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EN IMAGES : La préservation pour l’avenir d’une fenêtre sur le passé
1 septembre 2020
COMMENT & POURQUOI

En février 2019, le Sénat a déménagé dans l’édifice du Sénat du Canada, une ancienne gare ferroviaire construite en 1912. Le Sénat occupera cet emplacement temporaire pendant la restauration de l’édifice du Centre du Parlement, sa demeure permanente.

Même si l’édifice du Centre est inaccessible durant les travaux, les Canadiens peuvent tout de même admirer ses œuvres d’art et son architecture grâce à la visite virtuelle immersive du Sénat.


Le vitrail est digne d’une reine ou, en réalité, de deux reines.

Hélas, le 13 mai 2020, le soleil a traversé le verre coloré pour la dernière fois d’ici sans doute un très long moment, les conservateurs ayant retiré soigneusement du foyer du Sénat le vitrail du jubilé de diamant afin de le protéger pendant la rénovation de l’édifice du Centre.

Le vitrail se veut un hommage aux exploits de la reine Élisabeth II et de la reine Victoria qui, avec 115 ans d’écart, ont célébré 60 ans de règne.

Ce sont les artistes Christopher Goodman et Angela Zissoff de Kelowna, en Colombie-Britannique, qui ont créé l’œuvre ornant le dessus des portes du Sénat de l’édifice du Centre en 2012, alors que la reine Élisabeth II célébrait son jubilé de diamant. M. Goodman était en terrain connu : en 1970, il avait travaillé avec son père à l’installation des fenêtres de la Chambre des communes.

Le vitrail est composé de 500 pièces, la plupart en verre soufflé à la bouche. La conception a été approuvée par la reine elle-même, qui en a dévoilé une maquette à l’occasion d’une cérémonie tenue en 2010 à Rideau Hall.

Découvrez l’arrière-scène des travaux qui visaient à retirer et à protéger cette œuvre d’art moderne.

Le foyer du Sénat a un aspect différent depuis quelque temps. Un revêtement de contreplaqué a été utilisé pour protéger les ornements historiques de l’édifice pendant les travaux, et il y a des échafaudages partout. On ne devine la présence du vitrail du jubilé de diamant que grâce à la lueur diffuse, au centre de la photo.

Une travailleuse découpe les pièces qui serviront de support pour le vitrail. Celui-ci a été retiré par sections; celles-ci ont ensuite été placées dans des caisses de bois.

Un travailleur parcourt le labyrinthe d’échafaudages pour atteindre le vitrail du jubilé.

Mark Thompson, directeur de Traditional Glassworks, dirige le retrait du vitrail du jubilé de diamant à partir du sommet d’un échafaudage. « Nous retirons les sections très délicatement avant de prendre une série de photographies des deux côtés », nous a-t-il dit. « Elles sont soigneusement emballées dans du Tyvek, du film à bulles d’air et des sacs de plastique, avant de les mettre en caisse et d’étiqueter le tout. »

Chaque section du vitrail a été remplacée par des insertions en bois spécialement fabriquées afin d’empêcher le vent, la poussière et la pluie de pénétrer dans l’édifice du Centre.

Le vitrail du jubilé de diamant dans toute sa gloire. La reine Victoria, à gauche, fait face à la reine Élisabeth II. Regardez attentivement au bas du vitrail : l’édifice du Centre apparaît sous les deux reines, mais la tour située sous la reine Victoria est plus petite. Pourquoi? Parce qu’elle représente la très judicieusement nommée Tour Victoria, qui couronnait l’édifice du Centre à l’origine. Le bâtiment a brûlé en 1916 et a été remplacé par le bâtiment actuel et par son emblématique Tour de la Paix, qui apparaît sous la reine Élisabeth II.

Un travailleur défait délicatement une section du vitrail de sa structure. (Crédit photo : Services publics et Approvisionnement Canada)

Un travailleur retourne dans les échafaudages, alors que la première section du vitrail repose en toute sécurité dans sa caisse de bois. Le vitrail s’est révélé en bon état. Il n’a besoin que d’un petit coup d’aspirateur — muni d’une brosse douce — et d’un léger nettoyage au chiffon de coton.