PÉRIODE DES QUESTIONS — Le ministère des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne
Les débris marins
7 mars 2023
Madame la ministre, comme vous le savez, les engins de pêche perdus, abandonnés ou rejetés, également connus sous le nom d’engins de pêche fantômes, constituent le principal type de débris marins dans le monde. L’été dernier, je sais que le gouvernement a investi 10 millions de dollars supplémentaires dans le Fonds pour les engins fantômes afin de contribuer à retirer de nos eaux des milliers de ces engins.
Madame la ministre, compte tenu de l’évolution du climat, cela n’est pas suffisant. Étant donné les mers plus fortes et les conditions annuelles de glace qui endommagent les engins fixes et mobiles, le gouvernement compte-t-il investir davantage dans la détection et l’enlèvement d’engins de pêche fantômes, dont le volume ne cesse de croître?
Je vous remercie de votre question. Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il s’agit d’un programme très important, et j’ai été heureuse d’apprendre que le financement débloqué suite à l’ouragan Fiona prévoit environ 30 millions de dollars en plus des 10 millions de dollars que le sénateur a mentionnés pour l’enlèvement des engins de pêche fantômes.
À titre d’anecdote, je suis récemment partie une semaine en vacances avec ma famille en Équateur. Lors d’une excursion sur une île située au large d’une région relativement éloignée du pays, ma fille a aperçu une grosse tortue de mer dont le cou et les nageoires étaient pris dans un engin de pêche fantôme. C’était un spectacle épouvantable. Les membres de l’équipage l’ont hissée dans le bateau et ont passé une demi-heure à couper le fil de pêche et les flotteurs afin de pouvoir emmener cette tortue au centre de réhabilitation. J’ai pu voir de mes propres yeux ce que les engins de pêche fantômes peuvent faire à d’autres espèces vulnérables.
Nous continuerons à investir dans ce domaine et à collaborer avec les collectivités locales et les communautés autochtones pour retirer les engins de pêche fantômes des eaux. Il s’agit d’ailleurs d’un aspect très important de nos efforts de protection de la baleine noire de l’Atlantique Nord, une espèce en péril.