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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de la Sécurité publique

Les services de santé mentale offerts aux détenus

21 avril 2026


Bienvenue, monsieur le ministre. Je vous remercie du travail que vous avez accompli tout au long de votre vie dans le domaine des droits de la personne.

En 2024, un juge a condamné une personne à être détenue dans un hôpital provincial pour éviter son isolement et les risques qui en découleraient pour sa santé mentale et, par conséquent, pour la sécurité publique.

Le Service correctionnel reçoit des fonds pour réserver des lits dans des hôpitaux psychiatriques provinciaux. Malgré les dizaines de millions de dollars alloués à cette fin depuis 2019, aucun lit supplémentaire n’a été réservé.

L’enquêteur correctionnel et le directeur parlementaire du budget ont fait valoir qu’il était préférable de signer des contrats en vue de disposer de lits à l’externe plutôt que de continuer à gaspiller des milliards de dollars dans des initiatives gérées par le Service correctionnel qui fournissent des soins moins efficaces et qui, par conséquent, nuisent à la sécurité de la population. Au lieu de cela, le Service correctionnel dépense 1,3 milliard de dollars pour un seul centre de santé de 150 lits qu’il gère lui-même au Nouveau-Brunswick.

Compte tenu des coupes budgétaires actuelles, comment comptez-vous veiller à ce que le Service correctionnel fasse preuve de transparence et de responsabilité? Dépenser des milliards de dollars dans des services internes plutôt que dans des établissements qui ont fait leurs preuves entraîne des répercussions sur la santé mentale et sur la réhabilitation...

Son Honneur la Présidente [ + ]

Merci, sénatrice.

L’honorable Gary Anandasangaree, c.p., député, ministre de la Sécurité publique [ + ]

Merci, madame la sénatrice. Je tiens à souligner le travail que vous accomplissez chaque jour pour améliorer le Service correctionnel.

Je dirai d’entrée de jeu que nous avons un nouveau commissaire du Service correctionnel. Je crois que vous l’avez déjà rencontré. Il a reçu le mandat d’examiner un certain nombre de questions très importantes, et celle-ci en fait partie. J’en aurai plus à dire prochainement.

Ceci étant dit, je pense que nous devons répondre à certains besoins urgents au sein du Service correctionnel, y compris le dossier des réductions touchant les bibliothécaires et celui des cégeps. J’ai demandé au commissaire de se pencher là-dessus et de me faire part de ses conclusions.

Il n’y a pas de solution claire et facile. Tout dépend des provinces et des territoires où il y a un centre. En ce qui concerne le centre de Shediac dont vous parlez, il s’améliore et il propose un autre modèle. Il faut en tenir compte. Nous avons beaucoup réfléchi au processus, et j’estime qu’il s’agit d’un centre d’excellence qui offrira du soutien à de nombreux détenus qui pourraient en avoir besoin.

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