PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère du Travail
La transition équitable
9 février 2023
Merci, monsieur le ministre O’Regan. Je vais passer à la deuxième partie de ma question précédente. Elle concerne vos fonctions de ministre régional. Votre collègue du Cabinet Randy Boissonnault, ministre associé des Finances, a déclaré que la transition — ou l’abandon progressif — de l’industrie pétrolière coûtera de 100 à 125 milliards de dollars par année jusqu’en 2050, étant donné que les émissions de dioxyde de carbone du Canada ne représentent que 1,5 % des émissions mondiales; seulement 1,5 %. Essentiellement, si le Canada disparaissait de la carte, l’effet sur les émissions mondiales serait nul. Où diable une telle dépense a-t-elle un sens à quelque échelle que ce soit?
Je ne peux pas répondre directement à cette citation, mais je peux affirmer que nous n’avons jamais produit autant de pétrole que maintenant. On ne peut le nier. La prospérité que le secteur apporte à tout le pays est un fait. Le changement climatique est aussi un fait, de même que la compétitivité future de l’industrie.
Alex Pourbaix... Je suis en contact avec M. Pourbaix, le PDG de Cenovus, à Calgary. Je ne le qualifierais pas d’écologiste, mais il comprend le potentiel de la transition en matière de compétitivité. Il a déclaré que la réduction des émissions, la collaboration avec le gouvernement pour réduire les émissions et développer les énergies renouvelables offraient d’énormes possibilités.
Soit dit en passant, il convient également de noter que l’Alberta est de loin la cheffe de file du pays en matière d’énergie éolienne et solaire — de très loin. La chose qu’il faut aussi faire, et il en est question dans l’énoncé économique fédéral, c’est de faire en sorte... Même si des sociétés développent l’éolien et le solaire, elles ne sont pas nécessairement aux petits soins pour leurs travailleurs. Certaines ne le sont pas. Certaines recherchent des travailleurs non syndiqués.
Nous voulons nous assurer que tout crédit d’impôt que nous accordons aux entreprises qui développent les énergies renouvelables soit bénéfique pour les travailleurs, comme l’a fait l’administration Biden. J’ai traité avec l’administration Trump pendant mes deux années en tant que ministre des Ressources naturelles, et je n’arrive toujours pas à m’en remettre. Cette administration n’était pas très favorable pour les travailleurs. Maintenant, nous avons affaire à un gouvernement, un partenaire commercial, un grand ami et allié — et de loin notre plus grand client sur le marché du pétrole et du gaz — qui nous met au défi de rivaliser avec lui sur la réduction des émissions, le développement des énergies renouvelables et la protection des travailleurs. C’est un bon problème à avoir.