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Nouvelle infrastructure de défense pour l’Île-du-Prince-Édouard : sénateur Downe

Une statue de trois soldats armés de fusils et de baïonnettes devant Province House, à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

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Le budget fédéral de 2025 réserve 81 milliards de dollars sur cinq ans afin que le Canada puisse « réinvestir pour rebâtir et réarmer ses Forces armées ». Cela comprend du nouvel équipement, des initiatives en matière de cybersécurité, des milliards de dollars pour l’infrastructure de défense et des augmentations de salaire annoncées précédemment pour les membres des Forces, ce qui, espérons-le, réglera les problèmes de recrutement et de maintien en poste des militaires canadiens éprouvés au cours des dernières années.

Il est évident que cette nouvelle politique de défense est très coûteuse. Le Canada n’a pas vu un tel investissement de fonds pour les dépenses de défense depuis le début de la Guerre froide.

Cette importante augmentation dans le domaine militaire, y compris l’augmentation spectaculaire de notre Force de réserve qui passera de 30 000 à au moins 100 000, vise à mieux protéger notre pays. Elle fait suite à l’engagement électoral du Parti libéral de 2025 d’investir « dans nos Forces de réserve et dans les Rangers canadiens pour leur donner l’équipement dont ils ont besoin pour continuer à protéger notre souveraineté et à mener des interventions en cas de catastrophe nationale pour aider directement les Canadiens et Canadiennes ».

C’est un domaine dans lequel l’Île-du-Prince-Édouard peut apporter sa contribution, car elle est la seule province qui n’a pas de base des Forces armées canadiennes; les forces de réserve sont le fondement de la présence militaire à l’Île-du-Prince-Édouard.

La tradition militaire exceptionnelle de l’Île-du-Prince-Édouard comprend des conflits allant de la guerre des Boers à l’Afghanistan, sans oublier la Première et la Seconde Guerres mondiales (au cours desquelles un pourcentage élevé d’hommes et de femmes de l’Île-du-Prince-Édouard se sont portés volontaires pour servir dans toutes les branches), la Guerre froide et bon nombre de missions de maintien de la paix. Sans parler du rôle que les civils sur l’île ont joué, où le rationnement a été adopté en 1942, grâce au bénévolat et à d’innombrables autres contributions, allant des collectes de ferraille à l’achat d’obligations pour financer la guerre et au tricotage de chaussettes pour les troupes à l’étranger.

En raison de la forte tradition historique de service, l’Île-du-Prince-Édouard devrait participer à l’expansion des forces de réserve.

La Stratégie industrielle de défense récemment annoncée par le gouvernement pour transformer notre industrie de la défense en accordant la priorité aux fournisseurs canadiens et en appuyant l’innovation canadienne créera de nouvelles possibilités pour les entreprises de l’Île-du-Prince-Édouard. Des travaux possibles pourraient être confiés à notre industrie aérospatiale provinciale, à la société de drones sous-marins dans l’est de la province ou à AKA Energy Systems, de Montague, qui espère participer à la construction de systèmes pour la Marine royale canadienne. Cela permettrait d’assurer la croissance de ces entreprises et de créer plus d’emplois.

Cependant, en réalité, nous ne fabriquerons pas de chars ni de chasseurs à réaction ici, à l’Île-du-Prince-Édouard, peu importe les sommes investies dans la défense. Toutefois, parmi les dépenses utiles, il y a le regroupement du Manège militaire Queen Charlotte, qui date de près de 70 ans, et le complexe du chemin Brighton dans une nouvelle installation qui aiderait et augmenterait nos forces de réserve. Cette augmentation triple des troupes de réserve emploierait davantage d’insulaires. Cette installation servirait de centre de secours aux sinistrés et d’intervention rapide en cas de catastrophe pour l’Île-du-Prince-Édouard, l’Est du Nouveau-Brunswick et le Nord de la Nouvelle-Écosse en cas de crise. Le coût, supérieur à 250 millions de dollars, comprendrait également l’achat de terrains. La province obtiendrait ainsi une installation à la fine pointe de la technologie qui durerait des décennies.

Cette nouvelle installation comblerait également les lacunes actuelles en offrant un champ de tir intérieur ouvert pendant toute l’année et un foyer permanent pour l’excellent Musée du régiment de l’Île-du-Prince-Édouard, en faisant avancer son mandat de préservation et de communication en ce qui concerne l’histoire militaire du Canada dans la province et en inculquant aux visiteurs un sentiment de fierté à l’égard de la contribution des Prince-Édouardiens à la défense des valeurs canadiennes. Le Musée du régiment de l’Île-du-Prince-Édouard se classe parmi le tiers supérieur des musées classés par le ministère de la Défense nationale, le seul musée de la Force de réserve à mériter ce titre. Se trouvant actuellement dans des quartiers exigus du Manège militaire Queen Charlotte vieillissant, le musée amélioré bénéficierait d’une installation plus grande.

Il va sans dire que l’objectif primordial de tout élément des dépenses de défense est d’améliorer la sécurité de ce pays et de nous permettre de respecter nos engagements envers nos alliés. Cependant, nous utilisons le terme « défense nationale » pour une raison. Toutes les régions du pays doivent être en mesure de voir que leur coin du Canada a les ressources nécessaires pour assurer leur protection.

La présence des Forces armées canadiennes à l’Île-du-Prince-Édouard devrait tenir compte de notre fière tradition selon laquelle nous répondons à l’appel lorsque notre pays a besoin de nous, en plus de satisfaire les besoins en matière de sécurité de notre pays en cette période troublante. La présence militaire dans cette province nécessite de nouvelles infrastructures.


Le sénateur Percy Downe représente Charlottetown, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, au Sénat.

Une version de cet article a été publiée le 25 février 2026 dans le journal Charlottetown Guardian (en anglais seulement).

Le budget fédéral de 2025 réserve 81 milliards de dollars sur cinq ans afin que le Canada puisse « réinvestir pour rebâtir et réarmer ses Forces armées ». Cela comprend du nouvel équipement, des initiatives en matière de cybersécurité, des milliards de dollars pour l’infrastructure de défense et des augmentations de salaire annoncées précédemment pour les membres des Forces, ce qui, espérons-le, réglera les problèmes de recrutement et de maintien en poste des militaires canadiens éprouvés au cours des dernières années.

Il est évident que cette nouvelle politique de défense est très coûteuse. Le Canada n’a pas vu un tel investissement de fonds pour les dépenses de défense depuis le début de la Guerre froide.

Cette importante augmentation dans le domaine militaire, y compris l’augmentation spectaculaire de notre Force de réserve qui passera de 30 000 à au moins 100 000, vise à mieux protéger notre pays. Elle fait suite à l’engagement électoral du Parti libéral de 2025 d’investir « dans nos Forces de réserve et dans les Rangers canadiens pour leur donner l’équipement dont ils ont besoin pour continuer à protéger notre souveraineté et à mener des interventions en cas de catastrophe nationale pour aider directement les Canadiens et Canadiennes ».

C’est un domaine dans lequel l’Île-du-Prince-Édouard peut apporter sa contribution, car elle est la seule province qui n’a pas de base des Forces armées canadiennes; les forces de réserve sont le fondement de la présence militaire à l’Île-du-Prince-Édouard.

La tradition militaire exceptionnelle de l’Île-du-Prince-Édouard comprend des conflits allant de la guerre des Boers à l’Afghanistan, sans oublier la Première et la Seconde Guerres mondiales (au cours desquelles un pourcentage élevé d’hommes et de femmes de l’Île-du-Prince-Édouard se sont portés volontaires pour servir dans toutes les branches), la Guerre froide et bon nombre de missions de maintien de la paix. Sans parler du rôle que les civils sur l’île ont joué, où le rationnement a été adopté en 1942, grâce au bénévolat et à d’innombrables autres contributions, allant des collectes de ferraille à l’achat d’obligations pour financer la guerre et au tricotage de chaussettes pour les troupes à l’étranger.

En raison de la forte tradition historique de service, l’Île-du-Prince-Édouard devrait participer à l’expansion des forces de réserve.

La Stratégie industrielle de défense récemment annoncée par le gouvernement pour transformer notre industrie de la défense en accordant la priorité aux fournisseurs canadiens et en appuyant l’innovation canadienne créera de nouvelles possibilités pour les entreprises de l’Île-du-Prince-Édouard. Des travaux possibles pourraient être confiés à notre industrie aérospatiale provinciale, à la société de drones sous-marins dans l’est de la province ou à AKA Energy Systems, de Montague, qui espère participer à la construction de systèmes pour la Marine royale canadienne. Cela permettrait d’assurer la croissance de ces entreprises et de créer plus d’emplois.

Cependant, en réalité, nous ne fabriquerons pas de chars ni de chasseurs à réaction ici, à l’Île-du-Prince-Édouard, peu importe les sommes investies dans la défense. Toutefois, parmi les dépenses utiles, il y a le regroupement du Manège militaire Queen Charlotte, qui date de près de 70 ans, et le complexe du chemin Brighton dans une nouvelle installation qui aiderait et augmenterait nos forces de réserve. Cette augmentation triple des troupes de réserve emploierait davantage d’insulaires. Cette installation servirait de centre de secours aux sinistrés et d’intervention rapide en cas de catastrophe pour l’Île-du-Prince-Édouard, l’Est du Nouveau-Brunswick et le Nord de la Nouvelle-Écosse en cas de crise. Le coût, supérieur à 250 millions de dollars, comprendrait également l’achat de terrains. La province obtiendrait ainsi une installation à la fine pointe de la technologie qui durerait des décennies.

Cette nouvelle installation comblerait également les lacunes actuelles en offrant un champ de tir intérieur ouvert pendant toute l’année et un foyer permanent pour l’excellent Musée du régiment de l’Île-du-Prince-Édouard, en faisant avancer son mandat de préservation et de communication en ce qui concerne l’histoire militaire du Canada dans la province et en inculquant aux visiteurs un sentiment de fierté à l’égard de la contribution des Prince-Édouardiens à la défense des valeurs canadiennes. Le Musée du régiment de l’Île-du-Prince-Édouard se classe parmi le tiers supérieur des musées classés par le ministère de la Défense nationale, le seul musée de la Force de réserve à mériter ce titre. Se trouvant actuellement dans des quartiers exigus du Manège militaire Queen Charlotte vieillissant, le musée amélioré bénéficierait d’une installation plus grande.

Il va sans dire que l’objectif primordial de tout élément des dépenses de défense est d’améliorer la sécurité de ce pays et de nous permettre de respecter nos engagements envers nos alliés. Cependant, nous utilisons le terme « défense nationale » pour une raison. Toutes les régions du pays doivent être en mesure de voir que leur coin du Canada a les ressources nécessaires pour assurer leur protection.

La présence des Forces armées canadiennes à l’Île-du-Prince-Édouard devrait tenir compte de notre fière tradition selon laquelle nous répondons à l’appel lorsque notre pays a besoin de nous, en plus de satisfaire les besoins en matière de sécurité de notre pays en cette période troublante. La présence militaire dans cette province nécessite de nouvelles infrastructures.


Le sénateur Percy Downe représente Charlottetown, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, au Sénat.

Une version de cet article a été publiée le 25 février 2026 dans le journal Charlottetown Guardian (en anglais seulement).

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