PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé
Le Cadre pour l'autisme au Canada
25 mars 2026
Madame la ministre, cela fera trois ans ce mois-ci que nous avons adopté notre projet de loi S-203, qui réclamait la mise en œuvre d’un cadre fédéral relatif au trouble du spectre de l’autisme. Je dis « notre projet de loi » parce qu’il a été adopté à l’unanimité au Sénat et à la Chambre des communes. La loi exige que votre gouvernement mette en place un cadre fédéral coordonné et responsable visant à améliorer la vie des Canadiens autistes et de leur famille, qui fondaient beaucoup d’espoir sur ce projet de loi. Pourtant, les intervenants de tout le pays continuent de signaler un manque de transparence, une harmonisation limitée avec les provinces et l’absence de preuves claires d’une mise en œuvre durable.
En tant que ministre responsable de la mise en œuvre de ce cadre, pouvez-vous nommer un seul résultat mesurable qui a été atteint dans le cadre de la stratégie que le gouvernement a présentée — il y a maintenant un an et demi, je crois — et par laquelle il a laissé tomber les autistes au Canada?
La première chose que je vais vous dire, c’est qu’on n’a pas laissé tomber la communauté autistique, bien au contraire. Nous regardons de près la communauté autistique. Effectivement, nous voyons un certain nombre de cas touchant des autistes partout au pays. C’est sûr que nous regardons cette communauté de près et que nous travaillons étroitement avec eux.
Qu’est-ce qu’on a vu, concrètement? Comme vous le savez, cela fait à peu près un an que la stratégie est en place. Entretemps, il y a eu une élection, mais vous savez aussi qu’il y a une organisation en particulier à laquelle le gouvernement a donné la responsabilité de gérer le programme découlant de la stratégie.
Madame la ministre, avec tout le respect que je vous dois, votre réponse est exactement la raison pour laquelle nous avons présenté un cadre. J’entends dire que partout au pays, des centaines de milliers de jeunes se sentent isolés. Ils possèdent des compétences extraordinaires qui peuvent être mises à profit pour aider notre pays, mais ils ont besoin que l’on déploie un peu plus d’efforts. Nous devrions faire beaucoup mieux que de laisser ces gens en plan et d’agir de manière telle que les familles canadiennes se sentent elles aussi laissées pour compte.
Le taux de chômage chez les personnes neuroatypiques atteint des proportions astronomiques. Ces jeunes veulent travailler, faire des choses, être actifs et se sentir utiles. Notre société n’atteindra jamais son objectif si nous n’amalgamons pas tous ses éléments en un seul ensemble fort. Ce n’est pas une question, madame la ministre. J’aimerais que vous examiniez le cadre et que vous le mettiez en œuvre.
Merci, monsieur le sénateur. Je regarderai encore une fois le cadre de près et je vous reviendrai là-dessus. Comme je vous dis, il y a une organisation avec qui nous travaillons de près et qui nous fait des recommandations.