DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le décès de Stephen Lewis, C.C.
15 avril 2026
Honorables sénateurs, c’est le cœur lourd, mais débordant d’affectation que je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à Stephen Lewis, mon ami, mon héros — un héros pour de nombreux Canadiens et pour de nombreuses personnes partout dans le monde. C’était un homme dont le cœur immense, la vision altruiste de l’humanité, l’esprit brillant, l’éloquence, l’engagement sans faille, les efforts extraordinaires et le sacrifice personnel ont déplacé des montagnes et incité des millions de personnes à se joindre à ses efforts.
En tant que membre du conseil d’administration de la Fondation Stephen Lewis à ses débuts, j’ai eu l’occasion de travailler aux côtés de M. Lewis et de sa fille Ilana alors qu’ils mettaient en place une organisation efficace vouée à la lutte contre la crise du VIH‑sida en Afrique. Il a ensuite cofondé l’organisme AIDS-Free World.
Avant d’occuper ces fonctions, M. Lewis a été chef du NPD de l’Ontario. Il a aussi fait partie de la célèbre tribune politique qui réunissait MM. Lewis, Kierans et Camp à l’émission Morningside de Peter Gzowski à la radio de la CBC.
Le premier ministre Brian Mulroney l’a nommé ambassadeur du Canada à l’ONU, et il a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.
M. Lewis a occupé le poste de directeur général adjoint de l’UNICEF. Il a été conseiller spécial pour les affaires africaines auprès du secrétaire général des Nations unies. Il a été nommé par l’Organisation de l’unité africaine au sein d’une commission d’enquête sur le génocide au Rwanda.
Il a été envoyé spécial des Nations unies pour le VIH-sida en Afrique, et il n’a jamais baissé les bras.
Le premier ministre Carney a décrit Stephen Lewis comme un pilier du leadership bienveillant dans la démocratie canadienne et un défenseur des droits de la personne et du multilatéralisme de renommée mondiale. Voilà des valeurs plus importantes que jamais dans le monde d’aujourd’hui.
Idah Mukuka, une amie et collègue zambienne que Stephen et moi avons en commun, m’a dit récemment : « J’ai eu la chance de connaître Stephen Lewis, un homme qui nous a non seulement sauvé la vie, mais aussi donné la capacité de prendre notre vie en main. »
Dwayne MacEachern, mon ami de Judique, au Cap-Breton, a dit ceci au sujet de Stephen :
[Ses] discours passionnés faisaient appel au bon sens et à la dignité humaine. Il savait faire en sorte que les souffrances de l’humanité soient au cœur des discussions publiques.
Stephen Lewis est décédé le dernier jour de mars, après s’être accroché à la vie par pure volonté de voir son fils, Avi, remporter la course à la direction du NPD.
Honorables sénateurs, je vous invite à vous joindre à moi pour exprimer nos condoléances et notre gratitude à l’épouse de Stephen, Michele Landsberg, et à ses enfants, Ilana, Avi et Jenny.
Chers collègues, comme je l’ai dit à la journaliste du Globe and Mail Erin Anderssen, Stephen avait une grande foi en l’humanité, et la leçon qu’il nous donne en ces temps difficiles, c’est que nous devons oser, agir, faire quelque chose de bien et, surtout, amener d’autres personnes à nous suivre.
C’est ce que Stephen a fait.