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Les véritables implications du projet de loi C-50 pour l’industrie énergétique de T.-N.-L. – ce n’est pas beau à voir : sénateur Wells

Un travailleur portant un casque, une veste jaune néon et un pantalon orange traverse à pied la passerelle d’une plate-forme de forage en mer.

La plupart des gens associent l’industrie pétrolière et gazière du Canada aux provinces de l’Ouest, plus particulièrement à l’Alberta et aux sables bitumineux.

Il est bien rare que l’on considère Terre-Neuve-et-Labrador comme un géant de l’énergie si l’on n’habite pas dans cette province.

En tant que sénateur qui représente Terre-Neuve-et-Labrador et ancien adjoint au chef de direction et membre du conseil d’administration de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, je veux vous détromper – et prévenir tous les Canadiens de ce que le gouvernement libéral nous réserve. Avis aux cœurs sensibles : il vaudrait mieux vous arrêter ici.

Depuis sa création il y a plus de 50 ans, l’industrie pétrolière et gazière de Terre-Neuve-et-Labrador a produit plus de deux milliards de barils de pétrole, et ce n’est qu’un début. On espère tirer 170 millions de barils de ressources récupérables de l’extension sud du champ Hibernia, et on pense que le gisement en eau profonde Bay du Nord qui vient d’être découvert pourrait donner plus de 500 millions de barils.

Le pétrole est une importante source de revenus pour notre province, nos familles et, par extension, nos communautés. L’industrie emploie quelque 20 000 personnes. La province est le principal producteur de pétrole brut dans l’est du Canada et le troisième producteur canadien derrière l’Alberta et la Saskatchewan. En 2023, le pétrole a été notre principal produit d’exportation, et rien qu’en janvier 2024, nos exportations de pétrole ont généré des revenus de près d’un demi-milliard de dollars.

Par comparaison, l’empreinte carbone de l’industrie pétrolière et gazière extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador compte parmi les plus faibles du monde. Nul besoin de séparer le bitume du sable ni de transporter nos produits jusqu’aux marchés par camion-citerne, par train ou par oléoduc. Pour couronner le tout : un cout de revient parmi les plus bas du monde.

Qu’est-ce qui pourrait bien assombrir ce ciel bleu? En général, l’écoactivisme du gouvernement libéral, et en particulier, le projet de loi C-50, Loi canadienne sur les emplois durables. Au dire du gouvernement, ce projet de loi a été conçu pour préparer les travailleurs des industries énergétiques traditionnelles à faire la transition vers des emplois de la « nouvelle économie durable ».

En réalité, il éliminera progressivement l’industrie pétrolière canadienne et créera des programmes de recyclage professionnel pour des personnes qui occupent déjà un emploi durable dans le secteur pétrolier. À Terre-Neuve-et-Labrador, cela nous fait penser au Programme d’adaptation et de redressement de la pêche de la morue du Nord (PARPMN), aussi appelé La Stratégie du poisson de fond de l’Atlantique (LSPA), qui a été mis en œuvre dans les années 1990 lorsque le marché du poisson de fond s’est effondré à cause d’une mauvaise gestion et de facteurs environnementaux.

Cependant, cette fois-ci, c’est une industrie bien réglementée et en bonne santé qui s’effondrera à cause d’une politique officielle du gouvernement libéral sous la direction de Seamus O’Regan, un représentant élu de Terre-Neuve-et-Labrador qui a présenté cette politique lorsqu’il était ministre des Ressources naturelles du gouvernement Trudeau et qui travaille maintenant à sa mise en œuvre à titre de ministre du Travail.

Les programmes de recyclage professionnel dirigés par le gouvernement sont un sujet délicat pour les Terre-Neuviens-et-Labradoriens. Dans les années 1990, la fermeture de l’industrie autrefois prospère de la pêche du poisson de fond dans la province a mis au chômage des milliers de pêcheurs et d’ouvriers et a fait chuter le nombre d’entreprises et de travailleurs qui approvisionnaient cette industrie. Il n’y avait plus de travail et le « recyclage » offert visait à enseigner des compétences qui n’allaient jamais être utiles dans les régions rurales de notre province.

Aujourd’hui, c’est la même histoire qui se répète. Dans sa propre note d’information au ministre O’Regan sur le projet de loi C-50, le gouvernement Trudeau avoue que la transition vers une économie à faibles émissions de carbone aura un impact disproportionné sur notre province, et il ajoute même que certains emplois verts n’exigeront pas des compétences vertes, par exemple des postes de concierge ou de chauffeur pour une entreprise de produits solaires. Formidable.

En tant que représentant de Terre-Neuve-et-Labrador et porte-parole de l’opposition sur le projet de loi C‑ 50 au Sénat, je ferai tout en mon pouvoir pour combattre cette mesure législative proposée par Seamus O’Regan, le ministre du Cabinet qui nous représente.

Ce projet de loi s’en prend directement à une industrie propre, bon marché et profitable de notre province qui donne à des milliers de professionnels terre-neuviens-et-labradoriens qualifiés et dévoués du travail dans leur propre région.

Le sénateur David M. Wells représente Terre-Neuve-et-Labrador au Sénat. Il est membre du Comité sénatorial de l’énergie, de l’environnement   et ancien adjoint au chef de direction et membre du conseil administratif de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers.

Cet article a été publié le 29 mai 2024 dans le St. John’s Telegram (en anglais seulement).

La plupart des gens associent l’industrie pétrolière et gazière du Canada aux provinces de l’Ouest, plus particulièrement à l’Alberta et aux sables bitumineux.

Il est bien rare que l’on considère Terre-Neuve-et-Labrador comme un géant de l’énergie si l’on n’habite pas dans cette province.

En tant que sénateur qui représente Terre-Neuve-et-Labrador et ancien adjoint au chef de direction et membre du conseil d’administration de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, je veux vous détromper – et prévenir tous les Canadiens de ce que le gouvernement libéral nous réserve. Avis aux cœurs sensibles : il vaudrait mieux vous arrêter ici.

Depuis sa création il y a plus de 50 ans, l’industrie pétrolière et gazière de Terre-Neuve-et-Labrador a produit plus de deux milliards de barils de pétrole, et ce n’est qu’un début. On espère tirer 170 millions de barils de ressources récupérables de l’extension sud du champ Hibernia, et on pense que le gisement en eau profonde Bay du Nord qui vient d’être découvert pourrait donner plus de 500 millions de barils.

Le pétrole est une importante source de revenus pour notre province, nos familles et, par extension, nos communautés. L’industrie emploie quelque 20 000 personnes. La province est le principal producteur de pétrole brut dans l’est du Canada et le troisième producteur canadien derrière l’Alberta et la Saskatchewan. En 2023, le pétrole a été notre principal produit d’exportation, et rien qu’en janvier 2024, nos exportations de pétrole ont généré des revenus de près d’un demi-milliard de dollars.

Par comparaison, l’empreinte carbone de l’industrie pétrolière et gazière extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador compte parmi les plus faibles du monde. Nul besoin de séparer le bitume du sable ni de transporter nos produits jusqu’aux marchés par camion-citerne, par train ou par oléoduc. Pour couronner le tout : un cout de revient parmi les plus bas du monde.

Qu’est-ce qui pourrait bien assombrir ce ciel bleu? En général, l’écoactivisme du gouvernement libéral, et en particulier, le projet de loi C-50, Loi canadienne sur les emplois durables. Au dire du gouvernement, ce projet de loi a été conçu pour préparer les travailleurs des industries énergétiques traditionnelles à faire la transition vers des emplois de la « nouvelle économie durable ».

En réalité, il éliminera progressivement l’industrie pétrolière canadienne et créera des programmes de recyclage professionnel pour des personnes qui occupent déjà un emploi durable dans le secteur pétrolier. À Terre-Neuve-et-Labrador, cela nous fait penser au Programme d’adaptation et de redressement de la pêche de la morue du Nord (PARPMN), aussi appelé La Stratégie du poisson de fond de l’Atlantique (LSPA), qui a été mis en œuvre dans les années 1990 lorsque le marché du poisson de fond s’est effondré à cause d’une mauvaise gestion et de facteurs environnementaux.

Cependant, cette fois-ci, c’est une industrie bien réglementée et en bonne santé qui s’effondrera à cause d’une politique officielle du gouvernement libéral sous la direction de Seamus O’Regan, un représentant élu de Terre-Neuve-et-Labrador qui a présenté cette politique lorsqu’il était ministre des Ressources naturelles du gouvernement Trudeau et qui travaille maintenant à sa mise en œuvre à titre de ministre du Travail.

Les programmes de recyclage professionnel dirigés par le gouvernement sont un sujet délicat pour les Terre-Neuviens-et-Labradoriens. Dans les années 1990, la fermeture de l’industrie autrefois prospère de la pêche du poisson de fond dans la province a mis au chômage des milliers de pêcheurs et d’ouvriers et a fait chuter le nombre d’entreprises et de travailleurs qui approvisionnaient cette industrie. Il n’y avait plus de travail et le « recyclage » offert visait à enseigner des compétences qui n’allaient jamais être utiles dans les régions rurales de notre province.

Aujourd’hui, c’est la même histoire qui se répète. Dans sa propre note d’information au ministre O’Regan sur le projet de loi C-50, le gouvernement Trudeau avoue que la transition vers une économie à faibles émissions de carbone aura un impact disproportionné sur notre province, et il ajoute même que certains emplois verts n’exigeront pas des compétences vertes, par exemple des postes de concierge ou de chauffeur pour une entreprise de produits solaires. Formidable.

En tant que représentant de Terre-Neuve-et-Labrador et porte-parole de l’opposition sur le projet de loi C‑ 50 au Sénat, je ferai tout en mon pouvoir pour combattre cette mesure législative proposée par Seamus O’Regan, le ministre du Cabinet qui nous représente.

Ce projet de loi s’en prend directement à une industrie propre, bon marché et profitable de notre province qui donne à des milliers de professionnels terre-neuviens-et-labradoriens qualifiés et dévoués du travail dans leur propre région.

Le sénateur David M. Wells représente Terre-Neuve-et-Labrador au Sénat. Il est membre du Comité sénatorial de l’énergie, de l’environnement   et ancien adjoint au chef de direction et membre du conseil administratif de l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers.

Cet article a été publié le 29 mai 2024 dans le St. John’s Telegram (en anglais seulement).

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