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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Les pêches canadiennes

25 mars 2026


Honorables sénateurs, je tiens à souhaiter chaleureusement la bienvenue aux membres de la Fédération des pêcheurs indépendants du Canada qui se trouvent à la tribune aujourd’hui, comme cela vient d’être mentionné.

La fédération est le porte-parole national de plus de 14 000 pêcheurs indépendants titulaires d’un permis au Canada qui pêchent de manière durable et responsable les fruits de mer, une ressource publique essentielle qui appartient collectivement à la population canadienne.

La pêche constitue le pilier de nombreuses collectivités côtières. Au Canada, la pêche commerciale emploie directement 43 000 personnes, auxquelles s’ajoutent 18 000 personnes qui travaillent dans le secteur de la transformation.

L’année dernière, les pêcheurs ont rapporté des prises de fruits de mer dont la valeur était de 3,7 milliards de dollars au moment où elles ont été débarquées au port.

Le Canada exporte les trois quarts de ses prises, qui, une fois transformées, représentent une valeur de 8,1 milliards de dollars.

Sur la côte atlantique, deux principales politiques d’émission des permis pour la pêche commerciale ont été mises en place afin que les retombées de la pêche profitent aux communautés qui en dépendent.

Premièrement, la politique sur la séparation des flottilles garantit la séparation des secteurs de la pêche et de la transformation en interdisant aux transformateurs de poissons et aux entreprises de détenir des permis de pêche.

Deuxièmement, la politique sur le propriétaire-exploitant exige que les titulaires de permis exercent personnellement l’activité de pêche autorisée par leur permis — qu’ils soient « à bord du bateau », pour ainsi dire.

Ces politiques, qui jouissent de l’appui des pêcheurs, des gouvernements provinciaux, des dirigeants de l’industrie et des intervenants communautaires, ont renforcé l’indépendance de la flotte de pêche de l’Atlantique en empêchant la concentration des permis et des quotas de pêche entre les mains d’une seule entreprise et, ce faisant, elles ont assuré que les retombées économiques découlant des pêches restent dans les collectivités côtières et, en fin de compte, au Canada.

Chers collègues, les ressources océaniques du Canada sont un bien public. Je suis heureux que la Fédération des pêcheurs indépendants du Canada se batte pour empêcher l’affaiblissement de ces politiques.

Je tiens également à souligner le travail du Comité sénatorial permanent des pêches et des océans, qui a étudié les régimes de délivrance des permis sur les côtes Est et Ouest du Canada.

En cette période de grande incertitude économique et sociale, et alors que la Loi sur les pêches fait actuellement l’objet d’un examen législatif, il est essentiel que nous protégions ce secteur.

Les fruits de mer sont un actif stratégique qui procure d’importantes retombées économiques et culturelles, une sécurité alimentaire, ainsi que des bienfaits alimentaires.

Merci.

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