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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Travail

La transition équitable

9 février 2023


Je vous souhaite la bienvenue au Sénat, monsieur le ministre.

La question que j’ai à vous poser a trait à vos responsabilités en tant que ministre du Travail et ministre responsable de Terre‑Neuve-et-Labrador, et elle porte sur la transition énergétique. Elle comporte deux volets.

Premièrement, nous entendons beaucoup parler de la transition équitable. Soyons clairs, d’après ce que nous avons entendu de la part du gouvernement, le premier volet de cette transition équitable consiste à éliminer progressivement l’industrie pétrolière et gazière. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela serait équitable pour les gens de Terre-Neuve-et-Labrador qui travaillent sur les plateformes extracôtières, pour les fournisseurs intracôtiers qui ont suivi une formation afin d’apprendre leur métier et de faire un travail bien rémunéré qui permet à leurs familles de faire des économies, ce qui contribue à la vitalité de nos collectivités et même à garnir les coffres de notre province? Voilà pour le premier volet.

Deuxièmement, j’aimerais parler d’une déclaration de l’un de vos collègues du Cabinet, le ministre associé des Finances Randy Boissonnault, qui a dit que cette mesure coûtera entre 100 et 125 milliards de dollars par année jusqu’en 2050.

Étant donné que le Canada produit 1,5...

Son Honneur le Président [ - ]

Le ministre O’Regan a la parole.

Il s’agit des émissions et du coût.

L’honorable Seamus O’Regan, c.p., député, ministre du Travail [ - ]

Eh bien, là est la question, n’est-ce pas? Il s’agit d’émissions, monsieur le sénateur. C’est bien des émissions qu’il s’agit. Toute cette question concerne les émissions. Je suis entièrement d’accord avec vous sur ce point. Je ne supporte pas l’expression « transition équitable ». Je le répète depuis des années. « Transition équitable » est une expression que les travailleurs détestent et que les résidants de ma circonscription n’aiment pas. Je ne l’aime donc pas non plus. À tout le moins, nous avons essayé au sein de la fonction publique et entre nous d’utiliser l’expression « emplois durables ».

Il ne s’agit pas d’éliminer progressivement l’industrie pétrolière et gazière, qui nous accompagnera encore pendant un certain temps, et je dirais même qu’elle le fera la tête haute. Je suis fier de ce que nous avons accompli au pays et de ce que les travailleurs ont accompli. Il y a 30 ou 40 ans, on a demandé aux travailleurs de la Saskatchewan et de l’Alberta de trouver le moyen d’extraire le pétrole du sable, et, ma foi, ils y sont parvenus. Nous sommes le quatrième plus grand producteur de pétrole et de gaz du monde. C’est un exploit remarquable.

Comme le sénateur le sait bien, par chez moi, ExxonMobil a déclaré qu’il n’existe pas d’environnement plus difficile dans le monde pour l’extraction du pétrole que l’Atlantique Nord à la hauteur de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce que nous en sommes venus à faire en tant que gouvernement — et je le reconnais, honorables sénateurs —, c’est d’isoler à l’occasion — et même souvent — les personnes dont nous avons besoin pour réduire les émissions et développer les énergies renouvelables, c’est-à-dire les travailleurs de cette industrie.

Mon travail, c’est de veiller à ce que... J’ai besoin qu’il y ait plus de travailleurs dans l’industrie pétrolière et gazière, et non pas moins. Nous avons besoin de plus de travailleurs. Notre pays a une mission parce que le monde nous regarde. Nous avons les ressources naturelles et l’expertise pour réduire les émissions, développer les énergies renouvelables et accroître la prospérité au Canada sans que les contribuables aient à en payer le prix. Voilà le défi qui se présente à nous.

Son Honneur le Président [ - ]

Je suis désolé, monsieur le ministre, mais votre temps de parole est écoulé.

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