S'il vous plaît activez Javascript
Aller au contenu
Perspectives — Du 18 au 20 septembre 2018
25 septembre 2018
OPINIONS

La semaine dernière au Sénat : les évaluations environnementales, la légalisation du cannabis et les guides

Gouvernement

Le projet de loi C-69 arrive à un moment charnière de notre histoire, c’est-à-dire à une époque où les changements climatiques font partie des plus grands problèmes qui se posent à notre génération et où il n’est plus simplement envisageable, mais carrément essentiel de conjuguer la vigueur de notre économie et la protection de l’environnement.

En 2017, le secteur des ressources naturelles représentait 17 % du PIB du Canada et employait plus de 1,8 million de Canadiens. On ne saurait trop insister sur l’importance de ce secteur dans l’économie canadienne.

Le projet de loi C‑69 se fonde sur l’idée voulant que la compétitivité et le climat de confiance à établir à l’égard des évaluations environnementales ne soient pas incompatibles.

Cette mesure législative vise à ce que les répercussions des projets d’exploitation de ressources naturelles fassent l’objet d’une évaluation rigoureuse qui inspirera confiance aux peuples autochtones et à la population en général. Le projet de loi C‑69 mettra aussi en œuvre des dispositions qui permettront à l’industrie de demeurer concurrentielle et qui raviveront la confiance des investisseurs.

Le débat sur le projet de loi C‑69 polarise parfois l’opinion : certains disent que cette mesure législative rendra les industries du secteur primaire moins concurrentielles; d’autres font valoir que la pression qui s’exerce sur l’environnement et les changements climatiques de plus en plus manifestes exigent que nos évaluations environnementales soient plus rigoureuses. Or, le projet de loi C‑69 permet de mieux concilier ces deux points de vue.

Moi qui viens de l’Alberta et qui parraine le projet de loi C‑69 au Sénat, je suis fermement convaincu qu’il faut favoriser le développement économique et l’exploitation des ressources naturelles.

L’amélioration du processus d’évaluation environnemental du Canada ne nous rend pas moins concurrentiels, bien au contraire! Tous les Canadiens profiteront des mesures qui rendent le secteur des ressources naturelles plus efficace, plus transparent et plus durable. J’appuie avec fierté le projet de loi C‑69, qui nous permettra de réaliser ces objectifs.


Opposition

Le Sénat a repris ses travaux la semaine dernière. Notre solide équipe conservatrice au Sénat en a profité pour poser des questions importantes au gouvernement.

La marijuana sera légale au Canada dans moins de quatre semaines. Au printemps dernier, le Sénat s’est penché sur les répercussions de la légalisation de la marijuana (projet de loi C-45); de grandes questions ont été soulevées, comme la nécessité de former les policiers et de leur donner les outils nécessaires pour mieux nous protéger contre les conducteurs aux facultés affaiblies par la drogue.

Pourtant, la ministre de la Justice vient d’approuver un dispositif de dépistage par analyse des fluides buccaux que de nombreux services de police n’ont pas commandé en raison des doutes qu’il soulève quant à son efficacité dans le rude climat qui est le nôtre, du nombre de résultats faussement négatifs ou positifs qu’il donne et de ses coûts élevés.

La légalisation de la marijuana approche à grands pas : il incombe au gouvernement d’assurer aux Canadiens que les dispositifs de dépistage des conducteurs aux facultés affaiblies par la drogue permettront de bien les protéger.

Le projet Trans Mountain est un autre échec du gouvernement. En mai, le ministre des Finances, Bill Morneau, a annoncé que le gouvernement achèterait le pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan au coût de 4,5 milliards de dollars, puisés à même les fonds publics. Il a alors dit que cette mesure allait « assurer l’achèvement en temps opportun du projet d’agrandissement » du réseau de pipelines.

Le projet est plutôt au point mort. Il y a près de trois semaines, la Cour d’appel fédérale a annulé l’approbation du projet Trans Mountain. Le gouvernement n’a même pas encore présenté aux Canadiens un plan viable de construction de ce pipeline.

L’échec du gouvernement dans le dossier Trans Mountain illustre sa mauvaise gestion du secteur canadien de l’énergie.


Sénateurs libéraux indépendants

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de proposer l’adoption en deuxième lecture du projet de loi S-1002 qui moderniserait la charte constitutive de Guides du Canada.

En 1909, de jeunes Anglaises ont exigé de participer à un rassemblement de scouts au Crystal Palace, à Londres. Lord Baden-Powell, qui organisait l’activité, a été impressionné par leur initiative et la ténacité dont elles ont fait preuve. Il a alors demandé à sa sœur, Agnes, de créer un programme réservé aux filles.

Un an plus tard, le mouvement des guides s’est implanté au Canada. En 1912, il y avait des groupes de guides dans toutes les provinces. Depuis leurs toutes premières rencontres, ces jeunes filles savaient ce qu’elles voulaient : un organisme réservé aux filles au sein duquel elles pourraient prendre des décisions, s’exprimer et mettre en œuvre leurs idées.

Depuis plus de 100 ans, le mouvement des guides favorise l’assurance, la résilience, l’indépendance et l’ouverture d’esprit des jeunes filles et les prépare à se montrer « toujours prêtes ». Il aide encore activement les jeunes filles à acquérir l’expérience et les compétences nécessaires pour essayer de nouvelles choses. Ses activités sont axées sur l’estime de soi, la santé mentale, l’éducation financière, les relations saines et le plein air. Cet organisme offre aux jeunes Canadiennes l’occasion unique de se développer dans un milieu sécuritaire et favorable, grâce à des activités adaptées aux questions qui les touchent directement.

L’organisme Guides du Canada a à cœur d’être inclusif, diversifié et adapté à la réalité des filles d’aujourd’hui. C’est ce qui devrait figurer dans sa charte. Ces valeurs sont essentielles et correspondent à son objectif : offrir un espace sécuritaire où les filles de tous les milieux peuvent s’épanouir tout en développant leur assurance, leur résilience, leur indépendance et leur ouverture d’esprit.