DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — Le coronavirus
19 février 2020
Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui au sujet de la réponse du Canada à la flambée du coronavirus.
En 2002, j’ai participé, avec beaucoup d’autres, à la gestion de la crise du SRAS en Ontario. La flambée épidémique a posé de nombreuses difficultés, mais elle nous a aussi permis d’en apprendre beaucoup sur la préparation en vue des futures épidémies. Dans son rapport de 2003 sur le SRAS, le Dr David Naylor a conclu que la gestion de la crise a été entravée par des problèmes de gouvernance, une piètre intégration des mesures gouvernementales et des ressources inadéquates pour mener une enquête et confirmer la nature de la maladie et pour suivre les schémas d’infection.
Nous voilà maintenant 18 ans plus tard. Nous avons pu constater tout le chemin parcouru lors des dernières semaines. L’Agence de la santé publique du Canada a été créée à la suite du rapport du Dr Naylor. C’est aussi le cas du poste d’administrateur en chef de la santé publique du Canada, qui est actuellement occupé par la Dre Theresa Tam.
L’Agence de la santé publique du Canada a fait preuve de leadership à l’échelle nationale dans la gestion du coronavirus et elle a favorisé l’étroite collaboration et le partage d’information entre tous les ordres de gouvernement, le milieu médical et la communauté scientifique.
Un grand nombre des lacunes relevées par le Dr Naylor ont été depuis comblées. Je pense notamment à un cadre de gouvernance plus clair, à l’identification plus rapide de la nature des flambées épidémiques, à une capacité accrue de suivre les éclosions, à une collaboration étroite et à un partage de l’information entre tous les ordres de gouvernement, et à une approche intégrée, qui est guidée par la science, des communications publiques fondées sur les risques. L’agence collabore étroitement avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et internationaux, y compris l’Organisation mondiale de la santé, pour surveiller activement la flambée épidémique et gérer les mesures qui sont prises pour y répondre.
Chers collègues, tout cela ne se fait pas par magie. Il faut beaucoup de leadership et de travail entre le gouvernement et les organismes externes. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit de la ministre et du sous-ministre de Santé Canada, de leurs homologues d’Affaires mondiales Canada, de la Dre Tam et de ses collègues de l’Agence de la santé publique du Canada, ainsi que d’autres leaders politiques des différents ordres de gouvernement — fonctionnaires, professionnels de la santé et communauté scientifique.
Il est également important de souligner le rapatriement des Canadiens évacués de Chine au cours des dernières semaines. Les bonnes personnes sont au travail à Trenton : le personnel militaire; l’Agence de la santé publique du Canada; l’Équipe des services médicaux d’urgence de l’Ontario; les spécialistes locaux en prévention des infections des autorités régionales de santé de Quinte; les médecins spécialistes et les bénévoles de la Croix-Rouge canadienne, qui, comme d’habitude, laissent tout de côté pour contribuer à la réponse aux situations d’urgence, qu’elles surviennent au pays ou à l’étranger.
Chers collègues, je vous prie de vous joindre à moi pour reconnaître le vaillant travail des gens et des organismes qui protègent la santé et la sécurité des Canadiens. Nous leur disons tous merci.