PÉRIODE DES QUESTIONS — Le commerce international
L'accord de libre-échange entre le Canada et le Mercosur
2 juin 2026
Sénateur Moreau, le gouvernement du Canada agit rapidement pour négocier des ententes commerciales avec de nombreux pays dans différentes régions, y compris avec le marché commun sud-américain qu’on appelle le Mercosur.
L’Association nationale des engraisseurs de bovins et l’Association canadienne des bovins ont récemment exprimé des préoccupations quant aux effets que cet accord commercial pourrait avoir sur les producteurs de bœuf et l’ensemble du secteur agricole du Canada. Voici ce qu’a écrit l’Association nationale des engraisseurs de bovins dans une lettre :
Permettre l’accès aux produits du bœuf dans l’accord avec le Mercosur entraînerait une hausse des importations de bœuf de qualité médiocre élevé avec de normes moins rigoureuses en matière de santé animale, de protection des travailleurs, de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement.
La protection de la santé des animaux est au cœur de l’industrie canadienne du bœuf et doit demeurer une priorité absolue. La protection de nos secteurs doit être la priorité absolue dans toutes nos politiques commerciales et toutes les discussions sur d’éventuels accords. Le gouvernement du Canada doit négocier des accords. Sénateur Moreau, comment votre gouvernement trouvera-t-il l’équilibre entre la diversification du commerce international et l’importance de protéger l’industrie canadienne du bœuf dans ces négociations commerciales?
Merci pour votre question, sénateur Black. Comme je l’ai mentionné à la sénatrice Martin dans ma réponse précédente, le gouvernement mène des négociations commerciales à travers le monde afin de créer de nouveaux débouchés pour les Canadiens. La relance des discussions en vue d’un accord commercial avec le Mercosur, un marché de 280 millions de personnes, en fait partie. Au cœur de ce processus, il est essentiel d’écouter et de dialoguer avec les travailleurs, les propriétaires d’entreprise et les exportateurs canadiens et, dans le cas présent, les agriculteurs et les parties prenantes, et d’utiliser leurs commentaires pour mieux renseigner les négociateurs commerciaux. La signature d’accords commerciaux vise à ouvrir des marchés aux producteurs et aux fabricants, et non à leur nuire.
Les négociations en sont à leurs débuts. Le gouvernement est conscient de l’enjeu et de l’importance de protéger les éleveurs canadiens et l’industrie bovine du Canada.
Merci. La diversification du commerce mondial est essentielle à la prospérité et à la souveraineté futures de notre pays, mais il faut accorder une attention particulière à l’impact que ces accords commerciaux auront sur tous les secteurs, y compris l’agriculture et l’agroalimentaire. L’agriculture canadienne est un pilier essentiel de la croissance économique de notre pays. Ces accords commerciaux doivent être transparents, durables, responsables et fondés sur des données scientifiques.
Sénateur Moreau, comment votre gouvernement compte-t-il consulter le secteur agricole et agroalimentaire pour que les accords commerciaux, comme celui avec le Mercosur, n’aient pas de répercussions négatives sur les agriculteurs, les producteurs et les transformateurs canadiens?
Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis entièrement en accord avec la prémisse de votre question. On m’a dit que le ministre échange régulièrement avec des représentants de l’Association canadienne des bovins et du milieu agricole afin de recueillir leurs commentaires. J’ai appris qu’il les avait notamment rencontrés juste avant de partir en voyage à l’étranger, en France et aux Philippines, en mai dernier.
Affaires mondiales Canada a également mené une consultation publique afin de recueillir l’avis des Canadiens sur ces négociations, et les résultats de cette consultation sont désormais accessibles au public.