PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère de l'Environnement et du Changement climatique
Le projet de forage exploratoire du bassin Jeanne d'Arc
3 mars 2022
Monsieur le ministre, le bassin Jeanne d’Arc contient des réserves prouvées de gaz de 8 billions de pieds cubes au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Pour donner un ordre de grandeur, 1 billion de pieds cubes de gaz permet de remplacer 170 millions de barils de pétrole.
Une entreprise de la province propose de produire et de vendre 3 billions de pieds cubes de gaz naturel liquéfié, ce qui remplacerait plus de 500 millions de barils de pétrole.
La Première Nation de Miawpukek sur la rivière Conne fait partie du partenariat. Le projet n’exige aucun forage et emploiera uniquement de l’énergie renouvelable pour liquéfier le gaz en vue de son transport vers l’Europe et des marchés de toute la planète. D’ailleurs, pour l’ensemble des produits énergétiques canadiens, cet emplacement représente le chemin le plus court pour atteindre les marchés clés d’Europe. La phase 1 du projet devrait coûter 5,5 milliards de dollars et être achevée d’ici sept ans.
Monsieur Guilbeault, ces investisseurs canadiens sont-ils en train de perdre leur temps et leur argent?
Merci de votre question. Je ne crois pas avoir laissé entendre que c’était le cas. Les entreprises sont libres de développer tous les projets qui leur seront profitables et qui le seront pour leurs clients.
Des processus bien précis sont en place pour la réalisation de tels projets au Canada et comprennent notamment de nouveaux processus améliorés pour les évaluations d’impacts et les consultations publiques. J’imagine que, lorsque le projet sera prêt, il sera soumis à Environnement et Changement climatique Canada pour une évaluation des impacts et des consultations publiques. À ma connaissance, ce projet n’a pas encore été soumis, mais je peux vérifier auprès du ministère. S’il a déjà été soumis, je ne suis pas au courant.