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DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Vivre avec le diabète de type 1

4 décembre 2024


Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour attirer l’attention sur un problème de santé urgent et souvent mal compris : le diabète de type 1. Cette maladie auto-immune touche plus de 300 000 Canadiens et le nombre de personnes qui en sont atteintes augmente à un rythme alarmant de 4,4 % par an. Contrairement à la croyance populaire, le diabète de type 1 n’est pas exclusivement une maladie infantile, 71 % des personnes atteintes reçoivent leur diagnostic à l’âge adulte.

Le diabète de type 1 survient lorsque le système immunitaire d’une personne attaque par erreur les cellules bêta qui produisent de l’insuline dans le pancréas. Cela signifie que les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent recourir à l’insulinothérapie pour survivre. Toutefois, soyons clairs : l’insuline n’est pas un remède, mais seulement un moyen de gérer le taux de sucre dans le sang. Il s’agit d’une lutte quotidienne qui exige une vigilance constante, ce qui représente parfois plus de 300 décisions par jour concernant l’alimentation, l’activité et les doses d’insuline, simplement pour maintenir une stabilité.

Les répercussions de cette maladie s’étendent bien au-delà de la personne concernée. Les familles qui comptent une personne atteinte du diabète de type 1 sont 15 fois plus susceptibles de voir un autre de leurs membres recevoir le même diagnostic, ce qui en fait une bataille non seulement personnelle, mais aussi familiale. Plus de 108 000 enfants développent le diabète de type 1 dans le monde chaque année, un chiffre qui souligne le besoin pressant de sensibilisation et d’action.

Le diabète de type 1 ne fait pas de discrimination. Tout le monde est à risque et la reconnaissance des symptômes, dont la perte de poids inexpliquée, la soif extrême et les mictions fréquentes, peut sauver des vies. Il est essentiel que les Canadiens sachent qu’un dépistage précoce fait souvent la différence entre la vie et la mort.

Malgré les progrès de la médecine, vivre avec cette maladie demeure extrêmement difficile. L’espérance de vie des personnes atteintes de diabète de type 1 est, en moyenne, inférieure de 10 à 12 ans. Beaucoup de gens ont l’impression de mener chaque jour un combat sans relâche non seulement contre la maladie, mais aussi afin d’obtenir du financement pour la recherche et de meilleurs traitements.

Des organismes comme Percée DT1, anciennement connue sous le nom de Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, mènent la charge pour obtenir un meilleur appui, informer davantage les gens et, espérons-le, trouver un remède. Leur travail nous rappelle qu’il est possible de réaliser des progrès quand on accorde la priorité à la défense d’une cause, à l’éducation et aux investissements dans la recherche médicale.

Chers collègues, récemment, j’ai eu l’honneur de rencontrer des représentants de Percée DT1 qui faisaient partie d’une délégation dirigée par Maya Martinovic, une jeune femme de Terre-Neuve-et-Labrador atteinte de diabète de type 1. C’est son courage et sa détermination qui m’ont incité à faire cette déclaration aujourd’hui.

Honorables sénateurs, il ne s’agit pas seulement de statistiques, mais de vies, de familles et d’avenirs. Alors que nous continuons d’élaborer des politiques de santé, veillons à ce que les Canadiens atteints de diabète de type 1 disposent des ressources et du soutien dont ils ont besoin et puissent espérer. Ensemble, nous pouvons bâtir un monde où cette maladie ne réduit plus l’espérance de vie et ne cause plus la mort.

Merci, chers collègues.

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