PÉRIODE DES QUESTIONS — Le commerce international
Les droits de douane
28 septembre 2026
Sénateur Moreau, j’ai passé les dernières semaines à voyager et à rencontrer des acteurs de l’économie canadienne, en particulier dans ma province, le Québec, ainsi qu’en Ontario et en Colombie-Britannique. Il y a un profond sentiment de peur et d’incertitude face à la guerre tarifaire qui sévit entre le Canada et les États-Unis. Ces acteurs ont entendu parler du plan du premier ministre et du gouvernement visant à faire du Canada le 28e État membre de l’Union européenne.
Pour que les choses soient claires, voici ce que nous voulons savoir : le gouvernement croit-il que l’Union européenne a la capacité de compenser les pertes potentielles de débouchés pour l’économie canadienne découlant de la guerre commerciale avec les États-Unis?
Je vous remercie pour la question, sénateur Housakos.
Le gouvernement s’emploie activement à resserrer ses liens avec l’Union européenne. Comme l’a déclaré le premier ministre, le Canada et l’Europe ne sont pas uniquement alliés lorsque tout va bien; nous avons des valeurs communes, pour lesquelles nous nous sommes toujours battus et que nous devons toujours veiller à défendre. Notre coopération s’étend à la croissance économique, à la sécurité et à la défense, à la résilience des chaînes d’approvisionnement, ainsi qu’à la transition écologique et numérique.
Les 29 et 30 octobre 2026, le Canada accueillera le prochain sommet Union européenne-Canada, destiné à faire avancer les priorités communes. Soyons clairs : le Canada ne cherche pas à adhérer à l’Union européenne.
C’est un bon début, car le PIB de l’Union européenne ne représente qu’environ 70 % de celui des États-Unis. Nous savons que la capacité économique de l’Union européenne connaît un recul depuis quelques années. Nous savons également que, malgré la guerre commerciale qui sévit actuellement, les États-Unis achètent 200 % de plus de biens et de services canadiens que tous les autres marchés mondiaux réunis.
Le gouvernement ne cesse de parler de diversification. Où compte-t-il exactement trouver une part de marché suffisante pour compenser celle que nous sommes en train de perdre?
Vous savez sans doute très bien, sénateur Housakos, que ce n’est pas nous qui avons déclenché la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis.
Le gouvernement du Canada est très clair. Nous sommes prêts à reprendre les négociations avec les États-Unis dès que ceux-ci respecteront le Canada et se montreront disposés à négocier. Il faut être deux pour danser le tango, et nous attendrons que les États-Unis franchissent le pas.