PÉRIODE DES QUESTIONS — Les services aux Autochtones
Le rapport de la vérificatrice générale
28 octobre 2025
Merci d’être venue nous rencontrer, madame la ministre.
La semaine dernière, la vérificatrice générale a présenté un rapport soulignant que Services aux Autochtones Canada n’avait pas réalisé de progrès satisfaisants dans la mise en œuvre de 53 % des recommandations issues des rapports présentés au cours de la dernière décennie visant à améliorer les programmes et les services, et ce, malgré une augmentation de 84 % du financement depuis 2019.
Le Bureau de la vérificatrice générale a relevé quatre obstacles, dont deux sont le « manque d’attention soutenue de la direction » et une « approche passive et cloisonnée du soutien aux Premières Nations ».
Comment comptez-vous surmonter les obstacles définis par la vérificatrice générale dans son rapport?
Je vous remercie de votre question.
J’ai accueilli favorablement le rapport de la vérificatrice générale. Je pense que le taux de mise en œuvre de 53 % démontre qu’il y a des progrès à faire. Je tiens également à souligner que les points réussis, selon le rapport, sont ceux sur lesquels nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires dans le cadre d’une élaboration conjointe.
En matière de soins infirmiers, nous sommes confrontés à une pénurie criante à l’échelle nationale. Premièrement, je pense qu’il est important d’investir dans l’éducation afin d’augmenter le nombre d’infirmières autochtones. Le rapport fait mention de 100 infirmières qui ont accepté d’offrir ce service. Mon but premier est de m’assurer qu’on bénéficie de ce service au sein de la communauté.
L’un de mes objectifs prioritaires est de mettre en place des services de télémédecine afin que les gens n’aient plus à se déplacer pour se faire soigner, mais puissent bénéficier de soins prodigués par des personnes qu’ils connaissent. J’espère que ces services seront proposés dans leur langue. J’espère également qu’on veillera à assurer des services de prévention et des soins de suivi au sein de la communauté.
Le gouvernement s’efforce d’éliminer les obstacles à la reconnaissance des titres de compétences, tant pour les Canadiens que pour les nouveaux arrivants. On a un rôle à jouer dans la réponse immédiate. À long terme, cet investissement crucial dans l’éducation est l’élément qui permettra d’offrir les services de qualité dont nous avons besoin pour les Premières Nations, par les Premières Nations.
J’ai une question complémentaire. Dans le même rapport, on peut lire :
Bien qu’un plan d’action ait été élaboré, nous avons constaté que le Ministère n’avait pas fait de progrès satisfaisants dans la mise en œuvre d’aucune de nos cinq recommandations visant à faire en sorte que les collectivités des Premières Nations aient un accès continu à de l’eau potable salubre [...]
Pourriez-vous décrire comment vous comptez remédier à cela?
Nous veillons à soutenir les communautés en fonction de leur situation actuelle, en éliminant les obstacles à l’innovation et en écoutant leurs attentes dans une approche culturellement adaptée afin de garantir qu’elles réalisent des progrès et améliorent leurs services. Si une communauté n’est pas en mesure de faire face à la situation dans laquelle elle se trouve, nous intégrons le renforcement de ses capacités et adoptons une approche multidimensionnelle pour l’aider à atteindre ses objectifs. Pour moi, c’est l’un des principaux enseignements à tirer de tous ces dossiers : le partenariat est essentiel.