PÉRIODE DES QUESTIONS — Le patrimoine canadien
L'exigence de bilinguisme
30 mai 2024
Sénateur Gold, le 13 mai dernier, la ministre du Patrimoine canadien a annoncé la formation du comité consultatif composé de sept experts dans l’optique de moderniser CBC/Radio-Canada. Ces experts auront la responsabilité de prodiguer des conseils stratégiques à la ministre sur la gouvernance, le financement et le mandat du diffuseur public. À mon grand étonnement, ce comité ne comprend aucun expert issu des communautés francophones en situation minoritaire.
Sénateur Gold, dans le respect de ses engagements linguistiques en vue de favoriser l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), et considérant le rôle essentiel que joue la Société Radio-Canada pour les cultures minoritaires francophones, comment la ministre du Patrimoine canadien explique-t-elle cette exclusion, et comment entend-elle assurer une juste représentation de ces communautés?
Je vous remercie de la question.
Les membres du comité consultatif ont des décennies d’expérience diversifiée dans le domaine des médias. De multiples perspectives et expériences seront essentielles pour éclairer les prochaines étapes de la transformation de la radiodiffusion publique afin de relever les défis du marché des médias d’aujourd’hui. Par exemple, je crois que Loc Dao vit en Colombie-Britannique, qu’il y habite depuis plus de 10 ans et qu’il parle parfaitement le français.
Le conseil d’administration peut également s’entretenir avec des Canadiens et des conseillers de toutes les régions. Le groupe, y compris le ministre, compte au moins 50 % de francophones à la table.
Le comité consultatif sur l’avenir de CBC/Radio-Canada est un véhicule important pour que le gouvernement puisse évaluer les nombreuses idées qui ont été avancées au fil des ans. Le gouvernement est impatient de renforcer la radiodiffusion publique, parce que les Canadiens ont besoin d’entendre des nouvelles, des informations et des histoires canadiennes qui les unissent.
Merci de cette réponse, sénateur Gold.
Puisque nous parlons d’engagement en vue de favoriser l’épanouissement des minorités francophones, comme vous le savez, sénateur Gold, le gouvernement fédéral s’est engagé à ce que le prochain lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick maîtrise les deux langues officielles.
Considérant que le titulaire de ce poste est généralement nommé pour un mandat de cinq ans et que la lieutenante-gouverneure actuelle a été nommée en 2019, le gouvernement a-t-il l’intention d’honorer cet engagement d’ici les prochaines élections fédérales prévues en 2025?
Merci pour votre question.
Malheureusement, je ne suis pas en mesure de me prononcer sur d’éventuels rendez-vous à venir.