PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé
Le soutien et le financement en matière d'autisme
25 mars 2026
Madame la ministre, la Loi sur le cadre fédéral relatif au trouble du spectre de l’autisme prévoit d’améliorer la situation des Canadiens autistes, notamment en éliminant les obstacles à l’emploi, qui ont un effet direct sur la santé mentale, la sécurité financière et le bien-être. Pourtant, le taux de chômage pour ce groupe se situe à 67 %, ce qui est catastrophique. La discrimination et le système d’impôt et de prestations découragent et pénalisent les travailleurs. À un moment où la productivité pose problème, cela représente un échec social et économique pour le Canada. Pourquoi ces obstacles existent-ils encore, trois ans plus tard?
Nous devons évidemment obtenir de meilleurs résultats, surtout en ce qui concerne l’insertion des personnes atteintes du trouble de l’autisme, mais il faut agir sur plusieurs fronts à la fois. Nous devons poursuivre la recherche et briser la stigmatisation. Aujourd’hui, l’organisme Autisme Canada est à la table de discussion pour s’assurer justement qu’on n’échappe pas ce groupe de personnes qui ont besoin non seulement de soutien, mais d’être plus productifs dans notre société.
J’entends les commentaires de personnes autistes qui veulent travailler. Elles sont talentueuses, concentrées et fiables. Elles sont toutefois découragées des consultations constantes des gouvernements de tous les ordres qui ne cessent de parler de toutes sortes de solutions potentielles. Or, au bout du compte, ces personnes rêvent de travailler. Quand pourrons-nous voir des changements concrets qui feront en sorte que la situation au travail soit financièrement viable pour ces personnes qui peuvent contribuer à l’économie?
On a besoin de gens qui contribuent à l’économie et qui s’épanouissent dans la société canadienne. Il faut travailler sur la stigmatisation tous ensemble. Ce n’est pas une question de gouvernements ni de consultations. Nous devons tous travailler dans la même direction pour que ces personnes arrivent vraiment à se trouver un emploi. Comme vous le savez très bien, bien souvent, l’un des enjeux, c’est la stigmatisation. Or, cette stigmatisation ne vient pas des gouvernements, mais bien des cultures et de la population. Nous devons vraiment continuer de travailler tous ensemble sur cette question.