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Terrain critique : Pourquoi le sol est essentiel à la santé économique, environnementale, humaine, et sociale du Canada

Le rapport étudie en profondeur le rôle critique des sols dans l’atténuation des changements climatiques, le maintien de la biodiversité et la capacité de mettre de la nourriture dans nos assiettes.

Résumé

Le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts (le comité) a réalisé une nouvelle étude sur l’état de santé des sols au Canada. Il a appris que les sols fournissent un ensemble de services écosystémiques qui permettent toute forme de vie – végétale, animale et humaine – sur Terre, notamment la purification et le stockage de l’eau, la régulation du climat et des crues, le cycle des éléments nutritifs, la séquestration du carbone, ainsi que la production d’aliments, de fibres, de combustibles et de matériaux de construction. Les sols offrent également un habitat aux organismes, en plus d’être à la base de l’infrastructure humaine et du patrimoine culturel.

Le sol est tout aussi essentiel à notre bien-être que l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Quand on parle de santé des sols, on parle de santé humaine. Il y a une seule santé[1]. Or, les sols sont toujours menacés au Canada et ailleurs. Depuis le rapport publié par le Sénat en 1984, le comité a appris que la gestion des sols s’est améliorée et que le rendement des cultures a augmenté grâce à une meilleure génétique des plantes et à de meilleures pratiques culturales. Ces progrès ont toute fois masqué l’effet de la dégradation continue des sols constatée et la perte de terres agricoles dans toutes les régions du Canada[2] et attribuable aux changements climatiques et à l’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (incendies, inondations et sècheresses), à l’urbanisation et à une mauvaise interprétation des résultats des pratiques de gestion des sols. Nous n’avons pas 40 ans de plus pour protéger et conserver les sols. Nous devons agir maintenant.

Le rapport explore de nombreux thèmes et présente des recommandations dans le but de faire comprendre ce qu’est la santé des sols, susciter des mesures incitatives et des initiatives axées sur les sols, et de promouvoir la santé des sols et la préservation des terres agricoles et forestières pour bâtir un avenir meilleur. Lors des témoignages et ses missions d’étude, le comité a pu constater les précieux efforts que déploient les agriculteurs, les éleveurs, les cultivateurs, les producteurs forestiers, les agronomes, les chercheurs et les représentants du gouvernement, dans chaque province et territoire au pays, pour réduire la dégradation des sols. Nous remercions chacun et chacune d’avoir pris le temps de nous faire part de ses connaissances sur les pratiques bénéfiques de gestion des sols et sur les obstacles à leur application.

Les sols sont une ressource naturelle précieuse. Le gouvernement du Canada devrait désigner le sol comme un bien national stratégique. D’autres pays, comme l’Australie, ont nommé un défenseur national des sols. Le comité croit que le gouvernement du Canada devrait en faire autant.

Le comité a appris que, bien que des organisations comme le Conseil canadien de conservation des sols élaborent une stratégie nationale des sols, il n’existe pas de stratégie fédérale globale à l’heure actuelle pour protéger et conserver les sols agricoles et forestiers dans notre pays. Un autre problème auquel le secteur et la population sont confrontés est le manque de données disponibles sur la santé des sols. Le gouvernement du Canada doit prendre l’initiative et collaborer avec les provinces, les territoires, les gouvernements autochtones, les universitaires et les producteurs agricoles et forestiers afin de recueillir, d’analyser et de diffuser les données sur la productivité des sols pour que nous puissions mieux comprendre et améliorer les stratégies visant à renforcer les capacités de nos sols.

Compte tenu de la diversité du climat et des sols au Canada, le comité s’est fait dire à maintes reprises qu’une approche unique de la santé des sols ne fonctionne pas et que les législateurs doivent prendre en compte les différences régionales. Dans le Nord du Canada, la fonte du pergélisol – et la quantité inconnue de carbone qui y est séquestrée et qui est libérée dans le sol – pose un risque pour l’agriculture et les forêts dans les trois territoires. La création d’un centre national d’évaluation du pergélisol améliorerait la coordination et la représentation de ces questions. Le comité a également appris que la contamination des sols est généralisée au Canada. Une stratégie nationale de lutte contre la contamination des sols partout au pays est impérative.

Le comité a entendu que, pour protéger et préserver le sol des terres agricoles au Canada, tous les pouvoirs publics – fédéral, provincial, territorial et municipal – doivent se concerter afin de planifier l’agriculture au sein des collectivités, et non à l’extérieur de ces dernières. Des témoins ont également dit qu’il est impératif de créer des incitatifs axés sur les sols (crédits fiscaux pour les agriculteurs, bonification de l’assurance-récolte, marché du carbone viable) et de fournir un financement permanent pour les initiatives de recherche sur les sols si l’on veut assurer la prospérité des producteurs. Enfin, des témoins ont recommandé que le gouvernement du Canada fournisse du financement pour des réseaux de pairs sur les sols, des services de vulgarisation et des programmes scientifiques sur les sols, et encourage l’élaboration de programmes dans les établissements d’enseignement primaires et secondaires afin d’accroitre la connaissance et la sensibilisation à l’égard des contributions économiques, environnementales et sociales de l’agriculture à notre pays.

Le comité croit qu’il faut adopter une nouvelle approche, une approche qui soit axée sur la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les administrations municipales et les gouvernements autochtones, afin de placer au premier plan la prospérité économique des producteurs agricoles et forestiers dans les politiques relatives aux sols.

[1] Selon l’Organisation mondiale de la santé, une seule santé est une approche intégrée qui vise à équilibrer et à optimiser la santé des personnes, des animaux et de l’environnement de manière durable en reconnaissant qu’ils sont étroitement liés et interdépendants.

[2] AGFO, Témoignages, 22 septembre 2022 (Don Lobb, agriculteur, à titre personnel).

Recommandations

Afin de mieux comprendre l’état de santé des sols et son évolution, le comité recommande que :
RECOMMANDATION 1

le gouvernement du Canada désigne le sol comme un bien national stratégique.


RECOMMANDATION 2

le gouvernement du Canada nomme un défenseur national des sols.


RECOMMANDATION 3

le gouvernement du Canada élabore une stratégie globale à long terme pour protéger et conserver le sol dans l’ensemble du Canada, et que cette stratégie comprenne des objectifs, un échéancier et des dispositions en matière de révision.


RECOMMANDATION 4

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires afin d’appuyer l’élaboration d’un consensus sur la façon de mesurer, de rendre compte et de vérifier la santé des sols.


RECOMMANDATION 5

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces, les territoires, les gouvernements autochtones, les universités et les producteurs agricoles et forestiers afin de créer un institut national et une base de données nationale sur les sols; que ces données soient partagées avec les provinces, les territoires, les gouvernements autochtones, les universités et les producteurs agricoles et forestiers; et qu’elles soient recueillies à divers moments afin de pouvoir mesurer adéquatement les changements au fil du temps.


RECOMMANDATION 6

le gouvernement du Canada crée un programme national d’évaluation du pergélisol.


Afin de mettre en place des mesures incitatives et des initiatives liées au sol, le comité recommande que :
RECOMMANDATION 7

le gouvernement du Canada encourage les provinces, les territoires et les municipalités à élaborer des mesures—dans le cadre de l’aménagement du territoire—qui préservent et protègent au mieux les terres agricoles sous leur compétence.


RECOMMANDATION 8

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour créer et mettre en œuvre un modèle d’assurance-récolte qui incite les biens et services écologiques fournis par les agriculteurs, les éleveurs et les cultivateurs.


RECOMMANDATION 9

le gouvernement du Canada contribue à faciliter et à encourager la création de marchés du carbone viables et avantageux pour les agriculteurs, les éleveurs et les cultivateurs.


RECOMMANDATION 10

le gouvernement du Canada mette en place des crédits d’impôt pour les agriculteurs, les éleveurs et les cultivateurs qui ont adopté ou sont en train d’adopter des innovations et des technologies qui appuient la santé des sols, et que le gouvernement du Canada n’oublie pas les pionniers.


RECOMMANDATION 11

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires afin d’élargir et de fournir un service Internet à large bande de meilleure qualité dans les régions rurales pour promouvoir l’adoption de techniques d’agriculture de précision afin d’améliorer la santé des sols.


RECOMMANDATION 12

le gouvernement du Canada augmente le financement offert aux partenariats public-privé pour la recherche et le développement sur les sols agricoles et forestiers.


RECOMMANDATION 13

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour fournir un financement à long terme pour :

  • la cartographie des sols agricoles et forestiers dans tout le pays, ainsi que pour l’agrégation des données;
  • un programme national d’échantillonnage de la couche arable; et,
  • la cartographie des inondations à proximité des terres agricoles.

RECOMMANDATION 14

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires afin :

  • d’étendre l’Initiative des laboratoires vivants à toutes les parties du secteur agricole;
  • de mettre à jour chaque année les indicateurs agroenvironnementaux;
  • d’investir davantage dans les grappes du programme Agri-science.

RECOMMANDATION 15

le gouvernement du Canada remette en place l’Administration du rétablissement agricole des Prairies.


Afin de promouvoir la santé des sols, la santé humaine et un avenir meilleur, le comité recommande que :
RECOMMANDATION 16

le gouvernement du Canada augmente le financement des réseaux de pairs sur les sols dans toutes les provinces et tous les territoires.


RECOMMANDATION 17

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour accroitre le financement à long terme des services de vulgarisation.


RECOMMANDATION 18

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces, les territoires et les gouvernements autochtones afin d’élaborer une stratégie nationale d’assainissement des sols contaminés dans l’ensemble du pays.


RECOMMANDATION 19

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces, les territoires et les gouvernements autochtones pour mener davantage de recherches sur la pollution des sols afin d’examiner ses effets sur la santé humaine.


RECOMMANDATION 20

le gouvernement du Canada recense et corrige les lacunes présentes dans les politiques actuelles afin d’assurer que les collectivités autochtones ont l’occasion de soutenir efficacement la santé des sols.


RECOMMANDATION 21

le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour améliorer le financement à long terme des programmes sur les sols offerts dans les établissements d’enseignement postsecondaire, et que ce financement soit maintenu.


RECOMMANDATION 22

le gouvernement du Canada fournisse un soutien financier et encourage l’élaboration de programmes agricoles dans les écoles primaires et secondaires afin d’accroitre la sensibilisation et la compréhension des contributions environnementales, sociales et économiques que l’agriculture apporte à notre pays.


RECOMMANDATION 23

les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, le défenseur national des sols et les parties intéressées pertinentes devraient s’engager à organiser un congrès annuel sur la santé des sols et que la question de la santé des sols soit abordée dans le programme de chaque ministre de l’Agriculture, ce qui donnera lieu à un rapport annuel sur la santé des sols pour le pays.


RECOMMANDATION 24

les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux accordent une attention particulière à la viabilité économique des producteurs agricoles et forestiers lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de toutes leurs politiques et de tous leurs programmes futurs liés à la santé des sols afin de s’assurer que les producteurs agricoles et forestiers sont en mesure d’investir dans la santé des sols.


RECOMMANDATION 25

le gouvernement du Canada reconnaît l’urgence de la situation et agit en conséquence. Nous n’avons pas 40 ans de plus pour protéger et conserver le sol.


Communiqué

Ottawa – Les changements climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes, la pollution et l’urbanisation dégradent les sols canadiens, en plus de menacer la sécurité alimentaire, l’environnement et le gagne-pain de millions de personnes, selon un nouveau rapport du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.  

Terrain critique : Pourquoi le sol est essentiel à la santé économique, environnementale, humaine et sociale du Canada étudie en profondeur le rôle critique des sols dans l’atténuation des changements climatiques, le maintien de la biodiversité et la capacité de mettre de la nourriture dans nos assiettes. Le comité exhorte le gouvernement fédéral à devenir un chef de file afin de protéger cette ressource nationale vitale. 

Le sol est le fondement du système agricole du Canada et un moteur économique clé. En 2022, les exportations de produits agricoles et alimentaires s’élevaient à près de 93 milliards de dollars. Toutefois, le comité a appris qu’il y a un manque de sensibilisation au sujet de la valeur des sols et que l’éducation est cruciale pour changer les perceptions entourant l’agriculture au Canada.    

Le rapport met en évidence les préoccupations des agriculteurs, des éleveurs, des producteurs et des experts de la santé des sols à propos des défis sans précédent à relever pour produire des produits alimentaires. Les inondations, les sécheresses, les feux de forêt et la perte de terres agricoles font partie des nombreuses causes menant à la dégradation des sols au pays.  

Le comité a pris connaissance de nombreuses pratiques de gestion des sols qui peuvent contribuer à maintenir la santé des sols, mais il n’existe aucune « approche universelle » parce que les sols et le climat varient à l’échelle du pays. De plus, il est difficile d’analyser les données sur la santé des sols parce que les gouvernements, les institutions universitaires, les organisations et les groupes de l’industrie n’ont pas de moyen commun de recueillir et de partager cette information. Le comité recommande donc d’accorder du financement à long terme pour la cartographie des sols et l’agrégation des données à l’échelle du pays.  

Le rapport formule 25 recommandations pour que le gouvernement fédéral travaille avec les secteurs canadiens de l’agriculture et de la foresterie, de même qu’avec les gouvernements municipaux, provinciaux, territoriaux et autochtones, en vue de s’attaquer vigoureusement à la dégradation et à la préservation des sols. Le comité croit fermement que les sols doivent constituer une priorité politique nationale pour contribuer à lutter contre les changements climatiques et à nourrir les générations futures.   

Faits en bref 

  • Le Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts a entendu 153 témoins et a reçu plus de 60 mémoires et documents de référence provenant de chercheurs en science du sol, d’agronomes, d’agriculteurs, d’éleveurs, de forestiers, d’organisations environnementales, d’agro-entreprises, de groupes de l’industrie, ainsi que du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et des gouvernements territoriaux.
  • En 2022, les exploitations agricoles primaires couvraient 62,2 millions d’hectares, soit 6,2 % de la superficie totale du Canada, et ont généré 36,3 milliards de dollars du PIB.
  • Le sol peut absorber et emmagasiner du carbone, offrir une protection contre les inondations et les sécheresses, purifier l’eau et constituer un habitat pour des centaines d’organismes. Des sols en santé produisent de la nourriture pour les Canadiens et le monde, et aideront le Canada à atteindre ses cibles de carboneutralité d’ici 2030 et 2050. 
  • La santé des sols est une préoccupation mondiale. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime que 33 % des sols de la planète sont déjà dégradés et que plus de 90 % pourraient l’être d’ici 2050.

Citations 

« Les sols sont souvent négligés, mais ils sont essentiels à la vie. C’est là que nos aliments poussent. Les sols purifient également notre air et notre eau. Nous devons agir maintenant pour préserver cette précieuse ressource nationale, qui est de plus en plus menacée par les changements climatiques, les inondations, les sécheresses, les feux de forêt et la perte de terres agricoles. Les sols canadiens étaient en péril il y a 40 ans lorsque le Sénat a publié son premier rapport sur la santé des sols. Nous ne pouvons pas attendre 40 ans de plus. »

- Le sénateur Rob Black, président du comité 

« Un sol en santé ne permet pas seulement de faire pousser des récoltes et des arbres en abondance. L’élevage régénérateur et les pratiques agricoles régénératrices peuvent modérer les changements climatiques en séquestrant davantage de carbone dans le sol. Et le sol riche en carbone supporte mieux les sécheresses et les inondations. Aujourd’hui, il faut que les éleveurs, les agriculteurs et les environnementalistes se voient comme des partenaires dans la lutte contre le réchauffement mondial, la perte de sol et la pollution du sol. » 

- La sénatrice Paula Simons, vice-présidente du comité

« La dégradation des sols menace la sécurité alimentaire ainsi que le gagne-pain de millions de personnes, y compris les producteurs agricoles et les forestiers qui sont en première ligne. Le gouvernement fédéral doit agir maintenant pour cultiver des sols en santé pour les générations à venir. »

- Le sénateur Victor Oh, membre du Sous-comité du programme et de la procédure 

« Pendant notre étude, nous avons appris que les peuples autochtones ont été écartés de la science du sol et de l’éducation agricole, et que les agriculteurs autochtones doivent encore surmonter des obstacles lorsqu’ils tentent d’avoir accès aux programmes de financement. Il faut absolument combler ces lacunes et intégrer le savoir autochtone à nos pratiques pour favoriser la santé des sols. »

- Le sénateur Marty Klyne, membre du Sous-comité du programme et de la procédure

Liens connexes

 

Pour de plus amples renseignements :

Ben Silverman
Agent de communications | Sénat du Canada
343-574-4950| ben.silverman@sen.parl.gc.ca

Multimédia

Des membres du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts présentent leur dernier rapport sur la santé des sols canadiens.

Lors d’une conférence de presse dévoilant un nouveau rapport du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts, le président du comité, le sénateur Robert Black, discute de la santé des sols au Canada.

La sénatrice Chantal Petitclerc, membre du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts, répond aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse présentant le dernier rapport du comité sur la santé des sols canadiens.

La sénatrice Paula Simons, vice-présidente du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts, discute du rapport du comité sur la santé des sols canadiens lors d’une conférence de presse.

Les sénateurs qui ont participé à cette étude

Robert Black

Robert Black
GSC - Ontario

Paula Simons

Paula Simons
GSI - Alberta

Sharon Burey

Sharon Burey
GSC - Ontario

Brent Cotter

Brent Cotter
GSI - Saskatchewan

Pierre J. Dalphond

Pierre J. Dalphond
GSI - Québec (De Lorimier)

Mobina S. B. Jaffer

Mobina S. B. Jaffer
GSI - Colombie-Britannique

Marty Klyne

Marty Klyne
GPS - Saskatchewan

John M. McNair

John M. McNair
GSI - Nouveau-Brunswick

Victor Oh

Victor Oh
C - Ontario (Ontario)

Chantal Petitclerc

Chantal Petitclerc
GSI - Québec (Grandville)

Donald Neil Plett

Donald Neil Plett
C - Manitoba (Landmark)

Membres d’office du comité: L’honorable sénateur Gold et/ou l’honorable sénatrice LaBoucane-Benson, L’honorable sénateur Plett et/ou l’honorable sénatrice Martin, L’honorable sénatrice Saint-Germain et/ou l’honorable sénatrice Clement, L’honorable sénateur Tannas et/ou l’honorable sénatrice Patterson, L’honorable sénateur Dalphond et/ou l’honorable sénatrice White

Autres sénateurs ayant participé à l’étude: L’honorable sénateur David M. Arnot, L’honorable sénatrice Michèle Audette, L’honorable sénatrice Diane Bellemare, L’honorable sénateur Andrew Cardozo, L’honorable sénateur Jean-Guy Dagenais, L’honorable sénateur Colin Deacon (Nouvelle-Écosse), L’honorable sénatrice Marty Deacon (Ontario), L’honorable sénatrice Pat Duncan, L’honorable sénatrice Renée Dupuis (à la retraite), L’honorable sénatrice Margo Greenwood, L’honorable sénateur Sabi Marwah (à la retraite), L’honorable sénatrice Marnie McBean, L’honorable sénateur Percy Mockler (à la retraite), L’honorable sénatrice Mary Robinson, L’honorable sénateur Larry W. Smith, L’honorable sénatrice Karen Sorenson, L’honorable sénatrice Pamela Wallin, L’honorable sénateur David M. Wells, L’honorable sénateur Howard Wetston (à la retraite), L’honorable sénateur Yuen Pau Woo

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