DÉCLARATIONS DE SÉNATEURS — L'Aïd el-Fitr
24 mars 2026
Honorables sénateurs, j’ai l’honneur de prendre la parole aujourd’hui au nom de mes collègues musulmans, Salma Ataullahjan, Amina Gerba, Farah Mohamed, Hassan Yussuff et Mohammad Al Zaibak, pour souligner l’Aïd el-Fitr, la « fête de la rupture du jeûne ».
Vendredi dernier, aux quatre coins du Canada et de la planète, les familles musulmanes ont célébré la fin du mois sacré du ramadan. C’est un mois de jeûne paisible du lever au coucher du soleil, de prière intense et de réflexion, et une occasion de rappeler à chacun l’importance de prendre soin des plus vulnérables parmi nous.
L’Aïd el-Fitr est un moment de célébration spirituelle et de renouveau, ponctué de prières spéciales dans les mosquées et les salles communautaires, de rencontres chaleureuses entre proches, de repas et de douceurs partagés, de nouveaux vêtements pour les enfants, et de la zakat al-fitr, qui permet aux personnes les plus vulnérables de prendre part à la fête.
Ces gestes nous rappellent que c’est en se montrant généreux, en voyant la part d’humanité tant chez nos voisins que chez les étrangers et en tendant la main sans hésitation pour offrir son aide qu’on trouve la source de la véritable joie.
Au Canada, les communautés musulmanes, qui comptent désormais près de deux millions de personnes, vivent ces valeurs chaque jour. Ce sont des travailleurs de la santé attentionnés dans les hôpitaux, des enseignants engagés, qui inspirent les jeunes esprits, des entrepreneurs porteurs d’avenir, des bénévoles qui aident discrètement les autres et des familles qui contribuent, par leurs gestes de bonté, à enrichir la mosaïque nationale.
Pourtant, nous savons que le monde d’aujourd’hui est accablé de lourds fardeaux : des divisions qui font mal, des conflits qui attristent l’âme, une haine grandissante qui laisse des cicatrices profondes et des épreuves qui mettent la résilience à l’épreuve. En ces temps difficiles, l’Aïd el-Fitr nous murmure une douce vérité : la compassion apaise, le sentiment d’unité qu’engendre notre humanité commune guérit les blessures et la bienveillance, même dans les plus petits gestes, éclaire les plus sombres chemins.
À tous les Canadiens musulmans qui ont jeûné avec persévérance, qui ont donné de bon cœur et qui ont prié pour la paix, que ce soit dans des métropoles animées, dans des villages paisibles, ou dans notre capitale, que l’Aïd vous apporte du réconfort, qu’elle fasse résonner le rire dans vos maisons, soulage vos peines et vous donne de l’espoir.
Que l’esprit de compassion, de gratitude et de solidarité bienveillante qui anime cette journée nous inspire tous, sénateurs et citoyens, à œuvrer pour un Canada et un monde où personne n’est laissé pour compte, où l’empathie unit au-delà des différences et où la paix règne.
Aïd Moubarak.
Merci. Shukran. Meegwetch.