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Rencontre avec le sénateur Tony Loffreda

Un homme assis sur une chaise dans un bureau.

Qu’il s’agisse d’entraîner une équipe de soccer, d’occuper un poste de cadre supérieur dans le secteur bancaire ou de présider le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration, le sénateur Tony Loffreda a toujours appliqué les valeurs qu’il a apprises en grandissant auprès de parents immigrants italiens de la classe ouvrière de Montréal.

Découvrez la vie du sénateur avant son entrée au Sénat et comment il s’appuie encore aujourd’hui sur les valeurs acquises lors de son enfance à la Chambre haute.

Polyglotte parlant cinq langues, il a également répondu à ces questions en anglais (mais pas en espagnol, en italien ou en napolitain!).

Vos parents ont quitté l’Italie au début des années 1960 pour s’établir à Montréal, où vous avez grandi. Quelles valeurs vos parents vous ont-ils transmises?

Mes parents m’ont appris que le travail acharné est important. Mon père avait deux emplois, et il finissait le travail à 21h. Ma mère travaillait chez Red Rose Tea, elle commençait à 16h et finissait à minuit. Elle venait me chercher à l’école pour garder mon petit frère jusqu’à ce que mon père arrive. Nous avons commencé à travailler à l’âge de 12 ans, ce qui nous a appris la valeur d’un dollar. On a également appris l’intégrité, la responsabilité, le service et la collaboration. Ce sont des valeurs qui n’ont jamais été négociables dans notre famille et que mes parents m’ont apprises. Ce sont des valeurs très précieuses.

Alfonso et Maria Loffreda ont immigré à Montréal depuis l’Italie dans les années 1960, alors que Maria était enceinte de leur premier enfant, le futur sénateur Tony Loffreda. Des décennies plus tard, le sénateur Loffreda rend hommage à ses parents qui lui ont inculqué les valeurs qui guident sa vie aujourd’hui, comme le travail acharné et l’intégrité. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Bien avant le Sénat, vous étiez très impliqué dans les sports communautaires : vous avez mené les équipes de vos enfants à de nombreux championnats provinciaux et nationaux, et vous avez contribué à la mise en place d’un programme de soccer féminin AAA élite à Montréal, à titre de président du Club de soccer élite Montréal Concordia. Qu’est-ce que ces expériences vous ont appris sur le leadership et la communauté?

Le sport m’a appris tellement au niveau de leadership, au niveau de communauté. J’ai eu le privilège d’être entraîneur pour les équipes de mes enfants. Mais le plus grand honneur que j’ai eu dans le domaine du sport, c’est que j’ai été président du club de soccer élite Montréal Concordia. Et la première équipe élite trois A à Montréal était notre équipe. La première équipe féminine était notre équipe et donc on a lancé le trois A féminin à Montréal. Et un grand honneur d’avoir dirigé ce club-là pendant plusieurs années. Plus qu’une décennie. Plusieurs championnats au niveau de la province, des titres national, des trophées national. On a voyagé le Canada avec cette équipe-là. Et je peux dire une chose, c’est que le travail acharné mène à des résultats positifs. Le travail, les valeurs, la collaboration, l’écoute et le sport nous apprend aussi que le leadership, ce n’est pas l’individu qui est important, c’est l’équipe, c’est l’équipe, c’est la communauté et c’est les apprentissages dans le sport ont été essentiels dans ma carrière, dans ma vie. Et encore une fois, je remercie tous ceux qui m’ont donné ce privilège de diriger ce club de soccer élite Montréal Concordia.

Vous avez précédemment travaillé dans le secteur financier canadien, notamment comme cadre supérieur à la Banque Royale du Canada (RBC). En quoi cette expérience vous a-t-elle préparé à votre rôle de sénateur?

Mes 35 années dans l’industrie financière m’ont appris que l’écoute est importante. J’ai toujours dit qu’un bon appel, c’est 80% d’écoute et c’est un talent qu’il faut toujours développer. Une bonne écoute mène au bon jugement, ce qui est essentiel pour le Sénat. C’est aussi une question de valeurs. Je me rappelle mon premier rôle exécutif chez RBC. On me demandait : « Qu’est-ce que vous voulez avoir dans votre bureau? Des peintures? » J’ai répondu que j’aimerais avoir un cadre de nos valeurs. Je voulais que quand les gens entrent dans mon bureau et savent qui on est et qu’est-ce qui nous définit. Je crois que l’écoute attentive mène à un bon jugement, ce qui est essentiel pour un sénateur afin d’améliorer et d’appuyer la législation.

Quelle est votre devise dans la vie?

Ma devise dans la vie, c’est que l’intégrité n’est jamais négociable. On peut négocier tout, mais pas l’intégrité, puis les valeurs, puis le travail acharné. Si on travaille plus fort, on gagne toujours sur le talent et c’est tellement important. Je me rappelle mes années dans le domaine financier ou ce que. On a fait beaucoup de philanthropie. On voulait, au-delà de notre travail acharné, au-delà de le fait qu’on avait beaucoup d’expérience, au-delà du fait qu’on écoutait beaucoup plus qu’il fallait. Qu’est ce qui va nous définir avec les années? La philanthropie sait que nous soutenons des belles causes. Nous soutenons des gens dans leurs moments cruciaux. Nous soutenons des professionnels qui ont besoin de nos conseils. Et c’est ça. C’est cela que je trouve qui est important. Qu’est ce qui nous définit comme tel? Quand on parle de leadership, quand on parle des cours de MBA, Nike ne dit pas que notre soulier est plus confortable que Reebok. Nike se définit comment? Se définit, nous soutenons des grands athlètes. Et Steve Jobs, c’est pareil, c’est que c’est Apple. Ce n’est pas la technologie qui met de l’avant, mais le fait que ceux qui veulent changer le monde peuvent le faire. Et c’était la même chose dans mes années dans le domaine financier. Je voulais que qu’il y a un dicton qui nous définit et c’était le travail acharné et tu le fais pour les bonnes raisons aussi que nous voulons soutenir des belles causes des gens quand ils en ont besoin et nous donnons des conseils qui sont tellement précieux et nous sommes là pour vous. Comme le Sénat du Canada. Nous sommes là pour tous les Canadiens avec un travail acharné et un travail important et est essentiel pour notre démocratie.

Vous avez été nommé au Sénat en 2019. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris la nouvelle?

J’avais de la difficulté à y croire. C’est non seulement un grand honneur, mais une grande responsabilité aussi. Le Sénat est une institution tellement importante pour les Canadiens. Je souhaite que les Canadiens et Canadiennes ainsi que les Québécois et Québécoises suivent le Sénat beaucoup plus. Dans les comités, nous y discutons des enjeux nationaux et des intérêts du Québec.

Le chemin a été long depuis mon premier emploi à l’usine à l’âge de 12 ans, et de nombreuses personnes m’ont aidé en cours de route. Je ne peux pas tous les nommer, mais j’ai été vraiment chanceux dans ma vie d’avoir été entouré d’hommes et de femmes qui voulaient que je réussisse. Je leur dis merci.

Le sénateur Loffreda, en présence de ses parents, prête serment en tant que premier sénateur d’origine italienne né au Canada le 5 décembre 2019.

En tant que sénateur, vous avez eu l’occasion d’assister à des moments extraordinaires. Quelles expériences vous ont le plus marqué?

Des moments inoubliables au Sénat, il y en a plusieurs. Il y en a tellement. Mais la journée de mon assermentation était une journée que je vais toujours me rappeler. Ma famille qui était avec moi, mes amis qui me regardaient de loin et de proche. C’était un moment inoubliable. Mais le moment qui me définit puis qui a défini le Sénat du Canada et le Canada aussi, c’est quand notre roi Charles III, est venu au Sénat, quand il a prononcé les mots le Canada, Canada, le vrai Nord, fort, libre. C’est un moment qu’on ne peut pas oublier que le roi Charles III était avec nous. Et quand je regardais au Sénat, dans la pièce qu’il y avait le Roi qui était là, le premier ministre qui était là, il fallait que je me pince à quelques reprises en disant Tony Loffreda, dans la même chambre, dans la même pièce que le Roi, puis le premier ministre. Wow! Pour moi, c’était un rêve d’être là et d’écouter les discours. Et tout un honneur

Vous avez siégé au sein de plusieurs comités du Sénat. De quel travail de comité êtes-vous le plus fier?

C’est comme choisir un enfant préféré! Tous les comités sont importants, mais un grand honneur que j’ai eu, c’est d’avoir été nommé président du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration. C’est le comité qui ressemble le plus à un conseil d’administration d’une entreprise. Je suis reconnaissant à tous les sénateurs de leur confiance et je ferai de mon mieux pour continuer d’incarner toutes les valeurs que j’ai mentionnées : l’intégrité, la responsabilité, le service et la collaboration pour le bien de tous les Canadiens.

Le sénateur Loffreda préside une réunion du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration le 12 février 2026.

Quel est votre talent caché?

Des talents cachés. Je souhaite que, à mon âge, presque 64 ans que je n’en ai pas beaucoup de talents cachés, que tous mes talents ont été en vue jusqu’à date. Mais je dirais que je suis un bon joueur de hockey. A mon jeune âge, je voulais être un joueur de hockey professionnel. Je voulais jouer dans la Ligue nationale de hockey, jouer pour les Canadiens de Montréal. Puis imagine on avait seulement six équipes jusqu’en, si ma mémoire est bonne, jusqu’en 1967. Il fallait que tu sois bon et j’ai joué jusqu’à l’âge de 16 ans et à 16 ans, je n’ai pas été repêché dans les juniors, ni dans le junior A, B et le C non plus. Donc j’ai abandonné. J’ai quitté. Mon rêve était de jouer professionnel. Mais la dernière année qu’on a joué à 16 ans, on a gagné le championnat régional. On a presque gagné les grands honneurs, mais l’histoire est trop longue et il y avait un leader dans cette équipe-là qui m’a appelé 20 ans plus tard. Il dit, Tony, tu as été parti trop longtemps. Il faut que tu reviennes. Et je me rappelle que 20 ans plus tard, 20 livres de plus, c’était pas mal plus difficile de jouer. Et je me rappelle la finale où ce que je reviens du travail en retard dans la chambre pour s’habiller. Puis il était tellement fâché. Il dit, je pensais que là, à la finale, tu seras venu à temps et que tu prendras ce match au sérieux. Il faut que tu fasses le discours avant qu’on s’embarque sur la glace, le discours, pour que tu sais, qui mène à notre match. On a gagné le match, on a gagné le championnat. C’est lui qui était le joueur le plus utile. Rien de changé, mais j’imagine j’ai fait le discours le plus utile. Mais c’est des belles années et le sport mène à beaucoup de choses.

Parmi les projets de loi que vous avez parrainés, lequel vous a le plus marqué ou vous tient particulièrement à cœur?

Mon récent projet de loi S-220 est le plus important. Il désignerait le mois de mars comme le Mois du patrimoine hellénique. Pour moi, ce projet de loi concerne la communauté et les gens. Le temps passe vite, les souvenirs s’estompent, mais la communauté demeure. C’est mon sixième projet de loi, mais c’est celui qui me tient le plus à cœur.

Quel est l’objet le plus précieux dans votre bureau?

Les objets les plus précieux dans mon bureau, c’est les photos de famille. Et j’ai tellement travaillé fort dans ma vie, dans ma carrière. Et quand je regarde en arrière, j’ai manqué des moments précieux pour la famille, j’ai manqué des moments qu’il fallait pas manquer à cause du travail. Et malgré toutes ces années où j’ai travaillé tellement fort, la famille était toujours là. Quand mes parents sont arrivés au Canada, ma mère était enceinte avec moi de six mois, sept mois et elle avait seulement une valise. Donc le travail, c’était pas seulement une valeur, mais c’était la survie. Il fallait travailler pour survivre. On a commencé à l’âge de 12 ans à aider la famille. On travaillait le soir, le week-end. Les valeurs étaient importants. Pourquoi? Parce qu’il fallait que les gens ont confiance en vous. On dit que la confiance, c’est toujours important dans chaque relation. Toute relation, c’est la confiance, l’ingrédient le plus important. Et parce que c’est la confiance qui mène à des opportunités, qui mènent à une opportunité pour, pour le travail, pour la survie, pour aider la famille. Donc c’était tellement important et c’est pour cela que le travail est une grande partie de ma vie. Malgré toutes ces années où j’ai travaillé tellement fort, la famille était toujours là. J’ai mariée la plus belle fille dans mon école secondaire et elle est encore avec moi, après 40 ans et plus. Malgré le fait qu’on a travaillé tellement fort, on a mis tellement d’heures puis des journées, puis des mois et des années à travailler. C’est certain que quand on était jeune, il fallait toujours qu’on prouve que on méritait l’opportunité. On la mérite cette opportunité. On a travaillé fort pour démontrer qu’on mérite l’opportunité. Mais en vieillissant, c’est que, ce n’est pas de prouver, mais c’est de redonner à la société, redonner au pays les apprentissages qu’on a eu en cours de route. Et c’est ça qui me pousse aujourd’hui à travailler fort, qui me pousse à me dépasser en souhaitant que le travail va toujours battre ceux qui sont plus talentueux.

Le sénateur Loffreda et sa famille en 2025. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Le sénateur Loffreda avec Angelina, « la plus belle fille » de son école secondaire, en 1983, à gauche, et le jour où ils se sont fiancés en 1984. Ils se sont mariés en 1985. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Le sénateur Loffreda avec ses enfants David et Sophia. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Champion du sport communautaire, le sénateur Loffreda a été président du Club de soccer élite Montréal Concordia (CSEMC), où il a joué un rôle déterminant dans le développement du soccer élite chez les jeunes à Montréal, pour les catégories U14 à U18, tant chez les garçons que chez les filles. Sous sa direction, le club a mis sur pied la première équipe féminine AAA élite à Montréal. Le club a ensuite remporté de nombreux championnats provinciaux et trophées nationaux durant sa présidence. On le voit ici en 2010, en tant que président du club, aux côtés d’une équipe masculine U18 qui a remporté la Coupe Québec-Ontario. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Il est connu pour son travail dans le secteur bancaire, la philanthropie et le soccer communautaire, mais vous ignorez peut-être que le sénateur Loffreda est également un excellent bassiste. On le voit ici en train de jouer de la basse en 1982. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Rencontre avec le sénateur Tony Loffreda

Un homme assis sur une chaise dans un bureau.

Qu’il s’agisse d’entraîner une équipe de soccer, d’occuper un poste de cadre supérieur dans le secteur bancaire ou de présider le Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration, le sénateur Tony Loffreda a toujours appliqué les valeurs qu’il a apprises en grandissant auprès de parents immigrants italiens de la classe ouvrière de Montréal.

Découvrez la vie du sénateur avant son entrée au Sénat et comment il s’appuie encore aujourd’hui sur les valeurs acquises lors de son enfance à la Chambre haute.

Polyglotte parlant cinq langues, il a également répondu à ces questions en anglais (mais pas en espagnol, en italien ou en napolitain!).

Vos parents ont quitté l’Italie au début des années 1960 pour s’établir à Montréal, où vous avez grandi. Quelles valeurs vos parents vous ont-ils transmises?

Mes parents m’ont appris que le travail acharné est important. Mon père avait deux emplois, et il finissait le travail à 21h. Ma mère travaillait chez Red Rose Tea, elle commençait à 16h et finissait à minuit. Elle venait me chercher à l’école pour garder mon petit frère jusqu’à ce que mon père arrive. Nous avons commencé à travailler à l’âge de 12 ans, ce qui nous a appris la valeur d’un dollar. On a également appris l’intégrité, la responsabilité, le service et la collaboration. Ce sont des valeurs qui n’ont jamais été négociables dans notre famille et que mes parents m’ont apprises. Ce sont des valeurs très précieuses.

Alfonso et Maria Loffreda ont immigré à Montréal depuis l’Italie dans les années 1960, alors que Maria était enceinte de leur premier enfant, le futur sénateur Tony Loffreda. Des décennies plus tard, le sénateur Loffreda rend hommage à ses parents qui lui ont inculqué les valeurs qui guident sa vie aujourd’hui, comme le travail acharné et l’intégrité. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Bien avant le Sénat, vous étiez très impliqué dans les sports communautaires : vous avez mené les équipes de vos enfants à de nombreux championnats provinciaux et nationaux, et vous avez contribué à la mise en place d’un programme de soccer féminin AAA élite à Montréal, à titre de président du Club de soccer élite Montréal Concordia. Qu’est-ce que ces expériences vous ont appris sur le leadership et la communauté?

Le sport m’a appris tellement au niveau de leadership, au niveau de communauté. J’ai eu le privilège d’être entraîneur pour les équipes de mes enfants. Mais le plus grand honneur que j’ai eu dans le domaine du sport, c’est que j’ai été président du club de soccer élite Montréal Concordia. Et la première équipe élite trois A à Montréal était notre équipe. La première équipe féminine était notre équipe et donc on a lancé le trois A féminin à Montréal. Et un grand honneur d’avoir dirigé ce club-là pendant plusieurs années. Plus qu’une décennie. Plusieurs championnats au niveau de la province, des titres national, des trophées national. On a voyagé le Canada avec cette équipe-là. Et je peux dire une chose, c’est que le travail acharné mène à des résultats positifs. Le travail, les valeurs, la collaboration, l’écoute et le sport nous apprend aussi que le leadership, ce n’est pas l’individu qui est important, c’est l’équipe, c’est l’équipe, c’est la communauté et c’est les apprentissages dans le sport ont été essentiels dans ma carrière, dans ma vie. Et encore une fois, je remercie tous ceux qui m’ont donné ce privilège de diriger ce club de soccer élite Montréal Concordia.

Vous avez précédemment travaillé dans le secteur financier canadien, notamment comme cadre supérieur à la Banque Royale du Canada (RBC). En quoi cette expérience vous a-t-elle préparé à votre rôle de sénateur?

Mes 35 années dans l’industrie financière m’ont appris que l’écoute est importante. J’ai toujours dit qu’un bon appel, c’est 80% d’écoute et c’est un talent qu’il faut toujours développer. Une bonne écoute mène au bon jugement, ce qui est essentiel pour le Sénat. C’est aussi une question de valeurs. Je me rappelle mon premier rôle exécutif chez RBC. On me demandait : « Qu’est-ce que vous voulez avoir dans votre bureau? Des peintures? » J’ai répondu que j’aimerais avoir un cadre de nos valeurs. Je voulais que quand les gens entrent dans mon bureau et savent qui on est et qu’est-ce qui nous définit. Je crois que l’écoute attentive mène à un bon jugement, ce qui est essentiel pour un sénateur afin d’améliorer et d’appuyer la législation.

Quelle est votre devise dans la vie?

Ma devise dans la vie, c’est que l’intégrité n’est jamais négociable. On peut négocier tout, mais pas l’intégrité, puis les valeurs, puis le travail acharné. Si on travaille plus fort, on gagne toujours sur le talent et c’est tellement important. Je me rappelle mes années dans le domaine financier ou ce que. On a fait beaucoup de philanthropie. On voulait, au-delà de notre travail acharné, au-delà de le fait qu’on avait beaucoup d’expérience, au-delà du fait qu’on écoutait beaucoup plus qu’il fallait. Qu’est ce qui va nous définir avec les années? La philanthropie sait que nous soutenons des belles causes. Nous soutenons des gens dans leurs moments cruciaux. Nous soutenons des professionnels qui ont besoin de nos conseils. Et c’est ça. C’est cela que je trouve qui est important. Qu’est ce qui nous définit comme tel? Quand on parle de leadership, quand on parle des cours de MBA, Nike ne dit pas que notre soulier est plus confortable que Reebok. Nike se définit comment? Se définit, nous soutenons des grands athlètes. Et Steve Jobs, c’est pareil, c’est que c’est Apple. Ce n’est pas la technologie qui met de l’avant, mais le fait que ceux qui veulent changer le monde peuvent le faire. Et c’était la même chose dans mes années dans le domaine financier. Je voulais que qu’il y a un dicton qui nous définit et c’était le travail acharné et tu le fais pour les bonnes raisons aussi que nous voulons soutenir des belles causes des gens quand ils en ont besoin et nous donnons des conseils qui sont tellement précieux et nous sommes là pour vous. Comme le Sénat du Canada. Nous sommes là pour tous les Canadiens avec un travail acharné et un travail important et est essentiel pour notre démocratie.

Vous avez été nommé au Sénat en 2019. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris la nouvelle?

J’avais de la difficulté à y croire. C’est non seulement un grand honneur, mais une grande responsabilité aussi. Le Sénat est une institution tellement importante pour les Canadiens. Je souhaite que les Canadiens et Canadiennes ainsi que les Québécois et Québécoises suivent le Sénat beaucoup plus. Dans les comités, nous y discutons des enjeux nationaux et des intérêts du Québec.

Le chemin a été long depuis mon premier emploi à l’usine à l’âge de 12 ans, et de nombreuses personnes m’ont aidé en cours de route. Je ne peux pas tous les nommer, mais j’ai été vraiment chanceux dans ma vie d’avoir été entouré d’hommes et de femmes qui voulaient que je réussisse. Je leur dis merci.

Le sénateur Loffreda, en présence de ses parents, prête serment en tant que premier sénateur d’origine italienne né au Canada le 5 décembre 2019.

En tant que sénateur, vous avez eu l’occasion d’assister à des moments extraordinaires. Quelles expériences vous ont le plus marqué?

Des moments inoubliables au Sénat, il y en a plusieurs. Il y en a tellement. Mais la journée de mon assermentation était une journée que je vais toujours me rappeler. Ma famille qui était avec moi, mes amis qui me regardaient de loin et de proche. C’était un moment inoubliable. Mais le moment qui me définit puis qui a défini le Sénat du Canada et le Canada aussi, c’est quand notre roi Charles III, est venu au Sénat, quand il a prononcé les mots le Canada, Canada, le vrai Nord, fort, libre. C’est un moment qu’on ne peut pas oublier que le roi Charles III était avec nous. Et quand je regardais au Sénat, dans la pièce qu’il y avait le Roi qui était là, le premier ministre qui était là, il fallait que je me pince à quelques reprises en disant Tony Loffreda, dans la même chambre, dans la même pièce que le Roi, puis le premier ministre. Wow! Pour moi, c’était un rêve d’être là et d’écouter les discours. Et tout un honneur

Vous avez siégé au sein de plusieurs comités du Sénat. De quel travail de comité êtes-vous le plus fier?

C’est comme choisir un enfant préféré! Tous les comités sont importants, mais un grand honneur que j’ai eu, c’est d’avoir été nommé président du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration. C’est le comité qui ressemble le plus à un conseil d’administration d’une entreprise. Je suis reconnaissant à tous les sénateurs de leur confiance et je ferai de mon mieux pour continuer d’incarner toutes les valeurs que j’ai mentionnées : l’intégrité, la responsabilité, le service et la collaboration pour le bien de tous les Canadiens.

Le sénateur Loffreda préside une réunion du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration le 12 février 2026.

Quel est votre talent caché?

Des talents cachés. Je souhaite que, à mon âge, presque 64 ans que je n’en ai pas beaucoup de talents cachés, que tous mes talents ont été en vue jusqu’à date. Mais je dirais que je suis un bon joueur de hockey. A mon jeune âge, je voulais être un joueur de hockey professionnel. Je voulais jouer dans la Ligue nationale de hockey, jouer pour les Canadiens de Montréal. Puis imagine on avait seulement six équipes jusqu’en, si ma mémoire est bonne, jusqu’en 1967. Il fallait que tu sois bon et j’ai joué jusqu’à l’âge de 16 ans et à 16 ans, je n’ai pas été repêché dans les juniors, ni dans le junior A, B et le C non plus. Donc j’ai abandonné. J’ai quitté. Mon rêve était de jouer professionnel. Mais la dernière année qu’on a joué à 16 ans, on a gagné le championnat régional. On a presque gagné les grands honneurs, mais l’histoire est trop longue et il y avait un leader dans cette équipe-là qui m’a appelé 20 ans plus tard. Il dit, Tony, tu as été parti trop longtemps. Il faut que tu reviennes. Et je me rappelle que 20 ans plus tard, 20 livres de plus, c’était pas mal plus difficile de jouer. Et je me rappelle la finale où ce que je reviens du travail en retard dans la chambre pour s’habiller. Puis il était tellement fâché. Il dit, je pensais que là, à la finale, tu seras venu à temps et que tu prendras ce match au sérieux. Il faut que tu fasses le discours avant qu’on s’embarque sur la glace, le discours, pour que tu sais, qui mène à notre match. On a gagné le match, on a gagné le championnat. C’est lui qui était le joueur le plus utile. Rien de changé, mais j’imagine j’ai fait le discours le plus utile. Mais c’est des belles années et le sport mène à beaucoup de choses.

Parmi les projets de loi que vous avez parrainés, lequel vous a le plus marqué ou vous tient particulièrement à cœur?

Mon récent projet de loi S-220 est le plus important. Il désignerait le mois de mars comme le Mois du patrimoine hellénique. Pour moi, ce projet de loi concerne la communauté et les gens. Le temps passe vite, les souvenirs s’estompent, mais la communauté demeure. C’est mon sixième projet de loi, mais c’est celui qui me tient le plus à cœur.

Quel est l’objet le plus précieux dans votre bureau?

Les objets les plus précieux dans mon bureau, c’est les photos de famille. Et j’ai tellement travaillé fort dans ma vie, dans ma carrière. Et quand je regarde en arrière, j’ai manqué des moments précieux pour la famille, j’ai manqué des moments qu’il fallait pas manquer à cause du travail. Et malgré toutes ces années où j’ai travaillé tellement fort, la famille était toujours là. Quand mes parents sont arrivés au Canada, ma mère était enceinte avec moi de six mois, sept mois et elle avait seulement une valise. Donc le travail, c’était pas seulement une valeur, mais c’était la survie. Il fallait travailler pour survivre. On a commencé à l’âge de 12 ans à aider la famille. On travaillait le soir, le week-end. Les valeurs étaient importants. Pourquoi? Parce qu’il fallait que les gens ont confiance en vous. On dit que la confiance, c’est toujours important dans chaque relation. Toute relation, c’est la confiance, l’ingrédient le plus important. Et parce que c’est la confiance qui mène à des opportunités, qui mènent à une opportunité pour, pour le travail, pour la survie, pour aider la famille. Donc c’était tellement important et c’est pour cela que le travail est une grande partie de ma vie. Malgré toutes ces années où j’ai travaillé tellement fort, la famille était toujours là. J’ai mariée la plus belle fille dans mon école secondaire et elle est encore avec moi, après 40 ans et plus. Malgré le fait qu’on a travaillé tellement fort, on a mis tellement d’heures puis des journées, puis des mois et des années à travailler. C’est certain que quand on était jeune, il fallait toujours qu’on prouve que on méritait l’opportunité. On la mérite cette opportunité. On a travaillé fort pour démontrer qu’on mérite l’opportunité. Mais en vieillissant, c’est que, ce n’est pas de prouver, mais c’est de redonner à la société, redonner au pays les apprentissages qu’on a eu en cours de route. Et c’est ça qui me pousse aujourd’hui à travailler fort, qui me pousse à me dépasser en souhaitant que le travail va toujours battre ceux qui sont plus talentueux.

Le sénateur Loffreda et sa famille en 2025. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Le sénateur Loffreda avec Angelina, « la plus belle fille » de son école secondaire, en 1983, à gauche, et le jour où ils se sont fiancés en 1984. Ils se sont mariés en 1985. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Le sénateur Loffreda avec ses enfants David et Sophia. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Champion du sport communautaire, le sénateur Loffreda a été président du Club de soccer élite Montréal Concordia (CSEMC), où il a joué un rôle déterminant dans le développement du soccer élite chez les jeunes à Montréal, pour les catégories U14 à U18, tant chez les garçons que chez les filles. Sous sa direction, le club a mis sur pied la première équipe féminine AAA élite à Montréal. Le club a ensuite remporté de nombreux championnats provinciaux et trophées nationaux durant sa présidence. On le voit ici en 2010, en tant que président du club, aux côtés d’une équipe masculine U18 qui a remporté la Coupe Québec-Ontario. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

Il est connu pour son travail dans le secteur bancaire, la philanthropie et le soccer communautaire, mais vous ignorez peut-être que le sénateur Loffreda est également un excellent bassiste. On le voit ici en train de jouer de la basse en 1982. (Crédit photo : Bureau du sénateur Tony Loffreda)

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