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PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne

L'industrie de l'aquaculture

7 mars 2023


Madame la ministre, le gouvernement est sur le point de fermer 79 fermes salmonicoles en Colombie-Britannique. Des scientifiques se sont publiquement dressés contre les données scientifiques non revues par des pairs. En fait, selon un rapport indépendant, ces fermes salmonicoles ont peu ou pas d’incidence sur les stocks sauvages.

Ma question porte sur les données scientifiques et les plans du gouvernement. Le gouvernement prévoit-il fermer l’industrie dynamique de l’aquaculture à Terre-Neuve-et-Labrador, qui emploie des milliers de personnes et dans laquelle on investit des millions de dollars, notamment de l’argent provenant des Premières Nations?

L’honorable Joyce Murray, c.p., députée, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne [ - ]

Je vous remercie de votre question. Ce qui me préoccupe surtout, ce sont les stocks de saumon sauvage du Pacifique sur la côte de la Colombie-Britannique. Ces stocks sont en grande difficulté. Bon nombre d’entre eux sont inscrits sur la liste du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada ou désignés comme en péril au titre de la Loi sur les espèces en péril. Ces stocks de saumon sauvage sont depuis longtemps une source essentielle de sécurité alimentaire, mais ils ont aussi des usages alimentaires, sociaux et cérémoniels pour des dizaines de Premières Nations de l’intérieur de la Colombie-Britannique.

J’ai mené de très vastes consultations auprès de Premières Nations de la côte et de l’intérieur, ainsi qu’auprès de l’industrie. De nombreuses pressions pèsent sur le saumon sauvage, mais nous ne pouvons rien faire pour certaines d’entre elles, comme les changements climatiques, le réchauffement des eaux du fleuve Fraser et la perte d’habitat. Toutefois, ce que nous pouvons contrôler, nous devons le contrôler parce qu’il est tout simplement hors de question pour nous de perdre le saumon sauvage du Pacifique. À cela s’ajoute le fait que les îles Discovery ont été désignées comme une zone vulnérable parce que le saumon traverse ce secteur au moment de sa migration. Le juge Cohen a passé deux ans à examiner la situation et il a recommandé d’étudier en priorité la possibilité d’interdire la salmoniculture. De surcroît, des données scientifiques plus récentes montraient qu’il y avait des risques que des agents pathogènes et des parasites affectent les saumoneaux. Voilà tout simplement les raisons qui m’ont poussé à ne pas renouveler les licences dans les îles Discovery.

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