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PÉRIODE DES QUESTIONS — Les transports

Le port de Montréal

15 avril 2026


Ma question s’adresse au représentant du gouvernement au Sénat.

En tant que sénateur du Québec, je me réjouis de l’aménagement tant attendu du terminal de Contrecœur du port de Montréal, un grand projet d’édification nationale qui augmentera la capacité d’environ 60 % et renforcera nos chaînes d’approvisionnement. Cet agrandissement ne pourrait pas arriver à un meilleur moment.

Grâce en partie au leadership du Bureau des grands projets, nous avons appris la semaine dernière que ce projet de plusieurs milliards de dollars est maintenant appuyé par un prêt fédéral de 1,16 milliard de dollars par l’intermédiaire de la Banque de l’infrastructure du Canada et qu’il fait appel à de nombreux partenaires publics et privés.

Compte tenu des augmentations de coûts observées par le passé et de l’ampleur des investissements publics, le gouvernement peut‑il nous décrire les mesures concrètes de surveillance, de contrôle des coûts et de reddition de comptes qui sont en place pour veiller à ce que le projet respecte le budget et soit transparent et pour que l’on rende bien des comptes au Parlement et aux Canadiens tout au long de la mise en œuvre?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Je vous remercie de la question, sénateur Loffreda.

Comme vous l’avez mentionné, le financement fédéral annoncé la semaine dernière est en fait un prêt accordé par la Banque de l’infrastructure du Canada à l’Administration portuaire de Montréal, en plus d’une contribution de 150 millions de dollars de Transports Canada, d’un financement de 130 millions de dollars du gouvernement du Québec et d’autres contributions de partenaires du secteur privé.

Les prêts de la Banque de l’infrastructure du Canada respectent un processus officiel d’investissement et de gestion des risques de plusieurs étapes que le conseil de gestion, un comité d’investissement et un conseil d’administration indépendant supervisent.

Le projet est également mis en œuvre grâce à un modèle de financement prévoyant que le prêt devra être remboursé au moyen des revenus provenant de sources autonomes et des contributions du secteur privé qui est l’exploitant du terminal.

Le port de Montréal continue de travailler avec les experts du Bureau des grands projets pour veiller à ce que le projet progresse de manière très responsable.

Je vous remercie de votre réponse.

Les récentes informations faisant état de départs au sein de la haute direction de l’Administration portuaire de Montréal, notamment le départ soudain de sa présidente-directrice générale, suscitent des inquiétudes quant à la gouvernance et à la continuité à un moment crucial pour ce projet.

Compte tenu de l’ampleur et de la complexité du projet d’agrandissement à Contrecœur, que fait le gouvernement pour assurer une direction stable, une gestion de projet rigoureuse et une supervision adéquate afin d’atténuer les risques liés à ces changements?

Le sénateur Moreau [ + ]

Un projet d’une telle importance, sénateur Loffreda, ne dépend pas d’une seule personne au sein de l’administration portuaire. L’Administration portuaire de Montréal a confirmé la mise en place d’une structure intérimaire dirigée par le conseil d’administration, avec une continuité au sein de la haute direction, et le projet lui-même fait l’objet d’une surveillance spéciale par le conseil d’administration.

Du côté du fédéral, le projet reste soumis à la surveillance indépendante de la Banque de l’infrastructure du Canada, à la gestion des risques et à la reddition de comptes devant le Parlement, ce qui garantit la continuité et la responsabilité grâce à des institutions solides.

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