L’innovation agricole est essentielle à l’avenir du Canada, alors pourquoi ferme-t-on des sites de recherche? Sénateur Black

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La recherche et l’innovation agricoles sont étroitement liées, et elles sont essentielles à la compétitivité et à la résilience du secteur agricole canadien. Pourtant, en janvier, le gouvernement fédéral a annoncé la fermeture de trois centres de recherche et de développement dAgriculture et Agroalimentaire Canada (en anglais seulement) en Ontario, au Québec et en Alberta. De plus, quatre fermes de recherche satellites — une en Nouvelle-Écosse, une au Manitoba et deux en Saskatchewan — sont en passe d’être fermées.
Bien que ces centres de recherche fédéraux ferment leurs portes, le ministre garde espoir (en anglais seulement) que le gouvernement puisse maintenir le même niveau de recherche agricole qu’auparavant. S’il s’agit là d’une mesure indispensable pour renforcer et pérenniser le secteur agricole canadien, il convient d’examiner attentivement les conséquences de ces fermetures et de mettre en place une planification rigoureuse afin de préserver nos capacités de recherche et d’innovation agronomiques.
La santé des sols varie d’une région à l’autre du pays, et il n’existe pas de méthode universelle pour les protéger. Nous ne pouvons sous-estimer l’importance des fermes de recherche satellites situées à différents endroits, sous divers climats et au sein de divers écosystèmes, à travers notre territoire vaste et varié. Ces installations permettent notamment de tester de manière rigoureuse des variétés de semences, des pratiques agricoles et des technologies, ce qui favorise une prise de décision fondée sur des données probantes et renforce la résilience agricole à long terme.
Nous savons que le Canada perd chaque jour des terres agricoles de première qualité d’un océan à l’autre, et que la dégradation de la santé des sols touche l’ensemble des provinces et des territoires. Il est impératif que nous soutenions les scientifiques et les chercheurs qui explorent des techniques visant à augmenter les rendements et à produire davantage d’aliments par acre, et qui s’efforcent d’améliorer la résilience de nos cultures. Le moment est venu d’investir massivement dans la recherche et l’innovation à grande échelle dans ce secteur.
L’agriculture n’est certes pas sans défis, mais la recherche, l’innovation, la science et la technologie fournissent des outils et des ressources concrets qui aideront les agriculteurs et les producteurs à surmonter certaines des difficultés auxquelles le secteur est confronté. La sélection des plantes, par exemple, peut favoriser une production alimentaire accrue, une meilleure résilience face au climat et une résistance améliorée aux ravageurs, ce qui contribue inévitablement à l’augmentation des rendements et à l’amélioration de la qualité des produits. En effet, bon nombre des cultures que nous consommons aujourd’hui ont fait l’objet d’une évolution significative grâce à la recherche et au développement en sélection des plantes.
La protection, la conservation et l’amélioration de la santé des sols passent notamment par la promotion d’une meilleure planification de l’aménagement du territoire. Cela implique notamment de soutenir les chercheurs, les scientifiques, les agronomes et les innovateurs qui étudient activement les moyens de renverser ou de prévenir la dégradation des sols partout au pays.
En juin 2025, j’ai présenté au Sénat du Canada le projet de loi S-230, la Loi sur la stratégie nationale pour la santé des sols, dans l’espoir qu’il sensibilise davantage à l’importance du rôle que joue un sol sain dans notre économie et pour notre bien-être collectif. J’ai reçu un soutien important de la part de tous les paliers de gouvernement et des représentants du secteur agricole, ainsi que des agriculteurs, des éleveurs et des producteurs de tout le pays. Il reste toutefois beaucoup à faire pour garantir que notre secteur demeure compétitif, notamment en protégeant et en soutenant la recherche, les infrastructures et l’innovation agricoles.
J’ai pu constater par moi-même les innovations et les travaux de recherche menés dans les exploitations agricoles dans l’ensemble du pays. Partout au Canada, on développe des idées brillantes et des technologies exceptionnelles qui ont le potentiel de faire progresser le secteur. Cependant, l’écosystème canadien n’est pas en mesure de soutenir le développement et la commercialisation de ces innovations. En effet, de nombreux chercheurs et entrepreneurs trouvent plus facile de mettre en œuvre et de commercialiser leurs innovations dans d’autres pays en raison des obstacles et des formalités administratives auxquels ils sont confrontés au Canada.
Le gouvernement fédéral doit s’engager à cultiver non seulement nos terres, mais aussi un environnement propice à l’épanouissement et au développement de l’innovation canadienne, renforçant ainsi notre compétitivité à l’échelle internationale et stimulant inévitablement notre économie. Pour ce faire, il convient de renforcer les capacités de recherche à travers le pays, d’investir dans l’innovation canadienne et de protéger nos terres essentielles.
En 2024, le secteur agricole et agroalimentaire a contribué 149,2 milliards de dollars au produit intérieur brut du pays et représentait un emploi sur neuf au Canada. Le gouvernement fédéral doit préserver et renforcer notre secteur agricole et soutenir la recherche et l’innovation avant que le secteur ne prenne davantage de retard par rapport à nos partenaires commerciaux internationaux.
Tout comme le ministre de l’Agriculture du Canada, j‘espère moi aussi que le gouvernement maintiendra le même niveau de recherche agricole après la fermeture de ces centres de recherche fédéraux, mais je ne vois pas vraiment comment il pourra y parvenir.
Le sénateur Rob Black représente l’Ontario et il est membre du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.
Cet article a été publié dans le Hill Times le 5 mars 2026 (en anglais seulement).
La recherche et l’innovation agricoles sont étroitement liées, et elles sont essentielles à la compétitivité et à la résilience du secteur agricole canadien. Pourtant, en janvier, le gouvernement fédéral a annoncé la fermeture de trois centres de recherche et de développement dAgriculture et Agroalimentaire Canada (en anglais seulement) en Ontario, au Québec et en Alberta. De plus, quatre fermes de recherche satellites — une en Nouvelle-Écosse, une au Manitoba et deux en Saskatchewan — sont en passe d’être fermées.
Bien que ces centres de recherche fédéraux ferment leurs portes, le ministre garde espoir (en anglais seulement) que le gouvernement puisse maintenir le même niveau de recherche agricole qu’auparavant. S’il s’agit là d’une mesure indispensable pour renforcer et pérenniser le secteur agricole canadien, il convient d’examiner attentivement les conséquences de ces fermetures et de mettre en place une planification rigoureuse afin de préserver nos capacités de recherche et d’innovation agronomiques.
La santé des sols varie d’une région à l’autre du pays, et il n’existe pas de méthode universelle pour les protéger. Nous ne pouvons sous-estimer l’importance des fermes de recherche satellites situées à différents endroits, sous divers climats et au sein de divers écosystèmes, à travers notre territoire vaste et varié. Ces installations permettent notamment de tester de manière rigoureuse des variétés de semences, des pratiques agricoles et des technologies, ce qui favorise une prise de décision fondée sur des données probantes et renforce la résilience agricole à long terme.
Nous savons que le Canada perd chaque jour des terres agricoles de première qualité d’un océan à l’autre, et que la dégradation de la santé des sols touche l’ensemble des provinces et des territoires. Il est impératif que nous soutenions les scientifiques et les chercheurs qui explorent des techniques visant à augmenter les rendements et à produire davantage d’aliments par acre, et qui s’efforcent d’améliorer la résilience de nos cultures. Le moment est venu d’investir massivement dans la recherche et l’innovation à grande échelle dans ce secteur.
L’agriculture n’est certes pas sans défis, mais la recherche, l’innovation, la science et la technologie fournissent des outils et des ressources concrets qui aideront les agriculteurs et les producteurs à surmonter certaines des difficultés auxquelles le secteur est confronté. La sélection des plantes, par exemple, peut favoriser une production alimentaire accrue, une meilleure résilience face au climat et une résistance améliorée aux ravageurs, ce qui contribue inévitablement à l’augmentation des rendements et à l’amélioration de la qualité des produits. En effet, bon nombre des cultures que nous consommons aujourd’hui ont fait l’objet d’une évolution significative grâce à la recherche et au développement en sélection des plantes.
La protection, la conservation et l’amélioration de la santé des sols passent notamment par la promotion d’une meilleure planification de l’aménagement du territoire. Cela implique notamment de soutenir les chercheurs, les scientifiques, les agronomes et les innovateurs qui étudient activement les moyens de renverser ou de prévenir la dégradation des sols partout au pays.
En juin 2025, j’ai présenté au Sénat du Canada le projet de loi S-230, la Loi sur la stratégie nationale pour la santé des sols, dans l’espoir qu’il sensibilise davantage à l’importance du rôle que joue un sol sain dans notre économie et pour notre bien-être collectif. J’ai reçu un soutien important de la part de tous les paliers de gouvernement et des représentants du secteur agricole, ainsi que des agriculteurs, des éleveurs et des producteurs de tout le pays. Il reste toutefois beaucoup à faire pour garantir que notre secteur demeure compétitif, notamment en protégeant et en soutenant la recherche, les infrastructures et l’innovation agricoles.
J’ai pu constater par moi-même les innovations et les travaux de recherche menés dans les exploitations agricoles dans l’ensemble du pays. Partout au Canada, on développe des idées brillantes et des technologies exceptionnelles qui ont le potentiel de faire progresser le secteur. Cependant, l’écosystème canadien n’est pas en mesure de soutenir le développement et la commercialisation de ces innovations. En effet, de nombreux chercheurs et entrepreneurs trouvent plus facile de mettre en œuvre et de commercialiser leurs innovations dans d’autres pays en raison des obstacles et des formalités administratives auxquels ils sont confrontés au Canada.
Le gouvernement fédéral doit s’engager à cultiver non seulement nos terres, mais aussi un environnement propice à l’épanouissement et au développement de l’innovation canadienne, renforçant ainsi notre compétitivité à l’échelle internationale et stimulant inévitablement notre économie. Pour ce faire, il convient de renforcer les capacités de recherche à travers le pays, d’investir dans l’innovation canadienne et de protéger nos terres essentielles.
En 2024, le secteur agricole et agroalimentaire a contribué 149,2 milliards de dollars au produit intérieur brut du pays et représentait un emploi sur neuf au Canada. Le gouvernement fédéral doit préserver et renforcer notre secteur agricole et soutenir la recherche et l’innovation avant que le secteur ne prenne davantage de retard par rapport à nos partenaires commerciaux internationaux.
Tout comme le ministre de l’Agriculture du Canada, j‘espère moi aussi que le gouvernement maintiendra le même niveau de recherche agricole après la fermeture de ces centres de recherche fédéraux, mais je ne vois pas vraiment comment il pourra y parvenir.
Le sénateur Rob Black représente l’Ontario et il est membre du Comité sénatorial de l’agriculture et des forêts.
Cet article a été publié dans le Hill Times le 5 mars 2026 (en anglais seulement).