PÉRIODE DES QUESTIONS — Les pêches et les océans
La collecte de données
13 décembre 2023
Ma question s’adresse au leader du gouvernement au Sénat. Sénateur Gold, la subsistance d’approximativement 72 000 Canadiens dépend directement des fruits de la pêche et autres activités connexes. En fait, en 2021, les pêches marines commerciales du Canada étaient évaluées à 4,6 milliards de dollars. Cependant, selon un récent rapport de la vérificatrice générale, le ministère des Pêches et des Océans demeure incapable de recueillir des données sur les prises. Elle a conclu que, en l’absence de données fiables et accessibles en temps opportun, le ministère ne dispose pas des renseignements requis pour soutenir la gestion durable des pêches. Il court le risque que les stocks de poissons soient surexploités.
Sénateur Gold, comment le gouvernement prévoit-il régler ce grave problème?
C’est effectivement un grave problème, et je vous remercie de votre question. Le gouvernement remercie le commissaire à l’Environment pour le travail important qu’il effectue et souscrit à toutes les recommandations contenues dans son rapport. On m’a informé que le ministère des Pêches et des Océans peut compter sur un certain nombre de sources d’information qui lui permettent de surveiller efficacement les pêches. Il intègre ensuite ces données dans le processus décisionnel. Cela dit, il y a toujours place à l’amélioration. En tant qu’ancien vice-président du Comité sénatorial permanent des pêches et des océans, je peux vous l’affirmer avec une certaine confiance.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement va continuer d’améliorer la gestion des pêches fondées sur les meilleures données scientifiques disponibles, en collaboration avec d’autres sources d’information fiable. Je crois comprendre que le gouvernement du Canada va aussi continuer de collaborer étroitement avec le commissaire pour mettre en œuvre ses recommandations et des mesures axées sur la gestion durable des pêches marines commerciales pour le bien des générations futures.
Sénateur Gold, l’effondrement des stocks de morue de l’Atlantique dans les années 1990 a démontré que rebâtir des stocks de poisson est beaucoup plus difficile et exige beaucoup plus de ressources que le maintien des stocks à un bon niveau. Le gouvernement s’engagera-t-il à concevoir et mettre en œuvre une procédure uniforme dans tout le pays pour déterminer si les observateurs externes fournissent bien l’information sur la surveillance des pêches, comme ils sont censés le faire?
Je crois comprendre que le ministère des Pêches et des Océans est en train de réaliser un examen de ses programmes de surveillance externe, ce qui comprend les programmes d’observateurs en mer et de vérification à quai. Il s’emploie actuellement à trouver les failles du modèle actuel et n’hésitera pas à faire des changements si l’examen montre que cela s’impose. Il est essentiel aux yeux du gouvernement que les tierces parties avec lesquelles il fait affaire surveillent efficacement les stocks de poisson.