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Perspectives — Du 17 au 19 avril 2018
24 avril 2018
OPINIONS

La semaine dernière au Sénat : Le Centre des conférences du gouvernement, le pipeline Trans Mountain, l’importance des langues maternelles ainsi que le tourisme de transplantation et trafic d’organes.

Gouvernement

L’arrivée du printemps à Ottawa marque aussi le début de la saison touristique dans la capitale nationale. Au cours des prochains mois, des milliers de visiteurs de toutes les régions du Canada et d’ailleurs se rendront sur la Colline du Parlement. Cependant, beaucoup ne se rendent pas compte que ce sera fort probablement leur dernière chance de profiter d’une visite guidée gratuite de l’un des édifices historiques les plus emblématiques du pays, et ce, pour une période d’au moins 10 ans.

Dans le cadre de travaux de rénovation massifs des immeubles du Parlement canadien datant du XIXe siècle, l’édifice du Centre sera fermé pendant les 10 prochaines années, à partir de cet automne. Cela signifie que l’impressionnante Tour de la Paix et le Hall d’honneur, la magnifique Bibliothèque du Parlement et les actuelles chambres du Sénat et de la Chambre des communes ne seront pas accessibles au public pendant cette période.

Au cas où vous vous poseriez la question, le Sénat du Canada déménagera bientôt au Centre de conférences du gouvernement, nouvellement rénové, là où se trouvait autrefois la Gare centrale d’Ottawa. Entre-temps, la Chambre des communes s’installera dans l’édifice de l’Ouest. Les invités et visiteurs pourront prendre place dans la tribune de chaque chambre pour assister aux délibérations parlementaires.

Par conséquent, peu importe que vous ayez visité l’édifice du Centre dans le passé, ou que vous songiez à découvrir ce chef-d’œuvre architectural pour la toute première fois, je vous encourage à planifier votre visite avant qu’il ne soit trop tard. Afin d’en savoir plus sur les visites guidées et d’autres options offertes aux visiteurs de la Colline du Parlement, veuillez consulter le site visit.parl.ca. Nous serons heureux de vous accueillir à Ottawa!


Opposition

Le 8 avril, la Kinder Morgan Canada Limited a pris la décision (disponible en anglais seulement) de suspendre ses activités non essentielles et les dépenses connexes dans le cadre du projet d’expansion Trans Mountain.

Soyons clairs : le Canada fait face à une situation sans précédent : il est incapable de transporter en toute sécurité et efficacement ses ressources jusqu’à ses ports côtiers. L’impossibilité de réaliser ce projet porte un dur coup à notre économie : en soi, l’expansion du pipeline vaut environ 57,4 milliards de dollars, ce qui représente 15 000 emplois dans le secteur de la construction et approximativement 37 000 emplois directs et indirects par année.

Il faut attribuer le blâme aux politiques déficientes du présent gouvernement fédéral, qui est responsable de la crise. Les menaces proférées par le gouvernement de la C.-B. contre ce projet ne sont pas nouvelles. Malheureusement, le premier ministre n’a pas tenu compte des signes avant-coureurs et il n’a pas su agir à temps. En février, le sénateur David Tkachuk a demandé un débat d’urgence au Sénat pour tenter de persuader le premier ministre de prendre des mesures immédiates afin de dissiper les tensions grandissantes dans le contexte du projet.

Au lieu d’agir, Justin Trudeau a laissé le dossier Trans Mountain dégénérer et devenir une crise d’envergure. Le gouvernement a placé la barre plus haute dans ce contexte en annulant d’autres grands projets de construction de pipeline qui avaient été proposés. Il a opposé son véto au projet d’oléoduc Northern Gateway, déjà approuvé, et annulé le projet Énergie Est en modifiant les règles à la dernière minute et en adoptant une norme réglementaire qui ne s’applique à aucun autre secteur de l’économie canadienne. La taxe sur les émissions de carbone et les nouvelles exigences réglementaires énoncées dans le projet de loi C-69 ont fait fuir des investissements de milliards de dollars.

Les actes sont plus éloquents que les paroles et le premier ministre doit agir dès maintenant.


Libéraux au Sénat

Le projet de loi S-247, Loi instituant la Journée internationale de la langue maternelle, propose de désigner le 21e jour de février comme la « Journée internationale de la langue maternelle » et de souligner la contribution que les langues apportent à une société canadienne diversifiée et multiculturelle.

Le projet de loi ne conteste pas que l’anglais et le français sont les langues officielles du Canada. L’anglais et le français sont effectivement les deux langues officielles du Canada, comme le garantit la Charte canadienne des droits et libertés.

La diversité linguistique au Canada est bénéfique à plusieurs égards. Le multilinguisme préserve le patrimoine culturel et linguistique et il nous renforce en tant que Canadiens, car il est à la racine même de notre identité.

Jusqu’ici, notre multilinguisme n’a pas été suffisamment mis en lumière. Il faut que cela change.

Plus de 200 langues sont parlées au Canada. N’oublions jamais non plus que les langues autochtones doivent être reconnues. Elles font aussi partie de notre identité canadienne. Le Canada est fier de sa diversité linguistique qui inclut les quelque 60 langues autochtones différentes qui sont parlées au Canada.

Il existe un besoin grandissant d’embrasser la pluralité linguistique. L’identité canadienne repose sur une mosaïque de langues et de cultures qui se combinent pour former une communauté multiculturelle dynamique et sans pareille.

La Journée internationale de la langue maternelle ne sert pas uniquement à mettre les langues ancestrales du Canada en lumière, mais aussi à préserver le patrimoine culturel et linguistique.

Les langues nous permettent d’établir des relations, de bâtir la confiance, la compréhension et  l’histoire. À travers nos langues, nous partageons nos histoires, nos valeurs spirituelles, nous partageons notre compassion et notre humanité.


Non affilié

Je souhaite parler du projet de loi S-240 parce qu’il s’agit pour moi d’une question de conscience et de principe, et non pas uniquement une question de statistiques. Je veux dire par là que le nombre de personnes qui ont voyagées dans d’autres pays pour recevoir un organe ne m’intéressait pas particulièrement, pas plus que le manque de moralité au niveau individuel et l’arrogance en tant que facteur de motivation. Je crois toutefois qu’un meilleur accès aux donneurs d’organe au Canada atténuerait le problème, mais je ne suis pas sûr qu’il y mettrait fin définitivement. Je crois aussi qu’un certain nombre de nos immigrants ont peut-être été infectés par une transplantation illégale d’organe.

L’idée que nous puissions enrayer cette pratique tient sans doute du rêve, mais nous pouvons certainement la réprimer et poursuivre ceux et celles qui sont soupçonnés de s’adonner au trafic illégal d’organes. Nous pouvons aussi déporter, quand c’est possible, ceux qui en seraient reconnus coupables. Voilà ce que ce projet de loi propose de faire.

Nous pourrions atténuer le manque de donneurs au moyen de campagnes soutenues aux niveaux provincial et fédéral. Cette solution, combinée à un accès à de meilleurs soins de santé au niveau local, en particulier dans les régions rurales du pays, serait utile également.