Aller au contenu

PÉRIODE DES QUESTIONS — La santé

Les sites de consommation supervisée

1 octobre 2026


L’honorable Yonah Martin (leader adjointe de l’opposition)

Monsieur le leader du gouvernement, quand je vous ai interrogé en avril sur l’avenir des sites de consommation supervisée en Colombie-Britannique, vous avez répondu que le gouvernement soutiendrait les provinces au moyen de « programmes adaptés qui protègent la santé et la sécurité publiques ».

Depuis, le gouvernement a renouvelé l’autorisation du site de consommation supervisée de Vancouver, et il a apporté des améliorations à un nouveau site à Surrey. S’agit-il là des programmes adaptés dont vous avez parlé? D’autres politiques libérales inefficaces qui ont causé l’urgence de santé publique qui dure depuis 10 ans en Colombie-Britannique et qui ont contribué au décès de plus de 18 000 personnes à cause des drogues toxiques?

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) [ + ]

Le gouvernement accorde une très grande importance au problème des drogues toxiques. Par ailleurs, il collabore avec les provinces de tout le pays en ce qui concerne la santé.

Le gouvernement du Canada travaille avec les gouvernements provinciaux sur ce dossier. Je sais que des discussions ont eu lieu là-dessus. Les sites supervisés servent à protéger la santé des personnes qui se trouvent dans une situation horrible en raison de problèmes de consommation de drogues.

On dénombre 18 000 décès, monsieur le leader. Je ne pense pas que le gouvernement mesure l’ampleur de la crise des stupéfiants en Colombie-Britannique. Cette semaine, la CBC a rapporté que même les oiseaux de Prince George faisaient des surdoses après avoir ingéré des drogues toxiques abandonnées dans les espaces publics. C’en est assez. Le gouvernement s’engagera-t-il à rejeter toute future demande de création de centres de consommation supervisée en Colombie-Britannique, une politique qui a échoué dans cette province?

Le sénateur Moreau [ + ]

Sénatrice Martin, je suis certain que vous conviendrez que nous ne savons pas quel serait ce chiffre s’il n’y avait pas de centres de consommation supervisée. Pensez-vous qu’il serait plus bas? Je ne crois pas, car il s’agit avant tout d’un enjeu de santé. Cela n’a rien à voir avec un manque de responsabilité du gouvernement à l’égard de la consommation de drogue, mais il s’agit de mesures sanitaires, et, dès lors qu’il est question de santé, le gouvernement sera présent.

Haut de page