PÉRIODE DES QUESTIONS — Les finances
L'état de l'économie
10 février 2026
Ma question s’adresse au leader du gouvernement au Sénat.
Monsieur le leader, les chiffres ne mentent pas. Depuis trois ans, l’économie canadienne peine à se maintenir à flot. Selon le Fonds monétaire international, la croissance réelle du PIB du Canada a stagné, atteignant l’an dernier un taux anémique de 1,2 %. Voilà le legs du gouvernement libéral au cours de la dernière décennie : la stagflation, une dette qui monte en flèche, une productivité en baisse, un dollar canadien qui s’affaiblit, des investisseurs qui fuient notre pays et une pénurie d’investissements au pays.
Compte tenu de ces résultats, les libéraux de M. Carney croient-ils toujours à l’inefficace stratégie de financement par emprunt des 10 dernières années, qui vise à faire croître l’économie en endettant le pays?
Vous avez raison de dire que les chiffres ne mentent pas, sénateur Housakos.
Le fait est que le taux d’emploi a augmenté de 134 000 postes au cours de la dernière année. Le gouvernement s’est engagé à renforcer l’économie, à la diversifier et à faire en sorte que le Canada traverse cette période difficile de la meilleure façon possible. Tout ce que le premier ministre fait depuis les neuf derniers mois contribue à hisser l’économie canadienne à un niveau élevé, en misant sur la diversification et en concluant des accords commerciaux avec d’autres pays afin d’ouvrir de nouveaux marchés.
D’après cette réponse qui n’en est pas une, je suppose que vous admettez que le gouvernement continuera à endetter le pays pour tenter de faire croître l’économie.
Si le gouvernement refuse d’écouter les conservateurs parce que nous sommes trop partisans, peut-être écoutera-t-il des libéraux. L’ancien ministre des Finances libéral John Manley a réitéré la semaine dernière l’avertissement qu’il avait lancé à Justin Trudeau il y a trois ans. Je cite l’ancien ministre des Finances : « Nous ne pouvons pas continuer à emprunter pour atteindre la prospérité. »
Pourquoi le gouvernement ne peut-il pas tirer les leçons de ces erreurs passées et enfin sortir l’économie canadienne de cette spirale descendante en s’appuyant sur une cible budgétaire...
Le sénateur Moreau a la parole.
En ce qui concerne les cibles budgétaires, je peux vous les décrire. Le gouvernement du Canada a pour mandat de dépenser moins et d’investir davantage, de tirer parti des capitaux privés, de mobiliser les investissements et de bâtir l’économie la plus forte parmi les pays du G7. Le gouvernement réduira le gaspillage et les dépenses publiques afin de pouvoir tenir la grande promesse d’investissement historique faite aux Canadiens.