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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de l'Environnement et du Changement climatique

Le projet de développement de Bay du Nord

3 mars 2022


L’honorable David M. Wells (leader suppléant de l’opposition)

Bienvenue, monsieur le ministre. Monsieur le ministre, le projet de développement pétrolier extracôtier de Bay du Nord est vital pour l’économie et l’avenir de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce projet produira 200 000 barils de pétrole par jour et aura une durée de vie initiale de 30 ans, la première production étant prévue pour 2028. La phase de construction emploiera des milliers de travailleurs spécialisés, ce qui injectera des milliards de dollars dans l’économie de Terre-Neuve-et-Labrador et du Canada.

Monsieur le ministre, votre gouvernement a créé l’Agence canadienne d’évaluation d’impact et l’a présentée comme la voie de l’avenir pour les évaluations d’impact environnemental et pour prendre des décisions fondées sur les données scientifiques. C’était la substance du projet de loi C-69 adopté en 2019 lors d’une précédente législature. Le projet de Bay du Nord a fait l’objet d’une évaluation pendant près de quatre ans. L’agence a recommandé l’approbation du projet en déclarant que des effets négatifs importants étaient peu probables.

Le promoteur du projet s’est engagé à faire figure de chef de file mondial, à être un producteur axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le cadre de ce projet et à avoir les émissions les plus faibles de tous les projets énergétiques au monde. Ma question est simple : le gouvernement s’engagera-t-il à suivre les données scientifiques et non les considérations politiques et approuvera-t-il le projet de Bay du Nord tel que recommandé par l’Agence canadienne d’évaluation d’impact à l’approche de la date limite fixée à dimanche prochain?

L’honorable Steven Guilbeault, c.p., député, ministre de l’Environnement et du Changement climatique [ + ]

Je vous remercie, sénateur. Comme vous l’avez mentionné, l’Agence d’évaluation d’impact m’a remis ses recommandations. Je voudrais simplement corriger une chose que vous avez dite. Comme vous le savez probablement, ce projet a été évalué dans le cadre d’une évaluation des répercussions du gouvernement Harper, aussi connue sous le nom de LCEE 2012, et non pas dans le cadre du nouveau régime amélioré que nous avons mis en place grâce au projet de loi C-69. Cela dit, je suis en train d’étudier les recommandations avec le Cabinet.

Je voudrais dire que le gouvernement a été inébranlable dans son engagement à soutenir les travailleurs du secteur de l’énergie au Canada, en particulier pour ce qui est de Terre-Neuve-et-Labrador. Par exemple, nous pourrions parler du projet du Bas-Churchill, qui permettra de fournir de l’énergie propre aux habitants de cette province pendant des décennies à venir. Concernant nos investissements dans le Fonds de réduction des émissions extracôtières, qui vise à aider les entreprises et les travailleurs extracôtiers à réduire les émissions générées par leurs activités...

Ma question est simple. Ce projet sera-t-il approuvé en tenant compte des considérations scientifiques et non des considérations politiques? J’espère obtenir une réponse par oui ou non à cette question.

J’ai une question complémentaire, monsieur le ministre. Alors que le Canada et la plupart des pays du monde sont en train de fermer leurs ports et leurs marchés au pétrole et au gaz russes, convenez-vous qu’il s’agit d’une occasion idéale de faire la promotion du pétrole et du gaz canadiens, qui sont produits de façon responsable, comme dans le cadre du projet de Bay du Nord, sur les marchés mondiaux?

M. Guilbeault [ + ]

Merci de votre question. Je pense que nous pouvons prendre plusieurs mesures pour aider nos collègues européens qui traversent cette crise et, plus précisément, pour aider la population et le gouvernement de l’Ukraine. C’est exactement ce que nous faisons.

De toute évidence, il y a une crise en Ukraine. Cela ne signifie pas pour autant que les autres crises, comme la crise climatique, ont disparu. Partout dans le monde, les pays, y compris le Canada, font la transition vers la décarbonisation. Nous poursuivrons nos efforts en ce sens, mais nous aiderons aussi nos amis européens et ukrainiens.

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