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« Une expérience extraordinaire »: Des enseignants voient le Parlement en action
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« Une expérience extraordinaire »: Des enseignants voient le Parlement en action
20 novembre 2018

C’est un souper que M. Tomkow n’oubliera jamais.

Le 8 novembre, l’enseignant dans une école secondaire albertaine a soupé au majestueux Château Laurier en compagnie d’enseignants et de parlementaires de partout au Canada dans le cadre du Forum des enseignantes et des enseignants, un programme de perfectionnement professionnel d’une semaine portant sur la démocratie parlementaire canadienne.

Cette soirée-là, pendant deux heures, il a pris place aux côtés de Pierre J. Dalphond, un nouveau sénateur du Québec. Impressionné, M. Tomkow a écouté le sénateur lui parler des rouages internes du Parlement et du travail de sénateur.

« Il faisait preuve d’une immense sagesse et j’étais fasciné par ses propos », a déclaré M. Tomkow, qui enseigne à des élèves de 11e et 12e année.

« En deux heures, il a totalement démystifié une panoplie de mythes et d’idées préconçues quant au fonctionnement du Sénat et au travail des sénateurs. »

Le programme, mené par la Bibliothèque du Parlement, permet aux enseignants de voir le Parlement à l’œuvre et d’acquérir des connaissances sur notre système démocratique, des connaissances qu’ils peuvent ensuite transmettre à leurs élèves. De nombreux enseignants affirment que cette expérience les suivra jusqu’à la fin de leurs jours.

Tomkow et 84 autres enseignants ont été choisis pour prendre part au programme cette année, ce qui leur a permis de voir les coulisses de l’enceinte du Sénat, de la Chambre des communes, de la Cour suprême du Canada et d’autres endroits de la Cité parlementaire.

Au cours de leur visite sur la Colline du Parlement, les enseignants ont également rencontré le Premier ministre Justin Trudeau, la gouverneure générale Julie Payette, le Président du Sénat George J. Furey et le Président de la Chambre des communes, Geoff Regan.

Voici un aperçu de ce que les participants de cette année avaient à dire à propos du programme.


 

Mark Tomkow

Enseignant de 11e et 12e année à l’école secondaire St. Peter the Apostle Catholic à Spruce Grove, en Alberta

« Nous avons eu la chance de rencontrer le premier ministre et la gouverneure générale. J’ai également eu la chance de visiter l’édifice du Centre en compagnie de mon député. C’est toutefois ma conversation avec M. Dalphond qui a eu le plus de répercussions sur moi. Il m’a insufflé une confiance nouvelle envers le Sénat et le travail que cette institution accomplit.

Hier soir, lorsque j’ai envoyé un Google Doc à mes étudiants qui résumait ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, une élève m’a répondu ceci : « Les lieux semblent magnifiques. Je n’ai jamais été à Ottawa, mais j’aimerais y aller. Profitez du reste de votre voyage. » Je lui ai répondu ceci par courriel : « Tu iras à Ottawa. Tu présenteras ta candidature pour le programme de pages du Sénat. Tu iras à l’université à Ottawa. Voilà ce que tu feras. » Je sais que certains de mes élèves seront touchés de cette manière. »


 

Samara Bassett

Enseignante de 9e à 12e année de l’école secondaire Lord Tweedsmuir à Surrey, en Colombie‑Britannique

« Je me sens vraiment privilégiée et honorée d’avoir participé au programme. Le Forum des enseignantes et des enseignants nous a donné d’incroyables opportunités — et les cours que je donne portent sur le gouvernement. Je connais bien les sujets que nous avons abordés, mais interagir dans ces contextes directement solidifie mes acquis et donne vie à l’ensemble du processus.

Le Forum m’a permis d’avoir un aperçu de ce à quoi ressemblent la semaine et la journée des sénateurs, de saisir les différentes pressions qui sont exercées sur eux et de comprendre à quel point ils prennent leur rôle au sérieux. Les gens peuvent croire à tort que c’est un travail facile, particulièrement pour les sénateurs, que c’est un travail pour retraités. Il est toutefois saisissant de constater à quel point ils prennent leurs responsabilités au sérieux et qu’ils les voient comme des occasions d’amorcer de véritables changements au sein de la politique canadienne.


 

Michel Emery

Enseignant à l’école secondaire F. H. Collins à Whitehorse, au Yukon

« La sénatrice Jane Cordy et moi avons établi un lien parce que nous sommes tous les deux des enseignants. Elle m’a donc parlé d’enjeux liés à l’éducation, mais également de l’expérience qu’elle apporte au Sénat en tant qu’enseignante.

Les sénateurs nous ont consacré beaucoup de temps et se sont assis avec nous dans la Chambre. Aujourd’hui, ils ont pris une heure pour discuter avec nous. C’est une expérience incroyable en matière de perfectionnement professionnel. C’est impossible à battre. Les rencontres avec ces gens, comme le juge en chef de la Cour suprême, la gouverneure générale, le premier ministre, les Présidents des deux chambres, sont généralement réservées aux chefs d’État, et nous voilà ici. »


 

Sandra Michaud

Enseignante à la Polyvalente Thomas-Albert à Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick

« Cette semaine, j’ai vécu une expérience que tout enseignant devrait vivre au moins une fois dans sa vie. Cette expérience m’a non seulement permis d’apprendre une multitude de choses sur la démocratie, mais elle m’a également permis de connaître la vérité, de la vivre et de la voir.

J’ai eu la chance de rencontrer deux sénateurs — le sénateur Cormier et le sénateur Mockler. Le sénateur Cormier avait des questions à nous poser. J’ai cru qu’il s’agissait d’une bonne expérience parce qu’il voulait en savoir plus sur l’enseignement, sur ce dont nous avons besoin en tant qu’enseignants pour permettre à nos jeunes d’en apprendre davantage sur la démocratie.

Plusieurs de mes élèves font partie de la communauté LGBTQ et je suis là pour eux en tant que conseillère. Nous avons instauré un programme dans ma province. Une fois par année, nous tenons un sommet au cours duquel nous réunissons les enfants pour qu’ils puissent vivre leur expérience. Il voulait donc avoir mon avis à ce sujet. C’était génial parce que c’est une priorité pour lui.

Cela m’a même amenée à penser qu’un jour, je pourrais devenir députée ou sénatrice. J’adorerais cela. Je me faisais une fausse idée de leur rôle. »


 

Katia Chagnon

Enseignante de 3e et 4e année à l’École Pointe-Claire à Montréal, au Québec

« Ce fut une expérience extraordinaire. Je ne savais pas vraiment ce que faisait le Sénat. Honnêtement, c’est un travail que j’aimerais faire plus tard au cours de ma carrière.

Je trouve que les travaux des comités sénatoriaux semblent porter à réflexion. Ils permettent d’apprendre des choses dont on ignorait l’existence. Ils permettent d’ouvrir les yeux sur de nouvelles réalités.

Venir ici m’a permis de clarifier de nombreuses choses, comme les travaux de la Chambre des communes par rapport à ceux du Sénat, les différences entre les deux, leur fonctionnement. Certains sénateurs sont indépendants. C’est très intéressant. Il y a assurément de nombreux petits éléments comme cela que je partagerai avec mes élèves. Je vais sans contredit passer des appels et inviter des gens à parler aux enfants. Je crois que c’est également une manière d’amener les élèves à jouer un rôle actif en politique, au sein de la démocratie canadienne. »


 

Cassandra Fast

Enseignante en immersion française (6e année) à l’École Arthur Pechey de Prince Albert, en Saskatchewan

« Ce fut incroyable. J’ai eu la chance de discuter avec des enseignants aux opinions similaires aux miennes qui se passionnent pour les études sociales, la démocratie parlementaire canadienne et l’ensemble de nos systèmes. Étant donné que nous venions des quatre coins du Canada, nous avons pu avoir accès à des points de vue uniques, ce qui n’est pas possible en restant chez nous.

J’ai déjà été guide sur la Colline, mais nous n’avions jamais le point de vue humain des sénateurs et des greffiers. En tant que guide, c’était les gens, l’endroit, le processus, et nous entendions parfois quelques histoires — mais nous n’avions jamais vraiment la chance d’obtenir le point de vue des sénateurs ou des greffiers.

Ils ont une perspective vraiment intéressante, mais elle demeure méconnue. De fait, on ne peut pas vraiment la comprendre sans leur parler ou leur poser des questions. »


 

Quatre-vingt-cinq enseignants(es) de partout au Canada ont participé à l'édition 2018 du programme du Forum des enseignantes et enseignants.

Le sénateur René Cormier s’adresse aux enseignants(es) dans la Chambre du Sénat lors d’une table ronde avec (de gauche à droite) les sénateurs Marilou McPhedran, Robert Black, Yonah Martin et Julie Miville-Dechêne.