PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Gestion des urgences et de la Résilience des communautés
La Stratégie de sécurité civile
7 octobre 2026
Pendant que les experts continuent d’appeler le gouvernement fédéral à s’investir davantage dans la préparation aux situations d’urgence et l’atténuation des catastrophes, le gouvernement dont vous faites partie, madame la ministre, semble souvent focaliser ses efforts sur les interventions à la suite de catastrophes.
Vous avez donné un certain nombre d’exemples d’annonces au sujet de mesures d’atténuation, de budgets et de montants, mais cela n’a rien apporté cette année. D’après vous, concrètement, quels devraient être les résultats de ces annonces et de ces investissements l’an prochain?
Pour ce qui est de la dernière saison des feux de forêt, monsieur le sénateur, le gouvernement fédéral — plus précisément mon ministère — a reçu 17 demandes d’aide fédérale en 2025. Cette année, il y en a eu 2. Je n’ai rien d’autre à vous fournir que des faits anecdotiques. Quoi qu’il en soit, j’ose espérer que les investissements que nous avons effectués, y compris dans la capacité de lutte aérienne contre les incendies et dans la main-d’œuvre humanitaire, auront des retombées positives.
Cela dit, nous savons que nous avons encore énormément de pain sur la planche afin de protéger notre pays contre les feux de forêt, les inondations et éventuellement les séismes. Nous sommes à pied d’œuvre.
Je suis tout à fait consciente qu’il faut passer d’une approche strictement réactive — éteindre des incendies, procéder au nettoyage après une inondation — à une approche beaucoup plus proactive.
Comme je vous l’ai dit, j’ai consulté des intervenants d’un bout à l’autre du pays. J’ai discuté d’une stratégie nationale.
J’ai rencontré des centaines d’intervenants au cours des 16 derniers mois et nous travaillons très fort pour nous assurer de passer de la réaction à...
Merci, madame la ministre.
J’ai une dernière question, madame la ministre. Le gouvernement — et le Parlement en général — s’est-il penché sur la façon dont d’autres régions du monde et d’autres pays composent avec des problèmes semblables? Évidemment, le territoire canadien est très particulier, mais le monde est vaste, au sud, au nord, à l’est, à l’ouest. Le gouvernement a-t-il communiqué avec d’autres pays? Est-ce que certains pays ont adopté des approches différentes des nôtres que nous devrions envisager?
C’est une excellente question, sénateur. Nous savons que de nombreux autres pays sont aux prises avec les effets des changements climatiques. Ils subissent comme nous un plus grand nombre d’inondations. Il y a des feux de forêt partout dans le monde. À l’instar de mon ministère, j’ai été en contact avec un certain nombre d’autres pays. J’ai parlé à des responsables de la gestion des urgences en Australie, au Mexique, de même qu’en Suède. Je me suis entretenue directement avec eux par l’entremise de Zoom.
Nous avons également étudié les modèles propres à d’autres pays, y compris des modèles de gestion des urgences. L’un des modèles les plus proches du nôtre est celui de l’Australie. Après les feux de brousse, on a mis sur pied un organisme national...
Merci, madame la ministre.
Honorables sénateurs, le temps alloué pour la période des questions est écoulé.
Je suis certaine que vous vous joindrez à moi pour remercier la ministre Olszewski de s’être jointe à nous aujourd’hui. Nous reprenons maintenant les travaux interrompus au début de la période des questions.
Merci, madame la ministre.