PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Services aux Autochtones
Le Répertoire des entreprises autochtones
7 mai 2026
Bienvenue, madame la ministre. Des fonctionnaires de votre ministère ont récemment comparu devant notre Comité des finances nationales. Pendant cette réunion, j’ai posé une question sur le Répertoire des entreprises autochtones. Comme je l’ai souligné à ce moment-là, cette initiative semble solide et significative, et les résultats rapportés dans votre plan ministériel sont encourageants.
Nous avons toutefois appris, plus tôt cette année, que des contrats du gouvernement fédéral d’une valeur de plus de 285 millions de dollars avaient été accordés, sur une période de cinq ans, à des entreprises qui avaient depuis été retirées du registre. Les médias ont rapporté que près de 2 000 entreprises avaient été retirées. C’est plutôt préoccupant.
Pouvez-vous nous parler de ce qui est fait dans votre ministère pour renforcer le registre, notamment pour préserver son intégrité et sa crédibilité?
Je vous remercie de votre question. Le Répertoire des entreprises autochtones a été créé avant tout pour favoriser l’accès. Un pourcentage qui constitue un seuil de référence a été fixé à cette fin. Il s’agit du minimum que le gouvernement devrait s’engager à respecter pour garantir l’accès aux entreprises des Premières Nations.
J’ai eu de nombreuses discussions cette année. Je trouve encourageants les témoignages que j’ai entendus, les nombreux conseils qui m’ont été prodigués et les rapports qui me sont soumis en vue de mettre en œuvre des réformes dans ce domaine. Je reconnais qu’il y a eu une tentative de lancer une initiative. Il faut maintenant redéfinir clairement les critères qui permettront de déterminer qui fera partie de cette initiative, et une partie de ce travail doit se faire en collaboration avec les Premières Nations, car ce sont elles qui sont en mesure de nous aider à recruter les bonnes personnes, qui ont des liens avec elles, afin de travailler avec elles et pour elles.
J’y crois vraiment. Je suis convaincue que le travail que nous devons accomplir doit se faire en collaboration, s’appuyer sur la rétroaction et être soutenu par un mécanisme qui nous permet de vérifier que les personnes qui sont répertoriées dans le registre des entreprises s’y trouvent pour les bonnes raisons et dans le but approprié.
J’ai été heureuse de constater que de nombreuses personnes ont été retirées. Nous poursuivons nos efforts d’amélioration de ce répertoire, car chaque occasion qui est créée doit être attribuée à juste titre à des entreprises des Premières Nations.
Je vous remercie de votre réponse. Je suis un fervent partisan de l’engagement pris par le gouvernement d’attribuer au moins 5 % de la valeur totale de ses contrats à des entreprises autochtones chaque année. Je me réjouis donc que votre ministère se soit engagé à vérifier la conformité des entreprises inscrites et à améliorer les processus de vérification.
Pourriez-vous nous dire comment ces mesures sont mises en œuvre, à quelles difficultés vous vous butez et comment vous veillez à ce que le répertoire demeure un outil sûr et fiable pour soutenir la participation économique des Autochtones?
Bien sûr. Le travail qui se fait à l’interne est vraiment important, mais je tiens aussi à parler du travail qui se fait à l’externe. Nous avons un réseau d’entreprises autochtones très vaste et très solide partout au pays. Bon nombre d’entre elles ont communiqué avec moi lorsqu’elles ont vu ce qui se passait dans le répertoire des entreprises et m’ont donné des conseils. Ma première initiative, c’est de voir à ce que nous travaillions ensemble à l’avenir.
Comme j’œuvre dans ce domaine, je tiens vraiment à parler de ces 5 %. Nous pouvons vraiment en faire davantage. Quand je parle du répertoire des entreprises ou que les gens me posent des questions à ce sujet, je rappelle que ces 5 % ne représentent qu’un minimum et qu’on a accès à beaucoup plus de possibilités. Nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour renforcer le répertoire des entreprises afin qu’il ait...
Merci, madame la ministre.