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La modernisation de l’édifice du Centre profite aux Canadiens, aux parlementaires et aux travailleurs qualifiés : sénateur Loffreda

Un homme vêtu d’équipement de protection individuelle et de lunettes de soleil se tient debout sur un chantier de construction pendant une journée enneigée, avec la Tour de la Paix de l’édifice du Centre et une grue en arrière-plan.

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Si ces murs parlementaires pouvaient parler, que diraient-ils? Quels secrets révéleraient-ils sur les négociations chuchotées, les débats passionnés, les décisions historiques, les compromis discrets et les moments privés qui ont vu le Canada devenir l’un des pays les plus désirables au monde?

Bien sûr, ils ne peuvent pas parler. Et pour l’instant, ils existent à peine, du moins pas tels que les Canadiens s’en souviennent. Aujourd’hui, ces murs, tout comme les plafonds, les planchers et les portes, ont disparu, car l’édifice du Centre du Parlement a été démantelé jusqu’à sa structure de base.

En ma qualité de nouveau président du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration (CIBA) du Sénat, j’ai eu le privilège, en janvier, de visiter en privé le chantier de réhabilitation de l’édifice du Centre sur la Colline du Parlement.

L’édifice du Centre fait actuellement l’objet d’une transformation majeure de 5 milliards de dollars – le projet de réhabilitation du patrimoine le plus important et le plus complexe de l’histoire du Canada – dans le cadre de ce qu’on appelle la vision et le plan à long terme (VPLT) pour les édifices et le terrain du Parlement. Reconstruit après l’incendie dévastateur de février 1916, le bâtiment actuel a plus d’un siècle et a besoin d’être rénové de toute urgence. Derrière sa façade néogothique familière, il manque de nombreuses caractéristiques attendues d’un bâtiment moderne (chauffage, climatisation et ventilation de pointe), ainsi que des systèmes technologiques et de sécurité à jour. Il nécessite également d’importantes améliorations structurelles, notamment l’isolation sismique à la base.

L’objectif est ambitieux, mais clair : créer un Parlement moderne qui fonctionne mieux pour les parlementaires et le personnel, qui accueille les Canadiens et les touristes du monde entier, qui améliore la sécurité et l’accessibilité, qui réduit l’impact environnemental et qui préserve le caractère historique qui rend la Colline du Parlement si emblématique.

Lorsque l’édifice du Centre a été évacué à la fin de 2018, la Chambre des communes a été relocalisée dans l’édifice de l’Ouest tout près, et le Sénat a emménagé dans l’ancienne gare ferroviaire d’Ottawa, rebaptisée l’édifice du Sénat du Canada. Depuis 2019, la modernisation de l’édifice du Centre avance à toute vapeur.

En visitant la coquille vide du bâtiment et en parcourant la Chambre du Sénat, la Chambre des communes, le bureau du premier ministre, le Hall d’honneur et les appartements de la présidence du Sénat, il était impossible de ne pas imaginer ce dont ces espaces ont été témoins et ce qu’ils ont entendu au cours des 100 dernières années. Les murs sont peut-être nus et les couloirs méconnaissables, mais les échos de l’histoire y sont indéniablement présents.

J’ai été particulièrement impressionné par les travaux sous le bâtiment, où des équipes renforcent les fondations datant de la Confédération elle-même et creusent un nouveau sous-sol. C’était époustouflant. Pendant ce temps, au-dessus du sol, environ 365 000 pierres qui composent la façade de 20 000 mètres carrés de l’édifice seront restaurées.

Un autre des éléments les plus marquants du projet est le nouveau Centre d’accueil parlementaire souterrain. À 23 mètres de profondeur, l’excavation est stupéfiante : quelque 40 000 camions de roche ont été retirés. Un jour, dans un avenir pas si lointain, il offrira aux Canadiens un point d’entrée immersif, entièrement accessible et engageant au cœur de leur démocratie.

À son apogée, le projet de réhabilitation emploiera jusqu’à 1 500 travailleurs par jour et a déjà permis de créer plus de 4 000 emplois dans tout le pays. Il forme également une nouvelle génération de travailleurs dans des domaines hautement spécialisés, de la maçonnerie patrimoniale à l’ingénierie de pointe – des compétences qui perdureront longtemps après que la poussière (au sens propre comme au figuré) sera retombée.

L’équipe derrière la réhabilitation de l’édifice du Centre, désormais dans sa sixième année, travaille d’arrache-pied pour respecter le calendrier actuel du projet. En tant que sénateur nommé en 2019, j’avoue que je craignais de ne jamais pouvoir siéger dans la Chambre rouge originale. Ce n’est un secret pour personne que ces projets de construction gigantesques ne respectent pas toujours les délais et les budgets prévus. J’ai été rassuré d’apprendre que, si tout se passe comme prévu, les sénateurs reviendront dans nos anciens (mais nouveaux) locaux au cours de la première moitié des années 2030, bien avant mon départ à la retraite obligatoire.

Ainsi, si ces murs pouvaient parler, ils nous rappelleraient peut-être que l’histoire du Canada est celle de la résilience, de la tolérance et de l’excellence. Les récits que ces murs renferment, protègent et chérissent, ainsi que les événements qui s’y sont déroulés et qui ont façonné notre démocratie, continueront de vivre au sein d’un Parlement rénové et à la fine pointe de la technologie, prêt à servir le Canada pour les cent prochaines années.

En collaboration avec mes collègues du CIBA et avec le Sous-comité sur la VPLT du Sénat, je continuerai de superviser et d’examiner les décisions importantes liées à ce projet – en particulier lorsqu’il s’agit des espaces du Sénat – afin de nous assurer qu’il respecte les délais et le budget prévus et qu’il tient compte de la dignité de l’institution et des personnes qu’elle sert. Les Canadiens peuvent suivre l’avancement des travaux en ligne grâce à des rapports trimestriels, à des images en direct et à la série multimédia Au cœur du Centre du Sénat.

En fin de compte, nous voulons nous assurer que l’édifice du Centre, avec sa Tour de la Paix emblématique de 92 mètres et son carillon de 53 cloches, demeure l’un des espaces publics les plus accueillants, les plus accessibles et les plus visités du Canada. Après tout, le Parlement appartient à son peuple.

Et si ces murs pouvaient réellement parler, ils conviendraient certainement que la démocratie qu’ils abritent doit toujours rester forte, indépendante et libre.


Le sénateur Tony Loffreda représente la division sénatoriale de Chaouinigane au Québec et préside le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration.

Une version de cet article a été publiée le 18 février 2026 dans le journal The Suburban (en anglais seulement).

Si ces murs parlementaires pouvaient parler, que diraient-ils? Quels secrets révéleraient-ils sur les négociations chuchotées, les débats passionnés, les décisions historiques, les compromis discrets et les moments privés qui ont vu le Canada devenir l’un des pays les plus désirables au monde?

Bien sûr, ils ne peuvent pas parler. Et pour l’instant, ils existent à peine, du moins pas tels que les Canadiens s’en souviennent. Aujourd’hui, ces murs, tout comme les plafonds, les planchers et les portes, ont disparu, car l’édifice du Centre du Parlement a été démantelé jusqu’à sa structure de base.

En ma qualité de nouveau président du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration (CIBA) du Sénat, j’ai eu le privilège, en janvier, de visiter en privé le chantier de réhabilitation de l’édifice du Centre sur la Colline du Parlement.

L’édifice du Centre fait actuellement l’objet d’une transformation majeure de 5 milliards de dollars – le projet de réhabilitation du patrimoine le plus important et le plus complexe de l’histoire du Canada – dans le cadre de ce qu’on appelle la vision et le plan à long terme (VPLT) pour les édifices et le terrain du Parlement. Reconstruit après l’incendie dévastateur de février 1916, le bâtiment actuel a plus d’un siècle et a besoin d’être rénové de toute urgence. Derrière sa façade néogothique familière, il manque de nombreuses caractéristiques attendues d’un bâtiment moderne (chauffage, climatisation et ventilation de pointe), ainsi que des systèmes technologiques et de sécurité à jour. Il nécessite également d’importantes améliorations structurelles, notamment l’isolation sismique à la base.

L’objectif est ambitieux, mais clair : créer un Parlement moderne qui fonctionne mieux pour les parlementaires et le personnel, qui accueille les Canadiens et les touristes du monde entier, qui améliore la sécurité et l’accessibilité, qui réduit l’impact environnemental et qui préserve le caractère historique qui rend la Colline du Parlement si emblématique.

Lorsque l’édifice du Centre a été évacué à la fin de 2018, la Chambre des communes a été relocalisée dans l’édifice de l’Ouest tout près, et le Sénat a emménagé dans l’ancienne gare ferroviaire d’Ottawa, rebaptisée l’édifice du Sénat du Canada. Depuis 2019, la modernisation de l’édifice du Centre avance à toute vapeur.

En visitant la coquille vide du bâtiment et en parcourant la Chambre du Sénat, la Chambre des communes, le bureau du premier ministre, le Hall d’honneur et les appartements de la présidence du Sénat, il était impossible de ne pas imaginer ce dont ces espaces ont été témoins et ce qu’ils ont entendu au cours des 100 dernières années. Les murs sont peut-être nus et les couloirs méconnaissables, mais les échos de l’histoire y sont indéniablement présents.

J’ai été particulièrement impressionné par les travaux sous le bâtiment, où des équipes renforcent les fondations datant de la Confédération elle-même et creusent un nouveau sous-sol. C’était époustouflant. Pendant ce temps, au-dessus du sol, environ 365 000 pierres qui composent la façade de 20 000 mètres carrés de l’édifice seront restaurées.

Un autre des éléments les plus marquants du projet est le nouveau Centre d’accueil parlementaire souterrain. À 23 mètres de profondeur, l’excavation est stupéfiante : quelque 40 000 camions de roche ont été retirés. Un jour, dans un avenir pas si lointain, il offrira aux Canadiens un point d’entrée immersif, entièrement accessible et engageant au cœur de leur démocratie.

À son apogée, le projet de réhabilitation emploiera jusqu’à 1 500 travailleurs par jour et a déjà permis de créer plus de 4 000 emplois dans tout le pays. Il forme également une nouvelle génération de travailleurs dans des domaines hautement spécialisés, de la maçonnerie patrimoniale à l’ingénierie de pointe – des compétences qui perdureront longtemps après que la poussière (au sens propre comme au figuré) sera retombée.

L’équipe derrière la réhabilitation de l’édifice du Centre, désormais dans sa sixième année, travaille d’arrache-pied pour respecter le calendrier actuel du projet. En tant que sénateur nommé en 2019, j’avoue que je craignais de ne jamais pouvoir siéger dans la Chambre rouge originale. Ce n’est un secret pour personne que ces projets de construction gigantesques ne respectent pas toujours les délais et les budgets prévus. J’ai été rassuré d’apprendre que, si tout se passe comme prévu, les sénateurs reviendront dans nos anciens (mais nouveaux) locaux au cours de la première moitié des années 2030, bien avant mon départ à la retraite obligatoire.

Ainsi, si ces murs pouvaient parler, ils nous rappelleraient peut-être que l’histoire du Canada est celle de la résilience, de la tolérance et de l’excellence. Les récits que ces murs renferment, protègent et chérissent, ainsi que les événements qui s’y sont déroulés et qui ont façonné notre démocratie, continueront de vivre au sein d’un Parlement rénové et à la fine pointe de la technologie, prêt à servir le Canada pour les cent prochaines années.

En collaboration avec mes collègues du CIBA et avec le Sous-comité sur la VPLT du Sénat, je continuerai de superviser et d’examiner les décisions importantes liées à ce projet – en particulier lorsqu’il s’agit des espaces du Sénat – afin de nous assurer qu’il respecte les délais et le budget prévus et qu’il tient compte de la dignité de l’institution et des personnes qu’elle sert. Les Canadiens peuvent suivre l’avancement des travaux en ligne grâce à des rapports trimestriels, à des images en direct et à la série multimédia Au cœur du Centre du Sénat.

En fin de compte, nous voulons nous assurer que l’édifice du Centre, avec sa Tour de la Paix emblématique de 92 mètres et son carillon de 53 cloches, demeure l’un des espaces publics les plus accueillants, les plus accessibles et les plus visités du Canada. Après tout, le Parlement appartient à son peuple.

Et si ces murs pouvaient réellement parler, ils conviendraient certainement que la démocratie qu’ils abritent doit toujours rester forte, indépendante et libre.


Le sénateur Tony Loffreda représente la division sénatoriale de Chaouinigane au Québec et préside le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration.

Une version de cet article a été publiée le 18 février 2026 dans le journal The Suburban (en anglais seulement).

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