DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le hockey féminin au Canada
5 février 2026
Honorables sénateurs, tandis que l’histoire d’amour entre les joueurs de hockey Shane et Ilya dans la remarquable série romantique Rivalité passionnée captive les Canadiens et des gens du monde entier, c’est d’une autre histoire de passion sur la glace dont je veux vous parler aujourd’hui, celle d’Anne, de Violetta, d’Ashley, de Blayre, de Jill, de Mae, de Carly, d’Allie, de Kendall, de Brianne, de Diana, de Marie-Philip et de Shauna, c’est-à-dire l’histoire du hockey féminin au Canada.
Quand j’étais jeune, l’hiver, ma famille regardait Hockey Night in Canada tous les mercredis soirs. C’était sacré. Nous étions pour la plupart des partisans des Canadiens de Montréal — il n’y avait pas de Sénateurs à l’époque. Mes frères jouaient au hockey parce que c’était ce que faisaient les garçons.
Fait remarquable, ma sœur cadette, Anne Patterson, a été la première fille que j’ai connue à jouer au hockey. Elle et les autres filles jouaient dans une ligue de quartier, chaussées de patins artistiques blancs et vêtues de chandails usagés, sans aucun équipement de protection.
Plus de 50 ans plus tard, le hockey féminin connaît un engouement sans précédent, que ce soit à l’échelle locale, nationale ou internationale, et les possibilités pour les filles et les femmes sont plus nombreuses que jamais. Oui, chers collègues, les filles ont enfin brisé le plafond de glace.
Pendant les Fêtes, j’ai pu assister aux matchs de ma petite-fille de 8 ans, Violetta, qui se donnait corps et âme avec ses coéquipières de l’équipe de hockey féminin U9, les Whitecaps, entraînée par Ashley MacInnis, à Antigonish.
Violetta s’est littéralement éprise de ce sport après avoir vu son premier match de la Ligue professionnelle de hockey féminin, à Halifax, où la Charge d’Ottawa l’a emporté 2-1 en tirs de barrage devant la Fleet de Boston. Elle a fabriqué une grande affiche pour encourager une joueuse d’Ottawa, Brianne Jenner.
Nous sommes tous fiers de nos concitoyennes de la Nouvelle-Écosse qui jouent dans la Ligue professionnelle de hockey féminin : Blayre Turnbull, Jill Saulnier, Mae Batherson, Carly Jackson et Allie Munroe.
La passion, la motivation et les compétences de Violetta se sont vivement intensifiées après avoir vu Kendall Doiron, qui est originaire de Boylston, en Nouvelle-Écosse, jouer au championnat mondial féminin des M18 2026 de l’IIHF, à Membertou. Elle a même pu patiner avec elle à Guysborough après les séries.
Diana Fox Carney est dernièrement allée en Nouvelle-Écosse pour chausser ses patins en compagnie des membres de l’équipe féminine de hockey de l’Université Cape Breton.
Le hockey est bon pour la santé et le bien-être des filles. Il leur enseigne de grandes leçons de vie, comme le travail assidu, la discipline et l’esprit d’équipe. L’équipe de Violetta, les Whitecaps, apprend aussi de grandes leçons, comme l’empathie et le sens de la communauté, grâce à sa participation à l’activité de financement La nuit la plus froide de l’année au profit de la Société Naomi, un organisme de notre région.
Chers collègues, encourageons ensemble l’équipe olympique canadienne de hockey féminin, dont la capitaine est Marie-Philip Poulin, de la Victoire de Montréal, ainsi que toutes les personnes qui représentent le Canada à Milan-Cortina, notamment l’arbitre Shauna Neary, de la Nouvelle-Écosse.
Toute la population canadienne et, surtout, les petites filles comme Violetta sont extrêmement fières de vous.