DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le lieu historique national du Phare-de-Cap-Spear
17 juin 2025
Honorables sénateurs, c’est avec plaisir que je présente aujourd’hui le chapitre 90 de « Notre histoire ».
Chers amis, je vous invite à imaginer cette scène. Vous pouvez fermer les yeux si vous le voulez.
Quelques minutes avant que le soleil se lève sur l’Amérique du Nord, vous êtes assis sur une colline verdoyante, et vous écoutez le son des vagues de l’immense océan Atlantique qui déferlent de façon spectaculaire sur les berges situées à des centaines de pieds plus bas. Cette expérience à couper le souffle vous donnera envie d’en découvrir toujours davantage sur l’endroit que je suis si fier d’habiter.
À seulement quelques kilomètres à l’est de la belle ville historique de St. John’s, il y a le lieu historique national du Phare-de-Cap-Spear, où se trouve le plus ancien phare encore debout à Terre-Neuve-et-Labrador. L’année 2025 marque le 50e anniversaire de la désignation et de l’ouverture officielle du lieu historique national du Phare-de-Cap-Spear en tant que site de Parcs Canada.
En 1846, James Cantwell est devenu le premier membre de la famille Cantwell à être gardien de phare, et cette tradition familiale s’est poursuivie pendant plus de 150 ans, jusqu’en 1997, année où le phare, devenu entièrement automatisé, a perdu son dernier gardien, Gerry Cantwell.
En 1962, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a recommandé que le phare historique soit désigné lieu historique national et, en 1964, le gouvernement fédéral, par l’entremise de Parcs Canada, en a fait l’acquisition.
Même le Grand Robert manquerait de mots pour décrire la magie qu’on ressent quand on visite le cap Spear. Que vous y alliez pour assister au premier lever de soleil en Amérique du Nord, pour admirer les icebergs vieux de 10 000 ans qui flottent au large, pour observer les baleines à bosse en migration, pour visiter le phare historique ou simplement pour vous asseoir en silence et contempler l’océan Atlantique en respirant l’air salin, vous ne serez pas déçu.
Les Portugais ont d’abord baptisé cet endroit Cabo da Esperança, qui signifie « cap de l’espoir », puis les Français l’ont rebaptisé Cap d’Espoir, avant qu’il ne devienne finalement le cap Spear.
Si vous êtes amateur de randonnée, vous devez absolument vous rendre au cap Spear, où vous trouverez le point de départ et d’arrivée du magnifique sentier de la côte Est.
Lorsque vous contemplez l’océan Atlantique depuis la colline du cap Spear, vous n’êtes qu’à 3 324 km du centre-ville de Dublin, en Irlande, mais lorsque vous tournez le dos à l’océan et regardez vers l’ouest, vous êtes à 4 805 km du centre-ville de Winnipeg. Je vous laisse donc décider si vous vous trouvez à l’endroit où le Canada prend fin ou, comme nous aimons le dire à Terre-Neuve, à « l’endroit où tout a commencé ».
Avec l’annonce faite hier par le gouvernement fédéral que l’entrée sera gratuite cette année, je suis convaincu que 2025, année du 50e anniversaire, sera une année exceptionnelle pour le cap Spear, qui est l’une des attractions touristiques les plus emblématiques de notre province, avec plus de 300 000 visiteurs par an.
Je ne peux pas vous garantir une journée ensoleillée au cap Spear, mais je suis convaincu que la visite en vaudra largement le détour. Merci.