DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Les préposés aux services de soutien à la personne
9 décembre 2025
Honorables sénateurs, j’ai récemment rencontré des membres du Congrès du travail du Canada pour discuter des principaux enjeux rencontrés par les travailleurs partout au pays.
Janice Pitt, préposée aux services de soutien à la personne et membre du syndicat, m’a parlé des défis que vivent les préposés aux services de soutien à la personne qui s’occupent de clients vulnérables à domicile. L’excellent travail de Mme Pitt, de même que sa compassion et son dévouement, allègent le fardeau de nombreux citoyens vulnérables. Mme Pitt et ses collègues préposés aux services de soutien à la personne méritent donc également notre soutien.
Les préposés aux services de soutien à la personne jouent un rôle précieux et central dans les soins à domicile, les soins communautaires et les milieux de soins de longue durée. Ils aident les clients à accomplir leurs activités quotidiennes essentielles, ils leur offrent un soutien émotionnel et ils veillent au confort et à la sécurité des personnes atteintes de maladies chroniques, de handicaps et de troubles liés à l’âge.
Il existe une pénurie généralisée de préposés aux services de soutien à la personne dans pratiquement tous les milieux de soins, ce qui exerce une pression énorme sur ceux qui restent et qui compromet la qualité des soins, en particulier dans les régions rurales et éloignées.
Les écarts salariaux entre les secteurs, en particulier entre celui des soins à domicile et communautaires et celui des soins en établissement, aggravent la situation. De nombreux préposés aux services de soutien à la personne travaillent à temps partiel dans le cadre de contrats temporaires et ils ont des horaires imprévisibles, ce qui les prive d’un revenu stable. Les rendez-vous de soins à domicile peuvent être annulés à la dernière minute, ce qui prive les travailleurs de leur salaire et oblige bon nombre d’entre eux à cumuler plusieurs emplois ou à chercher du travail ailleurs.
Les avantages sociaux sont insuffisants, il n’y a pas de protections en milieu de travail et l’accès aux congés de maladie payés, à l’assurance-maladie et aux régimes de retraite varie considérablement et, dans certains cas, est totalement inexistant. De plus, la complexité des besoins des clients s’accroît en raison du vieillissement de la population et de la prévalence croissante des maladies chroniques multiples.
Plusieurs provinces investissent dans le renforcement et la croissance de cette main-d’œuvre au moyen d’une aide financière pour favoriser la participation au marché du travail. L’Alberta a lancé un programme de bourses qui offre jusqu’à 9 000 $ aux personnes qui souhaitent obtenir un certificat d’aide-soignant afin d’aider les nouveaux travailleurs à terminer leur formation et à faire carrière dans ce domaine. L’Ontario a mis en œuvre des initiatives similaires en investissant des fonds pour élargir la formation des préposés aux services de soutien à la personne.
Le budget de 2025 prévoit un nouveau crédit d’impôt remboursable, qui sera disponible de 2026 à 2030 et qui permettra aux préposés aux services de soutien à la personne admissibles de réclamer 5 % de leurs revenus admissibles, jusqu’à un maximum de 1 100 $ par an. Ce crédit sera appliqué automatiquement par l’intermédiaire du régime fiscal. Il serait encore plus utile que ce crédit entre en vigueur pour l’année d’imposition 2025.
Mme Pitt m’a dit qu’en plus d’un salaire équitable et d’heures de travail garanties, des congés maladie payés amélioreraient également la situation.
Chers collègues, joignez-vous à moi pour exhorter les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral à en faire davantage pour soutenir les préposés aux services de soutien à la personne et les clients vulnérables dont ils prennent soin jour et nuit. Merci.