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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de l'Environnement et du Changement climatique

La production d'hydrocarbures et la carboneutralité

3 mars 2022


Bienvenue au Sénat, monsieur le ministre. Je suis très content de vous voir à la tête de ce ministère, étant donné votre feuille de route.

Cela dit, en raison de ce qui se passe en Ukraine, les gens réévaluent la Russie comme fournisseur fiable de pétrole et de gaz. Je suis d’accord avec les propos qu’a exprimés récemment le premier ministre de l’Alberta, M. Jason Kenney, selon lesquels le monde a besoin de plus d’énergie provenant des démocraties libérales. Comment le Canada peut-il réussir sa transition énergétique et viser à être carboneutre en 2050, tout en répondant éventuellement à cette demande mondiale de devenir un producteur fiable? Merci.

L’honorable Steven Guilbeault, c.p., député, ministre de l’Environnement et du Changement climatique [ + ]

Je remercie l’honorable sénateur de sa question. J’aimerais vous ramener au dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie publié à la fin de 2021. Il présente des scénarios — vous connaissez bien ce genre de choses, sénateur Gignac — qui nous disent qu’essentiellement, selon les estimations, la production mondiale de pétrole va plafonner en 2028 et va diminuer ensuite de 4 % par année jusqu’en 2050.

Nous sommes, à l’heure actuelle, dans un monde où nous produisons environ 90 millions de barils de pétrole par jour. Nous serons en 2050 dans un monde où nous n’en produirons plus que 25 millions par jour; il s’agit donc d’une diminution substantielle de la production et de la consommation. Pourquoi? Comme nous le faisons au Canada, nous électrifions notre secteur des transports et notre réseau électrique. Nous travaillons avec les entreprises dans le secteur du pétrole et du gaz, les cimenteries, les alumineries et le secteur de l’acier pour décarboner et réduire leur dépendance aux combustibles fossiles. D’autres endroits dans le monde comme l’Europe, les États-Unis, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde le font également. Cette idée que nous aurons besoin de plus de pétrole à l’avenir va à l’encontre de ce que les experts mondiaux nous proposent comme scénario.

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