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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Services aux Autochtones

Le soutien du revenu

7 mai 2026


Bienvenue, madame la ministre. C’est formidable que vous soyez ici.

L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et la Commission de vérité et réconciliation ont mis en évidence le rôle joué par l’injustice économique et les inégalités dans la victimisation et la criminalisation des femmes et des filles autochtones.

Des projets de loi du gouvernement, qui pénaliseront de manière disproportionnée les personnes les plus marginalisées, notamment les femmes autochtones victimes de violences, progressent rapidement au Parlement. Par ailleurs, il semblerait que certaines aides au revenu soient prévues, l’une relevant de Services aux Autochtones Canada et l’autre de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord du Canada.

Quelles mesures concrètes prenez-vous pour garantir que les aides financières et autres formes de soutien destinées aux personnes les plus marginalisées soient suffisantes afin d’éviter que les projets de loi visant à modifier le droit pénal n’aggravent la surreprésentation des femmes et des filles autochtones dans les prisons fédérales?

L’honorable Mandy Gull-Masty, c.p., députée, ministre des Services aux Autochtones [ - ]

Merci. Il s’agit d’un travail très important que nous devons examiner de façon multidimensionnelle. Le soutien en prévention est le travail que nous faisons ici, à Services aux Autochtones Canada, afin de pouvoir soutenir les enfants à un très jeune âge lorsqu’ils rencontrent d’énormes obstacles et lorsque leur foyer connaît des problèmes sociaux. Les soutenir dans le système scolaire, en renforçant cette capacité pour qu’ils se sentent heureux et en sécurité, et les garder en contact avec la communauté et avec leur culture, voilà tout le travail qui est fait en prévention. Il n’y a pas qu’une façon de progresser.

En ce qui concerne tout ce qui a trait aux femmes autochtones assassinées et disparues, les choses qui sont mises de l’avant dans ce dossier, cela relève vraiment de ma collègue, la ministre Alty, mais je suis ici pour la soutenir, ainsi que ma collègue, la ministre Valdez. Je pense que, même si le niveau de sécurité pose un défi de taille, il ne suffit pas d’en parler. Nous devons en faire plus pour nous doter des moyens de changer ce système. Il doit y avoir un changement systémique dans l’approche que nous adoptons.

Il reste encore tant à faire. Les traumatismes et les difficultés s’accumulent depuis des décennies. Je trouve encourageant de voir que nous sommes sur la bonne voie. Aurons-nous terminé ce travail dans 12 mois? Je ne pense pas. C’est un processus de longue haleine, et nous devons nous y engager de manière durable, en assurant la stabilité nécessaire pour obtenir des résultats et faire avancer les choses.

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