PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Santé
Les soins pédiatriques
25 mars 2026
Bienvenue au Sénat, madame la ministre. C’est un plaisir de vous revoir.
Je vais parler des unités de soins intensifs pédiatriques et des soins pédiatriques en général. À l’automne et à l’hiver 2022, les services pédiatriques à l’échelle du pays fonctionnaient bien au-delà de leur capacité. L’hôpital SickKids fonctionnait à 120 % de sa capacité et le Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario, à 124 %. Santé des enfants Canada, la Société canadienne de pédiatrie et l’Association canadienne des infirmières et infirmiers pédiatriques ont alors appelé les gouvernements à surmonter les contraintes juridictionnelles pour travailler en collaboration afin d’élaborer une nouvelle vision des soins de santé destinés aux enfants et aux jeunes. Il s’agissait d’un appel à l’action lancé en 2022.
Madame la ministre, quel plan national concret en matière de soins pédiatriques le gouvernement fédéral a-t-il mis en place pour garantir que les enfants et les jeunes du Canada, ainsi que nos systèmes de soins pédiatriques, ne se retrouvent plus jamais dans une telle situation?
Je vous remercie de la question, madame la sénatrice. Comme vous le savez, SickKids et les autres hôpitaux qui s’occupent des enfants ici, au pays, font un travail formidable. Je me suis rendue à SickKids il y a deux semaines, si je ne me trompe pas.
Honnêtement, je n’ai pas la réponse pour l’instant parce que je ne sais pas exactement ce qui a été fait depuis 2022. Je vous reviendrai après cette rencontre pour vous dire où nous en sommes. Toutefois, ce que je peux dire — et c’est une discussion que je devrai avoir avec mes homologues; pas demain, car nous avons déjà établi l’ordre du jour, mais très bientôt —, c’est que nous devons travailler davantage ensemble sur la prévention. Joindre nos efforts pour les nouveau-nés et les jeunes est absolument fondamental. Je pense que c’est là que nous devons relever certains des défis que vous venez de soulever.
Merci, madame la ministre. Le Royaume-Uni dispose d’une stratégie nationale en matière de santé des enfants et des jeunes, tout comme l’Australie, mais ce n’est pas le cas du Canada, qui est pourtant l’un des pays les plus riches du monde. En l’absence d’une stratégie nationale à cet effet, les enfants et les jeunes continueront d’être laissés pour compte par un système conçu principalement pour les adultes. Sans stratégie nationale en matière de santé des enfants, comment le gouvernement s’assure-t-il que les enfants et les jeunes de notre pays restent en bonne santé?
Comme je l’ai dit, cela ne fait pas partie de mes projets pour l’instant. Je ne travaille pas actuellement sur une stratégie, mais je conviens que c’est une question à laquelle nous devons nous attaquer. Lorsque j’ai décidé de présenter ma stratégie sur la santé des hommes et des garçons, j’ai dit à mes homologues : « Voici ce que je constate sur le terrain. Que pouvons-nous faire à ce sujet? » Étant donné que tout le monde s’est montré favorable, je pense que c’est une discussion que je devrai avoir avec les provinces et les territoires, car ce sont eux qui gèrent les services. Il ne serait pas dans notre intérêt que je dise que le gouvernement fédéral prend des mesures à ce sujet...