, sous le thème « Femmes francophones, femmes résilientes ».
Applaudissons le courage, la détermination et l’audace dont font preuve de nombreuses femmes francophones et francophiles dans ce pays pour maintenir la langue française vivante et faire apprécier toute la richesse de sa culture.
Je conclus en remerciant quelques-unes d’entre elles qui travaillent avec passion au bénéfice de tous les Canadiens. Merci à Carmen Gibbs, Marie-Thérèse Landry, Rosella Melanson, Marie-Claude Rioux, Isabelle Dasylva-Gill, Pascale Joëlle Fortin, Monique Brideau, Sophie Thibodeau, Véronique Mallet, Nicole Thibault et à toutes les autres pour leur inestimable contribution.
Je vous remercie de votre attention.