PÉRIODE DES QUESTIONS — Les ressources naturelles
Le gaz naturel liquéfié
26 février 2026
Honorables sénateurs, apparemment, le sénateur Moreau avait en partie raison hier.
Il semble que votre gouvernement considère que les exportations de gaz naturel liquéfié peuvent avoir un potentiel commercial. Le seul problème, c’est qu’il ne voit pas ce potentiel en termes d’emplois canadiens et d’exportations canadiennes. Alors que je venais de critiquer le fait que le gouvernement rejetait depuis 10 ans le potentiel qu’offre le gaz naturel liquéfié canadien, nous avons appris que nous importons maintenant du gaz naturel liquéfié de l’Australie, bref de la porte à côté.
Sénateur Moreau, permettez-moi de vous rappeler que le Canada possède l’une des plus grandes réserves de gaz naturel liquéfié au monde. Malgré cela, votre gouvernement préfère importer du gaz naturel liquéfié provenant d’un pays situé à 16 000 milles d’ici au lieu d’investir dans nos ressources naturelles ici, au Canada. Est-ce là ce que votre gouvernement promet et louange quand il parle du potentiel qu’offre la diversification, c’est-à-dire prospérité et emplois pour d’autres pays, mais chômage et désespoir pour les Canadiens?
Vous résumez ma réponse à trop peu, sénateur Housakos. Le Canada cherche à diversifier ses relations commerciales. Le gouvernement reconnaît qu’il a l’occasion de jouer un rôle stratégique dans l’évolution du bouquet énergétique mondial. Si la demande et les infrastructures sont là, le gouvernement fédéral s’efforcera de commercialiser les produits canadiens. Cependant, pour autant que je sache, et vous disposez peut-être d’autres informations, le secteur privé ne semble pas disposé à financer les infrastructures liées au gaz naturel liquéfié.
Je vous en prie, sénateur Moreau. Cette réponse n’est tout simplement pas valable. Vous savez très bien que les investissements nationaux et étrangers iront là où les investisseurs voient des conditions favorables.
La première ministre de l’Italie, le premier ministre de la Grèce, le chancelier de l’Allemagne et tous les autres chefs d’États européens disent avoir besoin du gaz naturel liquéfié du Canada. Ils se sont rendus à Ottawa pour rencontrer l’ancien gouvernement libéral et réclamer à genou du gaz naturel liquéfié. Vous affirmez maintenant qu’il n’y a pas d’investisseurs étrangers ou de volonté de venir au Canada. Non, il n’y en a pas, parce que vous n’avez pas créé les conditions préalables nécessaires en supprimant les formalités administratives.
C’est inexact. Le grand projet s’inscrit précisément dans cette perspective. Comme je l’ai dit dans ma réponse précédente, le Canada cherche à diversifier ses relations commerciales. Le gouvernement a la possibilité de jouer un rôle stratégique dans l’évolution du bouquet énergétique mondial; si la demande et les infrastructures sont là, le gouvernement fédéral s’efforcera de commercialiser les produits canadiens. Je pense que c’est une déclaration claire.