Rencontre avec le Sénateur Daniel Lang

Qui vous a transmis le désir et l’intérêt de participer à la vie publique ?
Ce sont les enjeux locaux qui m’ont inspiré, en tant que jeune adulte, à participer à la vie publique et à me lancer comme candidat à l’élection de 1974 pour obtenir un siège à l’Assemblée législative du Yukon. J’ai remporté mes élections en récoltant le plus grand nombre de votes parmi tous les candidats.
En 1978, la politique de partis a fait son entrée au Yukon et j’ai siégé pendant quatre autres mandats en tant que membre du Parti conservateur du Yukon. J’ai été titulaire de charge publique pendant plus de 18 années au cours desquelles j’ai eu l’honneur d’exercer de nombreuses fonctions, dont celles de ministre pendant 11 ans, puis de membre de l’opposition pour le reste de ma carrière en politique territoriale.
Selon vous, quel est le plus important enjeu de politique publique auquel le Canada fait face à l’heure actuelle ?
- La promotion et l’exploitation de nos ressources naturelles afin de créer des emplois pour les jeunes Canadiens et des richesses pour le Canada.
- La sécurité publique des Canadiens et les véritables menaces internes et externes à la sécurité du pays posées par divers acteurs (étatiques et non-étatiques).
- La difficulté d’intégrer les 500 000 immigrants qui sont accueillis au Canada chaque année.
Pourquoi un plus grand nombre de Canadiens devrait s’intéresser aux travaux du Sénat ?
La première chose qu’il faut comprendre à propos du Sénat et de sa constitution est qu’ils ont été configurés par les fondateurs du Canada de cette manière afin de garantir la confédération. Sans le Sénat, il n’y aurait pas eu de confédération. À l’heure actuelle, fidèle à la vision des pères fondateurs, le Sénat joue un rôle important dans le contrôle du pouvoir exécutif par l’entremise des 105 sénateurs nommés dans diverses régions qui peuvent siéger à ce titre jusqu’à 75 ans.
L’indépendance du Sénat par rapport à au pouvoir exécutif a été bien illustrée récemment lorsque les sénateurs ont agi, dans le cadre du projet de loi C‑7, pour protéger les droits fondamentaux des policiers dans le cadre d’importantes négociations collectives de la GRC. Les débats au Sénat sur le projet de loi C‑14, qui concerne l’aide médicale à mourir, ont également donné lieu à d’importants amendements au projet de loi proposé.

À quels efforts législatifs ou travaux de comité êtes‑vous le plus fier d’avoir participé ?
endant la première année de ma nomination, j’ai eu le privilège de parrainer, au Sénat, une mesure législative visant à abolir le registre des armes d’épaule, qui était discriminatoire envers les propriétaires légitimes d’armes à feu, surtout ceux qui résident dans les régions rurales ou dans le Nord du Canada.
J’ai aussi travaillé sur le projet de loi S‑6, la Loi sur l’évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon (2015), qui a modernisé le cadre d’évaluation environnemental du Yukon.
D’un point de vue régional, j’ai eu le plaisir de travailler avec le gouvernement pour appuyer l’augmentation des paiements de transfert au gouvernement du Yukon, mais aussi dans le cadre de projets d’immobilisations favorisant l’expansion du Collège du Yukon, d’installations culturelles des Premières Nations et d’usines de traitement des eaux territoriales, et pour maintenir en place le Programme des gendarmes auxiliaires de la GRC.
Un autre élément important dont je me suis fait le défenseur, c’est le financement du complexe polyvalent pour les cadets au Yukon, dont la construction se terminera en 2018.
Auparavant, en tant que membre du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, j’ai aussi contribué au rapport global sur le secteur de l’énergie au Canada qui s’intitule Maintenant ou jamais.
Depuis 2013, je siège à titre de président du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense. Je suis très fier de nos rapports au Sénat, entre autres ceux portant sur le rôle de la Première réserve du Canada dans l’avenir, le harcèlement sexuel dans les rangs de la GRC, la défense antimissiles balistiques, l’Agence des services frontaliers du Canada et notre rapport provisoire sur les menaces à la sécurité du Canada, y compris le terrorisme. De plus, les révisions législatives du Comité ont été très constructives et positives, surtout en ce qui a trait au droit de la GRC à de véritables négociations collectives.
En tant que parlementaire, j’ai contribué à la mise sur pied du Groupe d’amitié parlementaire Canada‑Pérou et j’ai siégé à la direction de diverses associations parlementaires, soit celles qui unissent le Canada aux États‑Unis, au Japon, à l’Inde et à l’OTAN. Je suis également membre de nombreuses autres associations.

Pouvez‑vous me nommer un trésor caché de votre région que les Canadiens gagneraient à découvrir ?
Le Yukon est un endroit vraiment spécial ! De par notre situation géographique, nous avons accès à une nature sauvage infinie, d’une beauté naturelle dont nous nous imprégnons tous les jours, et ce, tout en ayant accès aux mêmes commodités modernes que celles trouvées au centre‑ville de Vancouver.
Nous arrivons au premier rang au pays pour ce qui est des accords définitifs sur les revendications territoriales négociés avec nos communautés des Premières Nations, et notre population cosmopolite compte parmi les plus éduquées par habitant au pays.
Notre potentiel minier demeure pratiquement inexploité, et notre industrie touristique poursuit son essor grâce à notre aéroport international et à nos routes, revêtues d’un enduit superficiel résistant à toutes les conditions météorologiques, qui offrent un accès facile aux régions intérieures du Yukon et de l’Alaska.
La santé et la forme physique sont devenues la priorité pour notre région, et c’est pourquoi nous avons mis en place des installations de loisirs ouvertes à l’année dans nos localités, comme des arénas pour le hockey et le curling ainsi que des pistes bien entretenues de ski de fond et de ski alpin sans oublier des sentiers de vélo de calibre mondial.
Notre communauté artistique et culturelle a également acquis une réputation inégalée au pays, soutenue par notre Centre des arts du Yukon (en anglais seulement).
Nous possédons aussi un établissement d’enseignement postsecondaire dynamique et bien établi, soit le Collège du Yukon (en anglais seulement), qui possède des campus satellites dans toutes nos communautés rurales. L’établissement offre à la population du Yukon des programmes collégiaux et universitaires, ainsi qu’une formation dans les métiers. Nous avons tout ce dont nous avons besoin et il ne nous faut que 15 minutes pour se rendre au travail !

Quel est le dernier livre avez-vous lu et recommandé à quelqu’un et pourquoi?
NOMADE (en anglais seulement), d’Ayaan Hirsi Ali. Ce livre, très bien écrit, met un visage humain sur les répercussions de l’idéologie djihadiste islamique de haine et d’intolérance qui s’est propagée dans le monde et les raisons pour lesquelles l’Occident doit prendre la question au sérieux.
Quelle équipe de sport (professionnelle ou amateure) appuyez‑vous ?
Les Oilers d’Edmonton (en anglais seulement).
Pourquoi êtes‑vous fier d’être Canadien ?
Le Canada est le pays le plus formidable du monde. Nous sommes très chanceux de pouvoir vivre ici et nous devons déployer des efforts chaque jour pour que le Canada demeure le meilleur endroit au monde où vivre, travailler et élever une famille.
Avis aux lecteurs : Le sénateur Daniel Lang est retraité du Sénat depuis août 2017. Apprenez-en davantage sur son travail au Parlement.
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Rencontre avec le Sénateur Daniel Lang

Qui vous a transmis le désir et l’intérêt de participer à la vie publique ?
Ce sont les enjeux locaux qui m’ont inspiré, en tant que jeune adulte, à participer à la vie publique et à me lancer comme candidat à l’élection de 1974 pour obtenir un siège à l’Assemblée législative du Yukon. J’ai remporté mes élections en récoltant le plus grand nombre de votes parmi tous les candidats.
En 1978, la politique de partis a fait son entrée au Yukon et j’ai siégé pendant quatre autres mandats en tant que membre du Parti conservateur du Yukon. J’ai été titulaire de charge publique pendant plus de 18 années au cours desquelles j’ai eu l’honneur d’exercer de nombreuses fonctions, dont celles de ministre pendant 11 ans, puis de membre de l’opposition pour le reste de ma carrière en politique territoriale.
Selon vous, quel est le plus important enjeu de politique publique auquel le Canada fait face à l’heure actuelle ?
- La promotion et l’exploitation de nos ressources naturelles afin de créer des emplois pour les jeunes Canadiens et des richesses pour le Canada.
- La sécurité publique des Canadiens et les véritables menaces internes et externes à la sécurité du pays posées par divers acteurs (étatiques et non-étatiques).
- La difficulté d’intégrer les 500 000 immigrants qui sont accueillis au Canada chaque année.
Pourquoi un plus grand nombre de Canadiens devrait s’intéresser aux travaux du Sénat ?
La première chose qu’il faut comprendre à propos du Sénat et de sa constitution est qu’ils ont été configurés par les fondateurs du Canada de cette manière afin de garantir la confédération. Sans le Sénat, il n’y aurait pas eu de confédération. À l’heure actuelle, fidèle à la vision des pères fondateurs, le Sénat joue un rôle important dans le contrôle du pouvoir exécutif par l’entremise des 105 sénateurs nommés dans diverses régions qui peuvent siéger à ce titre jusqu’à 75 ans.
L’indépendance du Sénat par rapport à au pouvoir exécutif a été bien illustrée récemment lorsque les sénateurs ont agi, dans le cadre du projet de loi C‑7, pour protéger les droits fondamentaux des policiers dans le cadre d’importantes négociations collectives de la GRC. Les débats au Sénat sur le projet de loi C‑14, qui concerne l’aide médicale à mourir, ont également donné lieu à d’importants amendements au projet de loi proposé.

À quels efforts législatifs ou travaux de comité êtes‑vous le plus fier d’avoir participé ?
endant la première année de ma nomination, j’ai eu le privilège de parrainer, au Sénat, une mesure législative visant à abolir le registre des armes d’épaule, qui était discriminatoire envers les propriétaires légitimes d’armes à feu, surtout ceux qui résident dans les régions rurales ou dans le Nord du Canada.
J’ai aussi travaillé sur le projet de loi S‑6, la Loi sur l’évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon (2015), qui a modernisé le cadre d’évaluation environnemental du Yukon.
D’un point de vue régional, j’ai eu le plaisir de travailler avec le gouvernement pour appuyer l’augmentation des paiements de transfert au gouvernement du Yukon, mais aussi dans le cadre de projets d’immobilisations favorisant l’expansion du Collège du Yukon, d’installations culturelles des Premières Nations et d’usines de traitement des eaux territoriales, et pour maintenir en place le Programme des gendarmes auxiliaires de la GRC.
Un autre élément important dont je me suis fait le défenseur, c’est le financement du complexe polyvalent pour les cadets au Yukon, dont la construction se terminera en 2018.
Auparavant, en tant que membre du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles, j’ai aussi contribué au rapport global sur le secteur de l’énergie au Canada qui s’intitule Maintenant ou jamais.
Depuis 2013, je siège à titre de président du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense. Je suis très fier de nos rapports au Sénat, entre autres ceux portant sur le rôle de la Première réserve du Canada dans l’avenir, le harcèlement sexuel dans les rangs de la GRC, la défense antimissiles balistiques, l’Agence des services frontaliers du Canada et notre rapport provisoire sur les menaces à la sécurité du Canada, y compris le terrorisme. De plus, les révisions législatives du Comité ont été très constructives et positives, surtout en ce qui a trait au droit de la GRC à de véritables négociations collectives.
En tant que parlementaire, j’ai contribué à la mise sur pied du Groupe d’amitié parlementaire Canada‑Pérou et j’ai siégé à la direction de diverses associations parlementaires, soit celles qui unissent le Canada aux États‑Unis, au Japon, à l’Inde et à l’OTAN. Je suis également membre de nombreuses autres associations.

Pouvez‑vous me nommer un trésor caché de votre région que les Canadiens gagneraient à découvrir ?
Le Yukon est un endroit vraiment spécial ! De par notre situation géographique, nous avons accès à une nature sauvage infinie, d’une beauté naturelle dont nous nous imprégnons tous les jours, et ce, tout en ayant accès aux mêmes commodités modernes que celles trouvées au centre‑ville de Vancouver.
Nous arrivons au premier rang au pays pour ce qui est des accords définitifs sur les revendications territoriales négociés avec nos communautés des Premières Nations, et notre population cosmopolite compte parmi les plus éduquées par habitant au pays.
Notre potentiel minier demeure pratiquement inexploité, et notre industrie touristique poursuit son essor grâce à notre aéroport international et à nos routes, revêtues d’un enduit superficiel résistant à toutes les conditions météorologiques, qui offrent un accès facile aux régions intérieures du Yukon et de l’Alaska.
La santé et la forme physique sont devenues la priorité pour notre région, et c’est pourquoi nous avons mis en place des installations de loisirs ouvertes à l’année dans nos localités, comme des arénas pour le hockey et le curling ainsi que des pistes bien entretenues de ski de fond et de ski alpin sans oublier des sentiers de vélo de calibre mondial.
Notre communauté artistique et culturelle a également acquis une réputation inégalée au pays, soutenue par notre Centre des arts du Yukon (en anglais seulement).
Nous possédons aussi un établissement d’enseignement postsecondaire dynamique et bien établi, soit le Collège du Yukon (en anglais seulement), qui possède des campus satellites dans toutes nos communautés rurales. L’établissement offre à la population du Yukon des programmes collégiaux et universitaires, ainsi qu’une formation dans les métiers. Nous avons tout ce dont nous avons besoin et il ne nous faut que 15 minutes pour se rendre au travail !

Quel est le dernier livre avez-vous lu et recommandé à quelqu’un et pourquoi?
NOMADE (en anglais seulement), d’Ayaan Hirsi Ali. Ce livre, très bien écrit, met un visage humain sur les répercussions de l’idéologie djihadiste islamique de haine et d’intolérance qui s’est propagée dans le monde et les raisons pour lesquelles l’Occident doit prendre la question au sérieux.
Quelle équipe de sport (professionnelle ou amateure) appuyez‑vous ?
Les Oilers d’Edmonton (en anglais seulement).
Pourquoi êtes‑vous fier d’être Canadien ?
Le Canada est le pays le plus formidable du monde. Nous sommes très chanceux de pouvoir vivre ici et nous devons déployer des efforts chaque jour pour que le Canada demeure le meilleur endroit au monde où vivre, travailler et élever une famille.
Avis aux lecteurs : Le sénateur Daniel Lang est retraité du Sénat depuis août 2017. Apprenez-en davantage sur son travail au Parlement.